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Bigwhy? Finest?

Enthousiaste & Curieux

LES PRODUCTEURS/ Antoine Bello

Publié le 17 Novembre 2017 par bigwhy dans livre, polar, science fiction, fantastique, 2015

LES PRODUCTEURS/ Antoine Bello

Bienvenue en Uchronie!

Les Falsificateurs et Les Éclaireurs (les 2 premiers tomes de la "saga") racontent l'ascension d'un jeune Islandais au sein d'une organisation secrète internationale, le CFR, qui falsifie la réalité et réécrit l'histoire. Le troisième tome, Les Producteurs, est sorti en mars 2015. les 3 livres peuvent etre lu séparément (mais bon, les lire, dans l'ordre, aide bien!)

Tome 3: Les Producteurs (2015)

La bonne nouvelle de l’année en littérature est sans doute la parution d’un troisième opus pour Sliv Dartunghuver, le brillant agent du Consortium de Falsification du Réel. Surtout qu’on ne l’attendait pas cette suite, qui arrive donc comme un cadeau.

Sliv a maintenant la quarantaine, toujours efficace dans son boulot, toujours célibataire. Il a grimpé peu à peu les échelons, monté des dizaines de dossiers pour falsifier des faits, voire des événements historiques afin de… ah, mais mieux vaut ne pas dire pourquoi car enfin, le but du CFR est ultra-secret, peu de personne sont dans la confidence.

… et ce troisième tome pour savoir comment Sarah Palin est devenue la colistière de John McCain et par voie de conséquence comment Obama a gagné la présidentielle de 2008. Et comment le H1N1 a été déclenché pour faire gagner un maximum aux laboratoires pharmaceutiques. Et Sliv de constater que l’avènement d’Internet facilite considérablement son travail de falsificateur. Mais surtout, le noeud de l’intrigue dans Les producteurs vous entrainera dans une manipulation plus vraie que nature autour de la découverte d’une épave maya du IXe siècle.

C’est la formidable idée de Lena, collègue de Sliv, avec qui les relations n’ont pas toujours été faciles. Mais Sliv suit le génial dossier qui consiste à inventer une civilisation pré-colombienne. Et le CFR d’inventer des artefacts, de falsifier les sources, et de chercher celui qui sera le découvreur de l’épave contenant un très ancien codex. S’il vaut mieux ne pas trop en dire, sachez que ce personnage, Nick, sera celui qui manipulera les médias du monde entier selon une recette simple : il leur dira ce qu’ils ont envie d’entendre.......

La fiction comme laboratoire de vie… Une vie tissée de fictions, de souvenirs altérés devenus points d’ancrage. Chacun manipule sa vie pour la rendre présentable, supportable (ou insupportable, c’est selon) ; d’autres vont plus loin en manipulant les faits, s’il en est, mais jamais au-delà de ce que le vraisemblable peut supporter. Tout se joue entre l’imagination et l’horizon d’attente de celui qui lit, entend et interprète. Qu’est-on prêt à croire ?

Les Producteurs met à plat les mécanismes de la fiction sur le mode ludique du roman d’espionnage. C’est une fiction sur la fiction, toutes les fictions, qu’elles soient littéraires, feuilletonesques ou journalistiques.

Quand vous voyez un chasseur de trésors ouvrir un coffre, vous admettez inconsciemment que le contenu du coffre est un trésor.

Rien ne résiste à la littérature !

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LES ECLAIREURS/ Antoine Bello

Publié le 16 Novembre 2017 par bigwhy dans livre, polar, science fiction, fantastique, 2009

LES ECLAIREURS/ Antoine Bello

Bienvenue en Uchronie!

Les Falsificateurs et Les Éclaireurs (les 2 premiers tomes de la "saga") racontent l'ascension d'un jeune Islandais au sein d'une organisation secrète internationale, le CFR, qui falsifie la réalité et réécrit l'histoire. Le troisième tome, Les Producteurs, est sorti en mars 2015. les 3 livres peuvent etre lu séparément (mais bon, les lire, dans l'ordre, aide bien!)

Tome 2: les Eclaireurs (2009)

Deux ans après Les Falsificateurs, Antoine Bello nous embarque de nouveau au cœur du Consortium de falsification du réel (CFR), organisme chargé d'inventer des chapitres de l'histoire passée ou en cours et de fabriquer de fausses ­preuves pour les étayer. On retrouve son héros, l'Islandais Sliv, brillant élément de l'organisation, passé maître dans l'art d'écrire des scénarios, dix ans après son embauche au CFR : nous sommes en 2001. Plus que jamais au centre de l'Histoire, Sliv et ses collègues sont maintenant confrontés aux attentats du 11 Septembre et se retrouvent témoins, et en partie acteurs, de la nouvelle donne géopolitique et des conflits mondiaux qui vont en découler. Toujours virtuose, maniant avec dextérité et érudition les faits historiques, Bello jongle avec ses multiples personnages, plongés au cœur de la politique américaine. Mais la proximité des événements rend le roman plus grinçant, plus effrayant que ne l'était le premier. Le CFR est battu sur son propre ­terrain. Mêlé au récit, l'épisode de la fabrication des fausses preuves des armes de destruction massive irakiennes par le gouvernement de Bush constitue une glaçante mise en abyme : qui est le plus menteur ?

Falsificateur zélé, Sliv reste malgré tout tenaillé par cette question, et nous avec lui : quelle est la finalité du CFR ? A qui, à quoi sert son travail ? La résolution de l'énigme viendra sous la forme d'un joli pied de nez et d'un éloge à l'imagination et au mystère, qui pourrait bien s'apparenter, tout simplement, à un hommage à la littérature et à l'art de raconter des his­toires pour embrasser le monde. Le falsificateur Sliv ne se satisfera plus des mensonges : « La vérité n'est qu'un scénario parmi d'autres, celui que les hommes justes et exigeants reconnaissent à coup sûr quand ils le rencontrent, mais qu'une minorité n'a aucun scrupule à écarter pour lui substituer une autre histoire de sa fabrication. » Les Eclaireurs, livre politique ? Ce n'est pas un hasard si la clé se trouve au siècle des Lumières, chez les Encyclopédistes, « éclaireurs » de leur temps.

Restait à trouver un ressort dramatique de nature à soutenir ce deuxième tome. L'idée d'écrire sur les armes de destruction massive s'est rapidement imposée. Plus je me documentais sur le sujet, et plus il m'apparaissait comme la falsification du siècle. J'évacue dans Les Éclaireurs ma frustration contre la démocratie américaine, qui donne des leçons au monde entier et n'est même pas fichue d'organiser des élections en règle. D'observateur nonchalant dans Les Falsificateurs, Sliv devient acteur de l'Histoire.

« La vérité n'existe pas. »

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LES FALSIFICATEURS/ Antoine Bello

Publié le 15 Novembre 2017 par bigwhy dans livre, polar, espionnage, fantastique, 2007

LES FALSIFICATEURS/ Antoine Bello

Bienvenue en Uchronie!

Les Falsificateurs et Les Éclaireurs (les 2 premiers tomes de la "saga") racontent l'ascension d'un jeune Islandais au sein d'une organisation secrète internationale, le CFR, qui falsifie la réalité et réécrit l'histoire. Le troisième tome, Les Producteurs, est sorti en mars 2015. les 3 livres peuvent etre lu séparément (mais bon, les lire, dans l'ordre, aide bien!)

Tome 1: Les Falsificateurs (2007)

C'est l'histoire d'une organisation secrète internationale, le CFR (Consortium de Falsification du réel) qui falsifie la réalité mais dont personne ne connaît les motivations. C'est l'histoire de quelques unes des plus grandes supercheries de notre époque : de Laïka, la première chienne dans l'espace, qui n'a jamais existé, de Christophe Colomb qui n'a pas découvert l'Amérique, des fausses archives de la Stasi. C'est l'histoire d'un jeune homme, embauché par le CFR, qui veut comprendre pourquoi et pour qui il travaille. C'est l'histoire d'une bande d'amis qui veulent réussir leur vie, sans trop savoir ce que cela veut dire. C'est, d'une certaine façon, l'histoire de notre siècle.

L'idée des Falsificateurs a germé dans mon esprit en 1989 au moment de l'affaire des charniers de Timisoara. Le monde entier s'était fait piéger par ces prétendues fosses communes dans lesquelles auraient été enterrées les victimes du dictateur roumain Ceaucescu. Ce qui m'a le plus surpris dans cette histoire, c'est que la révélation de la supercherie a fait bien moins de bruit que la supercherie elle-même !

On a dit des Falsificateurs que c'était un récit d'anticipation, une réflexion sur le pouvoir des médias. Pour moi, il s'agit avant tout d'un roman initiatique. Sliv, le personnage principal, cherche un sens à sa vie professionnelle. Il a envie de faire le bien, sans trop savoir ce que ce mot veut dire. Citoyen du monde, à l'aise partout, il est curieux et doté d'un humour à froid qui le rendent profondément attachant.

Étourdissant !

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MIRKA LUGOSI

Publié le 14 Novembre 2017 par bigwhy dans art, erotisme, fetish

MIRKA LUGOSI

Née à proximité du château de Dracula, Mirka Lugosi doit au personnage « mythique » toute la périphérie fantasmatique de son imaginaire. Prêtresse sulfureuse underground des années 80, elle fut une figure incontournable de la scène fétichiste et membre du groupe expérimental noisy « le Syndicat ». Elle publia pour de nombreux magazines avec le photographe Gilles Berquet dont elle est le modèle, la muse et la compagne. « Peintre d’images » comme elle aime se désigner, elle pratique la gouache, les encres sur photographies, les vidéogrammes et l’illustration mais ses dessins restent la partie majeure de son œuvre. L’artiste cultive un trait précis qui demande des jours de travail: êtres humains, animaux, objets y fusionnent dans un univers surréaliste où l’érotisme prend un sens particulier. La vie y est vouée à la mort selon une perspective néo-gothique et tout rêve contient en lui-même sa propre fin.

Chez la créatrice il existe des religieuses aux pensées de maïs. Elles égrainent leurs fantasmes dans la chaleur du tourment et l’immobilité du supplice. Dès les messes basses d’un petit matin de stupre elles ne souffrent pas du péché de la chair. Pour elles ce n’est là qu’une pieuse fadaise. Elles en font leur quatre heures, leurs cinq à sept, leurs vêpres et se donnent du plaisir en solo, en duo comme avec un banquier fripé, un hoplite voire un marabout (si son œil chavire au doux). Et qu’importe leurs religions. (article : la libertine masquée de jp gavart perret paru sur le site boom! bang!)

Attention! à ne pas mettre entre toutes les mains!

MIRKA LUGOSI
MIRKA LUGOSI
MIRKA LUGOSI
MIRKA LUGOSI
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MASQUES ET BANDEAUX (9)

Publié le 13 Novembre 2017 par bigwhy dans fetish, erotisme, pin up, Masques & Bandeaux

MASQUES ET BANDEAUX (9)

A Rome les bacchanales duraient 3 à 5 jours & se caractérisaient par une exaltation mystique & sensuelle poussée à son + haut degré, également la débauche dans l’ivresse ou les obscenités attachées au culte de Dyonisos, sont des manifestations régressives marquant le retour au chaos original.

MASQUES ET BANDEAUX (9)

L’origine du carnaval (chrétien) répond au meme objectif de désintégration des normes et de l’ordre social. Le carnaval est un temps de liberté absolue, de défoulement & de travestissement, les statuts, roles & pouvoirs s’inversaient, c’était la fete du « monde à l’envers ».

MASQUES ET BANDEAUX (9)
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MASQUES ET BANDEAUX (7)

Publié le 11 Novembre 2017 par bigwhy dans fetish, erotisme, pin up, Masques & Bandeaux

MASQUES ET BANDEAUX (7)

Se déguiser permet d’entrer dans la peau d’un personnage qui diffère de qui l’on est dans la vie de tous les jours. Le costume nous emmène dans une autre dimension autant pour celui qui le porte que pour celui qui le voit. Le couple laisse alors parler librement son imagination et tout scénario peut être envisagé.

MASQUES ET BANDEAUX (7)

Le costume nous emmène dans une autre dimension autant pour celui qui le porte que pour celui qui le voit. Le couple laisse alors parler librement son imagination et tout scénario peut être envisagé.

MASQUES ET BANDEAUX (7)
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La Loi de Murphy

Publié le 10 Novembre 2017 par bigwhy dans humour

(petit rappel utile, par les temps qui viennent!)

(petit rappel utile, par les temps qui viennent!)

La loi de Murphy est une loi empirique, un adage qui s'énonce de la manière suivante :

« Tout ce qui est susceptible de mal tourner, tournera nécessairement mal »

Selon une variante plus détaillée de la loi,

« S'il existe au moins deux façons de faire quelque chose et qu'au moins l'une de ces façons peut entraîner une catastrophe, il se trouvera forcément quelqu'un quelque part pour emprunter cette voie »

On peut interpréter cette loi de deux manières : l'une, humoristique, est de prendre cette loi à la lettre, et de l'ériger en principe de pessimisme. Vue sous cet angle, la loi de Murphy est le constat, élevé au rang de principe fondamental de l'univers, que « le pire est toujours certain ». Familièrement, cette loi est aussi appelée « loi de l’emmerdement maximum ».

L'autre vision consiste à voir la loi de Murphy comme une règle de conception : on ne considère pas la loi de Murphy comme vraie, mais on conçoit tout système comme si la loi était vraie. En particulier, un équipement doit être à l'épreuve, non seulement des accidents les plus improbables, mais aussi des manœuvres les plus stupides de la part de l'utilisateur. Elle justifie donc les principes de la conception sécuritaire préconisant de planifier et d'éliminer d'emblée les possibilités de mauvaise utilisation, par exemple à l'aide de détrompeurs.

Énoncés

Les énoncés les plus courants :

« Si ce gars a la moindre possibilité de faire une erreur, il la fera»

« Si cela peut mal se passer, cela arrivera»

« S'il y a plus d'une façon de faire quelque chose, et que l'une d'elles conduit à un désastre, alors il y aura quelqu'un pour le faire de cette façon »

Principe

La loi de Murphy a quatre aspects :

l'un est bien évidemment un canular ; la fatalité fait échouer toute expérience, par des moyens tout à fait imprévisibles.
l'autre est de type statistique ; si beaucoup de personnes actionnent un appareil et qu'il existe ne serait-ce qu’« une » façon de se tromper, il existera statistiquement des gens qui feront cette erreur. Et c'est d'eux seuls que le service après-vente entendra parler. Cette seconde forme de la loi est confirmée par l'expérience et a conduit à l'utilisation généralisée de la conception sécuritaire.
le troisième est psychologique ; c'est un problème de corrélation illusoire bien connu en psychologie et en communication, un événement négatif marque plus le sujet qu'un événement positif. Par exemple, si une action échoue, on évoquera la loi de Murphy, mais si elle réussit, personne ne pensera spontanément que la loi de Murphy ne s'est pas appliquée. C'est l'une des raisons pour lesquelles les clichés semblent si souvent vrais.
Le dernier est lié à l’être humain : si une première erreur est faite (et surtout si elle peut avoir de graves conséquences), elle entraine un état de stress qui amène, fréquemment (si l'on n'arrive pas à maîtriser cet état de stress), d'autres erreurs et la situation ira de mal en pis avec le temps et le nombre d'erreurs.

 

La Loi de Murphy
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JEAN DELVILLE

Publié le 9 Novembre 2017 par bigwhy dans art, symbolisme, fantastique

JEAN DELVILLE

Jean Delville était aussi poète, écrivain et théoricien de l’art, élève de Jean-François Portaels, il est d’abord peintre réaliste et expose pour la première fois au cercle L’Essor en 1885. Il publie ses premiers poèmes en 1888 (dans la revue La Wallonie). Il commence sa carrière par des dessins inspirés des opéras de Wagner, Parsifal notamment, en 1890.

Son œuvre est marquée par l’ésotérisme et un certain idéalisme philosophique et s’inscrit clairement dans la mouvance symboliste. Adepte de la Kabbale, disciple de Joséphin Péladan, il expose aux Salons de la Rose-Croix esthétique à partir de 1892.

À cette date il fonde l'association « Pour l'Art » qui rassemble la plupart des symbolistes belges. En 1896 il organise le premier Salon de l'Art idéaliste conçu comme une vitrine des tendances ésotériques et mystiques. Entre 1900 et 1905, il enseigne à la School of Art de Glasgow en Grande-Bretagne où ses œuvres et ses théories se diffusent. En 1924, il est nommé membre de la classe des beaux-arts de l'Académie royale de Belgique. De 1907 à 1937, il enseigne à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles et à l'Académie de Mons. Platonicien convaincu, il manifeste une croyance déterminée dans la fusion du masculin et du féminin à travers l'amour absolu, et conçoit l'Art comme une forme de rédemption religieuse.

JEAN DELVILLE
JEAN DELVILLE
JEAN DELVILLE
JEAN DELVILLE
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DES NOEUDS D'ACIER/ Sandrine Colette

Publié le 8 Novembre 2017 par bigwhy dans livre, polar, 2013

DES NOEUDS D'ACIER/ Sandrine Colette

Théo Béranger sort de prison. Dix-neuf mois de rapports humains violents et âpres, qu’il a passés concentré sur un seul objectif : sa libération.

Son errance le mène au fin fond de la France, dans une région semi-montagneuse couverte d’une forêt noire et dense.

Là, kidnappé par deux frères déments, il va replonger en enfer. Un huis clos implacable, où la tension devient insoutenable.....

Grand prix de la littérature policière 2013

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LA TERRE BLEUE DE NOS SOUVENIRS/ Alaistair Reynolds

Publié le 7 Novembre 2017 par bigwhy dans livre, science fiction, 2015

LA TERRE BLEUE DE NOS SOUVENIRS/ Alaistair Reynolds
Au XXIIème siècle, l’Humanité entre dans une ère d’utopie où l’Inde, la Chine et surtout l’Union africaine (UA) sont les nouveaux leaders. La violence a été éradiquée grâce au Mécanisme qui surveille les implants neuronaux des citoyens ; le climat de la Terre a été réparé à l’aide des innovations africaines et chinoises dans le domaine de la géo-ingénierie ; des transhumains dotés de branchies ont développé les Nations unies aquatiques sous la surface de l’Océan indien ; la colonisation du système solaire est en cours, avec des cités sur la Lune et Mars, des exploitations minières dans la ceinture de Kuiper...
 
Ce roman inaugure la trilogie Les enfants de Poséidon. L’ensemble raconte la conquête de l’espace extra-solaire en suivant sur plusieurs siècles des membres de la famille Akinya, originaire du berceau de l’Humanité au pied du Kilimandjaro.
 
La Terre bleue de nos souvenirs relate les aventures de Sunday et Geoffrey, deux des nombreux petits-enfants de Eunice Akinya, une pionnière de la colonisation du système solaire qui a légué à sa famille un colossal empire techno-industriel. À la mort de la matriarche, Sunday et Geoffrey découvrent qu’elle a laissé derrière elle un secret qui pourrait bouleverser le futur de l’Humanité. L’intrigue est bâtie autour des énigmatiques indices mis en place par Eunice pour ses descendants et des difficultés que rencontrent ceux-ci pour les collecter : compétition avec leurs cousins, gestionnaires sans scrupule de l’empire Akinya, curiosité envahissante de certaines factions politiques transhumanistes...
 
Cependant, il est clair que cette chasse au trésor un peu banale est surtout prétexte à un tour du système solaire tel qu’Alastair Reynolds l’imagine dans ce siècle de colonisation spatiale. Scientifiquement rigoureux et imaginatif, l’écrivain décrit avec un enthousiasme communicatif et une technophilie revendiquée ce à quoi pourrait ressembler la vie sur les planètes voisines de la Terre dans un avenir proche : confort spartiate des premiers colons, ville lunaire construite avec les rebuts des cargos, téléphérique martien, omniprésence de la réalité augmentée, connexion neuronale sur de grandes étendues avec des robots d’exploration, animaux génétiquement modifiés pour s’adapter à des environnements hostiles... sans oublier les conséquences sociales et politiques de ces innovations.
 
Reynolds expose aussi les prémices de schismes au sein de l’Humanité, entre les transhumains aquatiques, ceux qui préfèrent se soumettre au Mécanisme ou encore les adeptes de l’Efflorescence verte qui considèrent que leur devoir est d’ensemencer l’univers. Si ces différents courants n’en sont qu’à leur début, on pressent que, dans la suite de la trilogie, ils pourront suivre des voies aussi divergentes (et stimulantes pour l’imaginaire) que les Ultras, Démarchistes et autres Conjoineurs du Cycle des Inhibiteurs.
 
Loin de tout angélisme, Reynolds montre que la violence reste sous-jacente chez les humains, et certaines de ses inventions éclairent de façon originale cette notion : arènes où se livrent des combats de robots au ralenti, comme un exutoire chorégraphié ; machines darwiniennes qui s’étripent dans une brutale lutte pour la survie dans un désert martien pour faire émerger de nouveaux concepts technologiques, comme si l’évolution de la société ne pouvait se concevoir sans une indispensable part de tuerie.
     
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