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Bigwhy? Finest?

Fanzine Enthousiaste & Curieux

Articles avec #internet catégorie

Salomé (6)

Publié le 31 Juillet 2017 par bigwhy dans art, salomé, erotisme, femme fatale, histoire, internet

(Barry Moser)

(Barry Moser)

La femme orientale continue de séduire, d’attirer le désir masculin, mais désormais, elle fait peur. La Salomé de la fin du XIXe siècle incarne la « femme naturelle, c’est-à-dire abominable » qu’évoque Baudelaire dans Les Fleurs du Mal. Elle va concentrer toutes les angoisses des créateurs de cette période, hantés par la maladie, la folie ou la mort, qu’ils associent volontiers au sexe dit « faible », reprenant à leur compte le discours médical contemporain sur les causes de la syphilis et de l’hystérie. Dès lors, chacun des artistes de cette fin de siècle interprète le récit biblique à sa guise et selon ses fantasmes, qu’il s'agisse de l’angoisse de la castration et de la peur des femmes ou de leurs corollaires pervers comme le sado-masochisme, la nécrophilie, le fétichisme, l’érotomanie ou l’homosexualité.

(Barry Moser)
(Barry Moser)

(Barry Moser)

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Salomé (4)

Publié le 29 Juillet 2017 par bigwhy dans art, salomé, erotisme, femme fatale, histoire, internet

(Gustave Moreau 1890/1898)

(Gustave Moreau 1890/1898)

Le charme fatal de la princesse juive inspire aussi bien les écrivains que les musiciens et les peintres. Gustave Flaubert s’engouffre dans ce mythe en 1877 avec le troisième de ses contes : Hérodias. En 1881, Massenet s’inspire de ce récit pour écrire son opéra Hérodiade. Dans les Salons parisiens, le thème de Salomé devient académique puisque chaque année il se trouve exploré dans cinq ou six tableaux. Les toiles les plus célèbres sont celle de Regnault qui au Salon de 1870 fut à l’origine d’un véritable scandale, mais surtout celles de Gustave Moreau, dont la fameuse Apparition (1876) fascinera Huysmans. Oscar Wilde en fait l’héroïne de la pièce de théâtre qu’il compose en français en 1893. Quant à Jules Laforgue, il invente dans ses Moralités légendaires (1886) un petit récit parodique qui se moque de l’image idéale construite par ses contemporains symbolistes et décadents.

En lien, la bio de Gustave Moreau & le site de son musée à Paris.

(Gustave Moreau 1890/1898)
(Gustave Moreau 1890/1898)
(Gustave Moreau 1890/1898)
(Gustave Moreau 1890/1898)
(Gustave Moreau 1890/1898)

(Gustave Moreau 1890/1898)

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Salomé (3)

Publié le 28 Juillet 2017 par bigwhy dans art, salomé, erotisme, femme fatale, histoire, internet

(Aubrey Beardsley 1894)

(Aubrey Beardsley 1894)

Les auteurs romantiques enrichiront le mythe, au XIXème siècle, de l'amour de Salomé pour Jean-Baptiste et du scandaleux baiser à la tête coupée. Oscar Wilde inventera ensuite l'expression de la Danse des sept voiles.

L'illustration jointe fait partie des gravures de Aubrey Beardsley de l'édition originale du Salomé d'Oscar Wilde.

(Aubrey Beardsley 1894)
(Aubrey Beardsley 1894)

(Aubrey Beardsley 1894)

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Yes Mistress (10)

Publié le 26 Juillet 2017 par bigwhy dans erotisme, fetish, pin up, mistress, internet

Yes Mistress (10)

Prière de gratitude du soumis à la Femme Dominatrice (seconde partie) mises en images par les maitresses "pneumatiques" de Mike James (azimuth design)

Un jour pourtant, Elle te congédia. Non pas qu’Elle fût mécontente, non pas qu’Elle fût lassée, mais le temps était venu pour toi de trouver la Dame de ta vie, Celle qui ferait de toi un esclave à demeure.

Cette Femme généreuse t’éleva. Elle te porta en son sein telle une Mère. Une fois de plus, une fois encore, tu pus mesurer l’indéfinissable noblesse de la Femme. La munificence de Son sacrifice, Elle engendre, Elle modèle et offre à d’autres le fruit de Son labeur. Le cœur lourd, plein d’incompréhension, tu pleuras lorsque Son huis se ferma dans ton dos. Les larmes mirent longtemps à se tarir. Tes joues ne séchèrent pas avant des années. Qu’est-ce qu’un esclave sans appartenance, qu’est-ce qu’un esclave sans Maîtresse ? Une loque, une épave, un moins que rien, il n’est plus homme, il n’est plus assez faible pour se défendre dans la jungle de l’imbécilité machiste, il ne connaît plus que la douceur d’appartenir et de servir. Tu erras l’esclave, tu dépéris, l’esclave. Tu ne savais plus à quelle Sainte te vouer. Tu vendais ton âme pour des riens, dans des rencontres importunes. Tu passas des annonces dans les journaux spécialisés, tu courus sur les vagues de l’Internet. Tu t’inscrivis sur des sites nauséabonds.

Au fur et à mesure, tu te redressas. Le temps efface toutes les peines. Tu pris conscience du legs de la Dame. Tu ne pleuras plus, tu bénis Son nom, la remercia de tout ton cœur pour cette éducation sans pareille. Ta capacité à t’assumer pour être digne de servir revint. Ta dignité naît de ta condition. Madame t’honora du titre d’esclave, tu te dois à cette éducation. Ta fierté est d’être esclave, un mâle prêt au service, à l’obéissance. L’Internet fut dompté, tu trouvas enfin des sites de rencontres et de dialogues convenables. L’esclave en toi parlait à nouveau. La solitude règne encore dans ta vie, mais déjà, ton attitude positive te permet d’envisager d’autres perspectives. Là preuve, Je t’écris ces quelques mots. Je prends la plume pour t’annoncer la grande nouvelle. Le temps est venu pour toi de réapprendre à dire : « merci, Madame.» Le temps est venu de rompre à nouveau devant les désirs d’une Dame et de t’oublier en Elle.

Je suis là. J’arrive. Écoute-Moi, entends-Moi…

La Dame est une prière et tu es Son servant. Par tes gestes, ta dévotion, par tes silences, tes renoncements, tu La sublimes et tu exauces Sa volonté. La ferveur de ta servilité, de ton obéissance sont les étoiles de Son firmament. Elle te domestique afin qu’il y ait en toi une once d’humanité. Tu en as fini avec la sauvagerie. Ta part d’homme n’est plus, tu es esclave, tu es mâle, tu intériorises les besoins de la Dame comme étant les tiens et tu renais dans la beauté et la conscience du devoir. Le monde, Son monde est empreint d’une ineffable musique. Cette mélopée t’enveloppe d’une suavité jusque-là inconnue. La Dame te tend Sa main, tu la baises avec passion. Elle te présente Son pied, tu Le lèches tendrement. Elle t’ordonne de La servir, tu t’exécutes avec célérité. La Dame te fouette pour te garder vif et joyeux, tu La remercies avec empressement. Elle te sodomise pour Son plaisir, ton plaisir est immense.

Le bonheur est dans l’appartenance, tu le sais. L’effroyable temps de ta solitude, l’incommensurable abandon d’être sans une Déesse à adorer, t’a fait prendre conscience de la nécessité d’un collier autour de ton cou. Plus jamais sans une laisse, voilà ton credo, ta quête, plus jamais sans une Maîtresse pour te guider, toi petit esclave, sur le chemin de la rédemption de l’homme dans la servitude. Elle pourra tout demander, tu lui donneras tout, non pas par annihilation de toi, mais bien parce qu’à partir de Sa prise de possession, tu n’es plus toi, tu es une part d’Elle. Et comment pourrais-tu refuser quoi que ce fût à Celle dont tu émanes ?

Que sera-t-il de toi ? Ce qu’Elle voudra que tu sois ! Un esclave, oui ! Un mâle reproducteur ou de plaisir, oui ! Un chien, un animal quelconque, oui ! Un meuble, une chaise, un reposoir, une part de son mobilier, oui ! Tu seras dans l’inventaire de Ses possessions, un objet surnuméraire, cependant utile. Le temps n’a plus d’importance, tu n’es plus régi par la montre mais par la volonté de la Maîtresse. En appartenance, il n’ y a de place que pour Ses exigences. Tu as tant de temps pour remplir ta tâche, tant de temps pour satisfaire à Son ordre, et pas une seconde de ce temps ne t’appartient. La durée provient de la Maîtresse, tu es la petite aiguille de Son horloge. Il te faut agir vite, mais jamais dans la précipitation. Il te faut agir, précautionneusement, mais jamais trop lentement. Le rythme de Sa musique doit être en toi, comme Son esprit est en toi. L’unisson ne naîtra qu’au prix de ton écoute totale, de ta totale soumission à Ses improvisations de vie. Il te faudra être d’une constante attention qu’Elle n’est qu’un geste à faire pour être satisfaite. Elle claquera des doigts et suivant le code, tu accourras, te prosternera, te coucheras, te lèveras, feras le beau, etc. Elle clignera de l’œil et suivant ce qui fut décidé, tu obéiras dans le millième de seconde.

Tu ne mangeras plus qu’à l’aube de son appétit. Elle te nourrira dans une gamelle, avec des aliments jetés au sol, dans sa main, directement dans la bouche après avoir pré-mâché la pitance que Sa magnanimité t’abandonne. Tu boiras Son champagne ou tout liquide qu’Elle te voudra voir ingurgiter. Ta vie lui appartiendra et tu seras heureux de cet abandon.

Si tu crois en ces mots, si tu veux que ces mots soient vie, viens à Moi. Récite la phrase suprême. « La Femme est une prière et je suis Son servant.» tu dois répéter, cette vérité, en faire une incantation. La Femme est une prière et je suis Son servant.

Viens esclave, entre dans Mon monde. Je te bâillonne ! Je t’aveugle ! Je t’assourdis ! A Ma merci tu es esclave.

Viens esclave, entre dans Mon monde. Je t’éprouve ! Je te flagelle ! Je t’insulte ! Sous Mon joug tu es esclave.

Et tu renais esclave, dans Mon monde. J’incarne la prière ! J’invite à l’admiration ! Je chante en ton oreille ! Mien, tu es esclave.

Et tu revis esclave, dans Mon monde. Je t’asservis ! J’exige ! Je règne ! En Mon appartenance, tu es esclave.

Et tu pleures de joie esclave, tu implores la chaîne esclave, tu quémandes l’autorité esclave, tu supplies de subir le supplice esclave, tu n’es plus rien en dehors de Moi et tu rayonnes, esclave.

Alors, dans l’immensité de cette nouvelle harmonie intérieure, tu lances l’invocation au ciel :

La Femme est une prière et je suis Son servant.

Yes Mistress (10)
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Yes Mistress (8)

Publié le 21 Juillet 2017 par bigwhy dans erotisme, fetish, pin up, mistress, art, internet

Yes Mistress (8)

Une Prière de gratitude du soumis à la Femme Dominatrice, illustrée par les terribles créatures de Gernot, artiste allemand (lien ci-joint)

Si tu ne considères pas la Femme comme une jolie utilité. Si quand tu regardes Son corps, il ne t’évoque pas le repos du guerrier. Si en voyant Ses seins il ne te vient pas l’idée de les pétrir comme pâte à pain. Si Son sexe n’est pas con, mais temple de vie, de plaisir, de dévotion. Si tu considères Son esprit à l’égal de celui des hommes et Son courage souvent supérieur au leur. Si pour toi la Femme est intelligente, courageuse, sublime et dans cet ordre uniquement, alors approche.

Si tu vois dans la Femme, l’émotion, le goût du beau, l’intense création. Si tu sais que Sa magnanimité pondère Ses jugements. Si tu peux lire dans Ses yeux l’honneur de Son sexe, né de la générosité de Son cœur. Si tu comprends la vérité de Sa colère par Sa patience mise à bout. Si tu connais Son dévouement à apaiser toutes les peines. Si tu entends Sa ferveur à offrir l’harmonie. Si pour toi la Femme est amour, dévouement, générosité et dans cet ordre uniquement, alors approche.

Baisse les yeux, viens vers Moi et écoute.

Tu le sais, tu es né de la Femme

Tu le sais, la Femme est ta quintessence

Tu le sais, la Femme te régénère

Si tu conçois la Femme comme Déesse, tu es prêt

Si tu considères la Femme comme unique créatrice, tu es prêt

Si tu acceptes l’autorité de la Femme comme un bien nécessaire, tu es prêt

Si tu estimes le désir de la Femme au-delà du tien, tu es prêt

Si tu entends la parole sacrée dans les mots de la Femme, tu es prêt

Si tu ne désires vivre que sous la loi de la Femme, tu es prêt

Si tu prends les injonctions de la Femme pour un vœu à réaliser, tu es prêt

Si tu peux obéir sans limite à la Femme, tu es prêt

Si tu peux servir la Femme sans répit, tu es prêt

Si tu dédies ta vie au bonheur de la Femme, tu es prêt

Si tu abandonnes ton âme pour l’âme de la Femme, tu es prêt

Si tu te nourris de la Femme, tu es prêt

Si tu t’abreuves de la Femme, tu es prêt

Si tes pensées naissent de la Femme, tu es prêt

Si tout ces mots ne sont pour toi que fadaises, va, pars, fuis, l’indifférence de la Femme est ton oubli.

Si par contre, ces mots sont pour toi la vérité des cœurs en offrandes, pose un genou à terre, lève les yeux vers Moi et entend le bonheur qui s’annonce…

…Dans le tréfonds de ton âme depuis le premier jour, tu ressentais ce vide. Longtemps, tu cherchas le pourquoi, le comment, les causes réelles de cette souffrance indicible. Un jour la lumière fut. Dès lors, ta quête fut inlassable. Tu connus des moments de grâce. Tu pus vénérer et adorer, mais ces instants furent fugaces. Enfin, Elle parut.

Dans Sa mansuétude, Elle t’éduqua, Elle t’apprit le comportement adéquat qu’un mâle doit t’avoir en présence d’une Dame. Comme toutes Celles de Son sexe, Elle fut généreuse, ne comptant pas Ses heures à t’offrir l’opportunité de grandir, de t’améliorer.

Aujourd’hui encore, tu lui sais gré de toute cette énergie qu’Elle déploya pour faire de toi, autre chose qu’un homme. Bien sûr, tu rampais. Mais qu’est-ce ramper quand ramper c’est évoluer ? Bien sûr, tu obéissais. Mais qu’est-ce qu’obéir quand obéir veut dire rédemption ? Bien sûr, tu servais. Mais qu’est-ce que servir quand servir permet d’anoblir ? Bien sûr, tu t’avilissais. Mais qu’est-ce s’avilir quand s’avilir te rend unique ? Alors, d’homme, d’imparfait, d’improbable, tu te métamorphosas, sous Son égide, en un esclave accompli. Plus rien n’existait qu’Elle.

Tu fis le deuil des autres, le deuil de toi-même. Ta respiration venait de Sa respiration. Ses pensées étaient les tiennes, Elle ensoleillait ton existence, Elle éclairait tes nuits, Elle te restituait ton âme, réparée, transcendée, parfaitement subtile, parce que simplement en harmonie, avec la Féminité.

Esclave, tu respirais, esclave, tu vivais, et pour la première fois, ta vie avait un sens.

Yes Mistress (8)
Yes Mistress (8)
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Focus sur un artiste: Dante Orpilla

Publié le 11 Juillet 2017 par bigwhy dans art, erotisme, USA, internet

Focus sur un artiste: Dante Orpilla

Découvert très récemment sur la toile, Dante Orpilla est à la base un street artiste de Los Angeles d'origine Hispanique, mais moi ce que je préfère ce sont ces croquis érotiques d'une fulgurance & d'une expressivité exceptionnelle.....Fuck!

Focus sur un artiste: Dante Orpilla
Focus sur un artiste: Dante Orpilla
Focus sur un artiste: Dante Orpilla
Focus sur un artiste: Dante Orpilla
Focus sur un artiste: Dante Orpilla
Focus sur un artiste: Dante Orpilla
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Bookcrossing: MOHA M'AIME de Alina Reyes

Publié le 4 Juillet 2017 par bigwhy dans livre, maroc, internet

Bookcrossing: MOHA M'AIME de Alina Reyes

J'ai une affection particulière pour ce petit livre, premièrement parce que j'aime son auteur, mais surtout parce que j'ai séjourné presque 6 mois dans la maison ou il a été conçu & écrit: La "barraka" à Essaouira. Comme pour l'auteur, le Maroc & ses habitants m'ont enchanté & psychiquement remis sur pieds, désormais il n'y à pas un jour ou je n'y repense pas avec nostalgie....

Récit poétique, méditatif, d’un voyage et d’un séjour dans le Sud marocain, plein de rencontres et d’amitiés simples, de douceur et de lumière, d’abandon à un autre temps, celui de l’Esprit qui franchit toute frontière. Un petit livre dont l’auteur eut le bonheur d’apprendre un jour par courrier que « tout le monde l’a lu à Kolomina, même les femmes illettrées. »

A travers cette traversée du Maroc,la narratrice nous invite à sa réflexion quant à notre mode de vie occidental,réglé comme du papier musique,au timing serré,à notre course après l'argent...Mais aussi au regard que "nous" portons sur les étrangers.
Car dans ces petits villages,on se contente de tellement peu et on semble s'en satisfaire...Un rayon de soleil,du poisson,des amis,de la solidarité...

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Focus sur un artiste: Eric Keller

Publié le 9 Juin 2017 par bigwhy dans art, photo, erotisme, france, internet, facebook

Focus sur un artiste: Eric Keller

Mystère & sensualité en sépia, pour un photographe: Eric Keller qui cite Gustave Moreau & Dead Can Dance comme références, soit une esthétique sans aucune faute de gout: tout simplement magique.....

On me demande parfois pourquoi je me plais à répéter depuis des années, et sans me lasser, ce genre de photographies. Il y a toujours plusieurs façons d’expliquer les choses. Adolescent, je dessinais beaucoup. A la plume trempée d’encre de Chine, je couvrais le papier de formes, d’arabesques et de hachures dont émergeaient des corps, des chevelures.

Un jour, en feuilletant une encyclopédie, j’ai été arrêté par la reproduction d’un tableau : sous mes yeux, dans le décor à peine esquissé d’un palais oriental, évoluait une gracieuse reine, ou une prêtresse. Sur son corps pâle, presque nu, mais paré de lourds bijoux, le peintre avait fait courir un délicat entrelacs de signes et de symboles. L’attitude hiératique de la danseuse en faisait une idole sacrée. Il s’agissait d’une Salomé de Gustave Moreau. Cette scène peinte synthétisait en une seule image une représentation du corps féminin tel que je le cherchais dans mes dessins et des éléments de mon environnement. Dans les voûtes et les colonnes aux allures byzantines, je retrouvais les perspectives aperçues dans certaines usines de ma ville natale, ainsi que leurs couleurs de rouille et d’oxydes, de l’ocre-rouge au noir. Huysmans, dans A rebours décrit bien mieux que moi le pouvoir envoûtant des différentes versions de ce tableau (qui se mélangent dans ma mémoire). J’y trouvais pour ma part une correspondance évidente avec mes préoccupations, comme plus tard dans la poésie de Baudelaire, puis dans les mélopées de Lisa Gerrard.......

Il me semble que l’atmosphère sombre de mes images n’est que le reflet du trouble que je ressens devant la beauté et l’impossibilité de la saisir dans sa totalité. L’échec inévitable de sa possession. Au cours de la séance, le buste rehaussé de colliers et les poignets cerclés de bracelets, le modèle est transfiguré et devient une pythie, un succube, une amazone, Judith, Lucrèce. Chacune me prête sa grâce. Unique pour chacune. Je ressuscite la chamane défunte et elle évolue devant moi, reprend ses poses stylisées, ses gestes codés et sa danse incantatoire. Elle me fixe à travers le temps, de ses yeux transparents. Son corps dénudé est une arme blanche. Comme une lame débarrassée de son fourreau il est éblouissant, fascinant, dangereusement beau. Je suis le témoin de cette réincarnation et je tente d’en saisir les manifestations, à la façon d’un spirite qui aurait invoqué un spectre.

Focus sur un artiste: Eric Keller
Focus sur un artiste: Eric Keller
Focus sur un artiste: Eric Keller
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Focus sur un artiste: Alexander Archipenko

Publié le 1 Juin 2017 par bigwhy dans art, sculpture, cubisme, russie, USA, internet

Focus sur un artiste: Alexander Archipenko

Alexander Porfyrovych Archipenko est un sculpteur américain d'origine ukrainienne, né à Kiev le 30 mai 1887 et mort à New York le 25 février 1964.

Fils d'ingénieur, Alexander Archipenko a lui aussi étudié les mathématiques. L'artiste est d'ailleurs passionné par les relations entre art et science. Il se forme à la peinture et à la sculpture à Kiev et à Moscou de 1902 à 1906. Cette période lui a permis de se passionner pour les icônes byzantines, les fresques et les mosaïques de Kiev. Après un séjour à Moscou, il s'installe à Paris en 1908 où il entre en contact avec les courants d'avant-garde, en particulier le groupe des cubistes. Il est installé à La Ruche, 2, passage de Dantzig, un ancien pavillon des vins de l'Exposition universelle de 1889 aménagé en ateliers d'artistes. Il travaille en solitaire, préférant aller au musée du Louvre pour étudier la sculpture archaïque grecque plutôt que de se rendre aux Beaux-Arts dont il dédaigne l'enseignement académique. Un reproche que l'artiste a déjà adressé à ses professeurs de l'école d'art de Kiev qui ont fini par le renvoyer. Influencé par Rodin jusqu'à ses travaux présentés à Moscou en 1906, il s'affirme dès ses travaux parisiens à 24 ans comme l'un des chefs de file de la sculpture d'avant-garde.

Pour Archipenko, « il est difficile de classer l'œuvre d'un artiste en périodes ». Il ajoute : « Je n'ai jamais appartenu à des écoles : j'ai été renvoyé des écoles. J'ai fait des recherches, j'ai inventé et expérimenté, ensuite on m' a imité... Pour chaque artiste, l'art est un courant créateur ascendant vers la découverte individuelle de la vérité dans les formes de la nature et les périodes ne constituent que des cases dans l'esprit des critiques. »

La problématique soulevée par la sculpture selon Archipenko, est le volume et la liaison des masses entre elles. Il est en cela encore plus extrémiste que les sculpteurs modernes tels Brancusi ou Duchamp-Villon qui sont membres comme lui du groupe de la Section d'or. Son enjeu principal est celui du vide qui a la force de l'objet absent et crée par là-même le volume. La simplification, l'évidemment des volumes tout en maintenant l'aspect figuratif sont les principes de sa sculpture. Son art caractérisé par une grande rigueur mathématique laisse une place prépondérante au corps féminin. Il aime rappeler l'omniprésence des idoles de pierre des anciens Slaves dans son enfance.

Picasso avait élaboré les premières règles de cette grammaire sculpturale : polychromie, intégration des matériaux les plus divers, utilisation rythmique des plans, apparitions de formes en claire-voie. Comme la peinture, la sculpture cubiste se préoccupe principalement des relations entre les objets et l'espace, des volumes et des vides qui les séparent ou dans lesquels ils s'insèrent. L'influence du futurisme italien, surtout par le biais de Boccioni qu'Archipenko a rencontré en 1912, a entraîné à la formation de formes dynamiques. Archipenko a plus spécialement exploré la dialectique des formes concaves et convexes.

Il a développé un style personnel avec des masses corporelles simplifiées d'une façon stéréométrique, des figures dressées dans l'espace, des formes en biseau, des angles aigus, des fractures cristallines issues de l'inventaire formel du cubisme et s'inspire aussi du maniérisme.

Excepté Boccioni, aucun sculpteur n'a posé autant que lui comme un absolu l'analyse de l'espace, le problème central de cette décennie. Aucun artiste a poussé l'interaction entre volume et vide d'une façon aussi personnelle vers des domaines expressifs et lyriques, dynamiques et statuaires. Il a réussi union entre rigueur formelle et attrait ludique. Il a unifié en une forme les quatre insaisissables : l'espace, la transparence, la lumière et le reflet avec comme conséquence une sculpture moderne avec une forme concave.

Focus sur un artiste: Alexander Archipenko
Focus sur un artiste: Alexander Archipenko
Focus sur un artiste: Alexander Archipenko
Focus sur un artiste: Alexander Archipenko
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One track a day: HIGHER STATE OF CONSCIOUSNESS By Josh Wink

Publié le 16 Mai 2017 par bigwhy dans musique, video, techno, acid, USA, internet

One track a day: HIGHER STATE OF CONSCIOUSNESS By Josh Wink

Acid! certains trouveront que ce titre n'a pas grand chose à voir avec ceux habituellement exposés ici, je leurs répondrais que moi aussi, j'ai eu ma période "rave-teuf teuf" et ce track était une vraie tuerie sur le dancefloor. Les filtres "cut of/ resonance"qui s'arrètent pas de monter, monter, monter...

Pousse la bass mon kopain Kibutz (Sourire béat!)

One track a day: HIGHER STATE OF CONSCIOUSNESS By Josh Wink
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