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Bigwhy? Finest?

Fanzine Enthousiaste & Curieux

Articles avec #uk catégorie

Focus sur un artiste: John William Waterhouse

Publié le 29 Juin 2017 par bigwhy dans art, UK, legende, histoire

Focus sur un artiste: John William Waterhouse

Un peu de beauté dans ce monde si vil, c'est la tache des peintres symbolistes & Pré-raphaelistes. Parmi ces derniers, nostalgiques d'un age d'or définitivement révolu: John William Waterhouse a su nous transporté dans un monde onirique empreint de raffinement & de douceur.

John William Waterhouse est un peintre britanique, néoclassique et préraphaélite, célèbre pour ses tableaux de femmes inspirés de la mythologie et de la littérature. Il est né le 6 avril 1849 à Rome. Ses parents sont les peintres William et Isabela Waterhouse. John est âgé de cinq ans lorsque la famille déménage à Londres (South Kensington), à proximité du Victoria & Albert Museum. Son père lui enseigne la peinture jusqu'à ce qu'il soit admis à la Royal Academy en 1870, à 21 ans .

Ses premières œuvres sont de facture très classique, dans l'esprit d'Alma-Tadema et de Frederic Leighton. En 1883, à34 ans, il épouse la fille d'un professeur d'art, Esther Kenworthy. Le couple n'aura pas d'enfant. En 1895, Waterhouse est élu membre de la Royal Academy

Il est mort le 10 Février 1917 à l'âge de 68 ans. Son tableau le plus célèbre est "The Lady Of Shalott": une jeune fille qui meurt de chagrin parce que son amour n'est pas payé de retour par Lancelot. Waterhouse composera trois versions différentes de ce thème, en 1888,1896 et 1916.

Focus sur un artiste: John William Waterhouse
Focus sur un artiste: John William Waterhouse
Focus sur un artiste: John William Waterhouse
Focus sur un artiste: John William Waterhouse
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Bookcrossing: FOOTBALL FACTORY de John King

Publié le 8 Juin 2017 par bigwhy dans livre, UK, film, Bande annonce

Bookcrossing: FOOTBALL FACTORY de John King

John King donne à comprendre dans " Football Factory " ces prolétaires maudits que sont les hooligans londoniens. La crudité du verbe résonne puissamment, l'acuité du sens politique est à son comble. 

Il n'aura pas fallu attendre longtemps, juste quelques matchs de championnat d'Europe, pour qu'encore ils défrayent salement la chronique. Les voilà déjà exclus du rang des supporters, les voilà déjà intolérables : les hooligans semblent bien n'avoir qu'un seul visage, celui du nazillon. Autant dire qu'il faut beaucoup de talent pour nous faire entrer dans la tête de Tom Johnson, supporter de l'équipe de Chelsea qui travaille la semaine, en attendant de pouvoir se fritter le samedi. Ce sont notamment ces samedis-là qu'il raconte ici. 
S'il fallait classer Football factory dans un genre, ce serait dans la catégorie du rock punk. À la fois sagace et nerveux, il réalise ce que la musique peut atteindre : le point de fusion entre le rythme et les choses exprimées. Ainsi les très concrètes scènes de baston, pièces maîtresses dans un univers organisé symboliquement plus que réellement autour du football, trouvent leur accord profond avec la cadence électrique qui les exprime : " Millwall est partout à la fois. Ils ont dû nous attendre en masse, plus bas dans la rue. Ils sont déchaînés, ils nous tombent dessus comme des malades, assoiffés de sang, avides de nous tuer à coups de pied, et les briques et les bouteilles ne cessent de nous pleuvoir sur la tronche, mais d'où, on n'en sait foutre rien, à moins que les retraités, à leurs balcons, ne soient en train de démanteler leur appart. On ne voit pas ce qui se passe au-dessus, parce qu'on se concentre sur la castagne, là, à cinquante centimètres, et nos oreilles sont brûlantes, c'est le vacarme, c'est le bordel, l'écho sourd, amorti, des coups de poing et de pied, et une barre de fer, quelque chose comme ça, qui vient me cueillir en pleine tempe. " Les coups sont ainsi pleinement rendus à leur statut de mode d'expression. Même adéquation au réel dans ces phrases qui, semblant s'enchaîner au rythme aberrant de la descente de dix pintes de bière, épousent la démesure de murges couronnant la fin d'une semaine de travail exploité : " Huit heures, neuf heures, la soirée file à toute blinde, c'est la fin de la semaine, tu as deux jours devant toi et la bière est fameuse. Le paradis qui coule, glacé, âcre dans la gorge. Des bulles chimiques, un poison brassé à la hâte pour les locdus qui apprécient. Tous les gars sont chauds, ils racontent des conneries qu'on aura oubliées demain, la musique donne à fond et tu es obligé de crier, mais c'est le rythme qui compte (...), qui te fait oublier le besoin de réfléchir à ce que tu dis, alors tu dis n'importe quoi, tu parles et tu gueules et tu remues la langue, et plus tu es torché, plus tu te rends compte que les mots qui sortent de ta bouche n'ont rien à voir avec ceux que tu avais en tête. " Au contact des rêveries du manutentionnaire, nécessaires pour lui faire supporter sa journée de travail, la rudesse de la langue s'atténue, le mouvement ralentit : " C'était un dur labeur, et fastidieux, très fastidieux, de sorte que Sid passait la matinée à travailler en rêvant. Il s'imaginait avant-centre des Queen's Park Rangers, une des meilleures équipes de foot qu'on ait jamais connues (...). Il ferma les yeux, pour empêcher la sueur de l'aveugler, et s'observa en train de se diriger vers la tribune royale, où Lady Di applaudissait avec ferveur son joueur préféré, le visage éclairé d'une expression parfaitement dénuée d'ambiguïté : c'était l'amour. " 
La psychologie n'apparaît jamais comme une construction factice qui se superposerait au factuel, tout ce qui est réflexif adhère sans faillir à tout ce qui est descriptif, l'idée devient réalité et les mots surviennent à point nommé pour consacrer cette métamorphose. À travers chaque mise en scène de beuverie, de bagarre ou de sexe, John King fait danser les contradictions de la société britannique jusqu'à y faire apparaître la vérité sans ses voiles. Elle éclate dans le portrait de ceux qui sont considérés, tant par l'extrême gauche " cultivée " et prétendument soucieuse de solidarité que par les tenants du pouvoir, comme les rebuts du prolétariat, la honte de l'Angleterre. Le racisme de classe semble alors plus violent et pernicieux qu'aucun autre. " On doit être comme les nègres, d'une certaine façon. Des nègres blancs. De pauvres Blancs. De la merde blanche. Nous sommes une minorité parce que nous sommes soudés. Peu nombreux. Fidèles, loyaux. Le foot nous donne quelque chose en plus. La haine, la peur nous rendent différents. Et on est issus de la majorité silencieuse, ce qui fait que les connards qui nous dirigent n'arrivent pas à nous repérer. Nous partageons la plupart des idées de la masse mais nous les avons adaptées à nous. Nous sommes un peu de tout. Il n'y a pas d'étiquette possible. Nous sommes haïs des riches, et inacceptables pour les socialistes qui se la jouent charitables. Nous sommes satisfaits de notre vie, nous n'avons pas besoin de travailleurs sociaux " : qu'on se le dise. 
Voilà ainsi cassées les ficelles du monde capitaliste, voilà balayée l'hypocrisie d'une gauche de carton-pâte qui, faute de sensibilité politique concrète, davantage préoccupée de ses propres intérêts que de ceux de la classe ouvrière, déguise sa haine des individus rebelles à son contrôle sous une fausse commisération. On est pourtant bien loin du white trash et de ses couplets sur la vérité de l'hétérosexuel mâle et blanc : ici, pas de posture artificielle. Juste la voix métallique d'un déterminisme lucide sur lui-même.

Bookcrossing: FOOTBALL FACTORY de John King

Un film en a été tiré en 2004, mais il ne se préoccupe quasiment que des bastons, dispensable donc!

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Film à Voir: TRAINSPOTTING 2 de Danny Boyle (2017)

Publié le 5 Juin 2017 par bigwhy dans film, comédie, drame, UK, Bande annonce

Film à Voir: TRAINSPOTTING 2 de Danny Boyle (2017)

Décevant certes, mais ça fait quand même plaisir de retrouver nos junkies (survivants) préférés.

Fraîchement auréolé du succès de son premier long-métrage, la comédie grinçante Petits meurtres entre amis, Danny Boyle accède à la gloire planétaire en 1996 avec Trainspotting. Cette farce post-punk suit les pérégrinations de quatre jeunes gens qui découvrent les délices de la drogue et se laissent happer par sa spirale ­infernale : déchéance, perte de respect de soi, trahison de ses valeurs, de sa famille, de ses amis…

Estampillé culte – pour sa manière très pop de représenter les effets de la drogue, pour son esthétique trash, pour sa BO très brit où de vieux ­tubes de Joy Division et de David Bowie se fondaient dans les infrabasses d’Underworld –, le film se donnait comme une critique ricanante de l’état de délabrement avancé de la Grande-Bretagne post-thatchérienne, voire de l’humanité dans son ensemble. Le nihilisme dont il faisait son beurre ne pouvait, en toute logique, appeler la moindre suite, mais c’était compter sans l’avidité de certains.

La notoriété du titre, la célébrité ­acquise depuis par son réalisateur (oscarisé pour Slumdog Millionaire), par son acteur principal, Ewan McGregor, et son partenaire Robert Carlyle, ont fait germer chez les producteurs une idée aussi absurde que celle qui avait poussé, de ce côté-ci de la Manche, à ressortir la franchise des Bronzés du placard où elle prenait la poussière depuis vingt-cinq ans.

La même impression de plat réchauffé, indigeste, destiné à faire tourner la machine à cash se ressent quand on découvre ces anciens junkies cabossés, rongés par l’amertume et le ressentiment (à la fin du premier opus le personnage d’Ewan McGregor s’était fait la malle avec la recette de la vente d’une cargaison d’héroïne). Agencées autour d’un projet d’ouverture de maison close, et du jeu de trahison à triple bande qu’il va leur inspirer, leurs aventures ineptes sont avant tout prétexte à réactiver un folklore au forceps. Dès lors que les protagonistes ont arrêté la drogue, la mise en scène clipée et pulsionnelle perd de sa pertinence. Le sevrage, s’il est symptomatique du virage vers la respectabilité opéré par Danny Boyle depuis Slumdog Millionaire et l’Oscar qui l’a récompensé, s’avère être la plus mauvaise idée du film.

En supprimant les substances chimiques, le réalisateur prive cette suite de la dimension pop que pouvait avoir l’original. Ne reste plus comme gimmick que les plans complaisants sur les latrines souillées et les sacs à vomi bien remplis. Une image assez juste, somme toute, du climat moral dans lequel baigne le film.

Film à Voir: TRAINSPOTTING 2 de Danny Boyle (2017)
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One track a day: DO YOU WANT TO TOUCH ME by Gary Glitter

Publié le 26 Mai 2017 par bigwhy dans musique, video, rock, 70's, UK

One track a day: DO YOU WANT TO TOUCH ME by Gary Glitter

Au vu des déboires judiciaires de l'ex icone du Glam-Rock des 70's (condamnation a 16 ans de prison pour pédophilie!), la chanson est prophétique et le plaisir coupable!

Do you wanna touch!

One track a day: DO YOU WANT TO TOUCH ME by Gary Glitter
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Focus sur un artiste: John Buckland Wright

Publié le 2 Mai 2017 par bigwhy dans art, erotisme, nouvelle zelande, UK

Focus sur un artiste: John Buckland Wright

John Buckland Wright, né le Dunedin en Nouvelle-Zélande le 3 décembre 1897 et mort à Londres le 27 septembre 1954 (à 56 ans), est un illustrateur et graveur néo-zélandais.

Il part tôt pour l'Angleterre, où il étudie l'Histoire et l'architecture, mais préfère se consacrer à des activités artistiques. Il s'installe en Belgique en 1926 et apprend de façon autodidacte la gravure sur bois. Il intègre la société artistique locale et se fait remarquer par la parisienne, ce qui le mène à Paris en 1929. Très proche de l'Atelier 17 de Stanley William Hayter et de l'atelier Lacourière-Frélaut, où il côtoie de grands artistes, il se perfectionne et devient très productif, aussi bien en gravure sur bois que sur cuivre. Il collabore principalement avec deux presses privées : celle d'Alexander A. Stols, Halcyon Press, à Maastricht et celle de Christopher Sandford, Golden Cockerel Press à Londres.

Quand la seconde Guerre mondiale éclate, il rentre en Angleterre, où il continue de travailler avec la presse privée britannique. Il devient professeur universitaire de gravure et publie l'important ouvrage Etching and Engraving: Techniques and the Modern Trend, juste avant de mourir en 1954.

L'œuvre de JBW est caractérisé par le portrait du nu sensuel, dans lequel les formes féminine sont dépeintes avec grâce et charme. Cela tient son origine des événements dont il est témoin pendant la grande guerre : il trouve en effet le réconfort dans le dessin de personnages féminins qui incorporent l'idéal romantique de la philosophie grecque dans l'expression émotionnelle de son travail. Il remplace au travers de son art les paysages des horreurs de la guerre par des paysages à la nature luxuriante et la beauté des personnages féminins. Il s'inspire abondamment des paysages et des jardins néo-zélandais et britanniques. Il y exprime la profonde croyance du renouveau de la vie et de l'esprit humain.

Les comptes de Buckland Wright montrent qu'il a engagé des modèles tout au long de sa carrière pour les dessiner. Il s'efforce toujours de faire ressortir leur caractère, quoi qu'en les dépeignant de la façon la plus décontractée possible ; ils ne semblent avoir aucune préoccupation ni ont une attitude provocatrice, l'auteur préférant représenter leur innocence. Par le biais de ces dessins, il explore des idées de thématique et étudiait les poses. On peut observer que ses dessins sont de deux sortes : ceux dans lesquels l'artiste fait des essais sur les formes du corps uniquement, et ceux qui au contraire abondent de détails et d'étude du caractère du personnage.

Quand il était à Paris, lui et Stanley William Hayter ont pris le train du surréalisme. Mais tandis que Hayter se décrivait lui-même comme un passager de troisième classe, Buckland Wright y est monté en passant, avant de descendre assez rapidement. En effet, il expérimente avec les styles abstraits ou surréalistes, mais n'adopte jamais complètement la doctrine d'André Breton. Il produit cependant de nombreuses gravures entre 1934 et 1935, dans un style qu'il décrit comme étant un mélange du « sang du réalisme et du cerveau du rythme abstrait», parfois sur cuivre mais plus souvent sur bois, et qui étaient caractérisées par des lignes fortes, avec des contours clairs et précis.

À sa mort en 1954, il a produit 1000 estampes, dont 600 illustrations pour des livres, 400 sur bois et environ 200 sur cuivre.

Focus sur un artiste: John Buckland Wright
Focus sur un artiste: John Buckland Wright
Focus sur un artiste: John Buckland Wright
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One track a day: A GIRL LIKE YOU by Edwyn Collins

Publié le 2 Mai 2017 par bigwhy dans musique, video, pop, rock, UK, internet

One track a day: A GIRL LIKE YOU by Edwyn Collins

Un ptit tube pop de 1994 par l'ex leader de Orange Juice, comme quoi en ce printemps, avec une petite chanson d'amour on repart au front.....

I've never known a girl like you before Now just like in a song from days of yore Here you come a knockin', knockin' at my door And I've never met a girl like you before You give me just a taste so I want more and more Now my hands are bleeding and my knees are raw Now you've got me crawlin', crawlin' on the floor And I've never met a girl like you before You've made me acknowledge the devil in me I hope to God I'm talkin' metaphorically Hope that I'm talkin' allegorically Know that I'm talkin' about the way I feel And I've never known a girl like you before Never, never, never, never Never known a girl like you before This old town's changed so much Don't feel like I belong Too many protest singers Not enough protest songs And now you've come along Yes you've come along And I've never met a girl like you before

One track a day: A GIRL LIKE YOU by Edwyn Collins
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One track a day: MY 45 By Holly Golightly & The Brokeoffs

Publié le 28 Avril 2017 par bigwhy dans musique, video, country, folk, UK, USA, internet, facebook

One track a day: MY 45  By Holly Golightly & The Brokeoffs

Aujourd'hui ballade au bord de la rivière, armé de mon flingue!, Ce n'est pas le Mississipi mais bon ça ira bien, pour cette fois!

Holly Golightly est une chanteuse-auteur-compositeur-interprète anglaise . Ses parents l'ont appelée d'après un personnage du roman Petit déjeuner chez Tiffany .

Elle fut membre du groupe exclusivement féminin Thee Headcoatees avant de se lancer dans une carrière solo et de publier 13 albums studio au son country/folk & rockabilly . Elle a par ailleurs collaboré avec des artistes, tels que Billy Childish & les White Stripes. Elle a également participé à la bande son du film Broken Flowers.

Enfilez votre costume de redneck & let's go!

One track a day: MY 45  By Holly Golightly & The Brokeoffs
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One track a day: AGE OF PANIC by Senser

Publié le 18 Avril 2017 par bigwhy dans musique, video, métal, hip hop, 90's, UK, internet, facebook

One track a day: AGE OF PANIC by Senser

Un titre tout a fait de circonstance!

Senser est un groupe anglais de fusion entre le métal, le rap & la techno (pour les nombreux samples) des années 90. Deux voix au chant : l'une masculine, rappant, et l'autre féminine, assurant plutôt les refrains et les chœurs chantés. Un seul album avant qu'ils se séparent, dont est tiré le single apocalyptique (mais sacrément efficace!) "Age of panic". 

Enjoy it before the end! (reformé depuis peu!)

One track a day: AGE OF PANIC by Senser
One track a day: AGE OF PANIC by Senser
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One track a day: CALL THE DOCTOR by Spacemen 3

Publié le 14 Avril 2017 par bigwhy dans musique, video, shoegaze, psychedelique, UK, facebook, 80's

One track a day: CALL THE DOCTOR by Spacemen 3

Défrichant les paysages sonores entre psychédélisme et rock hynotique, Spacemen 3 est avant tout le projet de deux hommes: Jason Pierce et Sonic Boom; tous deux chanteurs et guitaristes.
La rivalité entre les deux Anglais aura raison du groupe qui splittera en 1991.

Spacemen 3 est un groupe anglais, formé en 1982 à Rugby et séparé en 1991. Ses leaders ? Jason Pierce (aka J. Spaceman) et Peter Kember (aka Sonic Boom). Durant ce temps, Spacemen 3 aura fait paraître 4 opus : Sound of Confusion (1986), The Perfect Prescription (1987), Playing With Fire (1989) et Recurring (1991). Et puis, après la séparation du groupe, ses membres continueront à marquer l'histoire de la musique anglaise. Il n'y a qu'à voir : Spiritualized, Spectrum et j'en passe, autant de groupe qui naîtront de l'éclatement des Spacemen 3. Mais rembobinons un peu. Cet article est celui de The Perfect Prescription (1987), à mon sens le meilleur des Spacemen. Originalement paru sur Glass Records, il sera réédité de nombreuses fois sur Fire Records (dont la dernière en 2013) et Genius Records (la version 1995 est probablement celle où le mastering est le meilleur).
 
The Perfect Prescription est le fruit de 8 mois d'enregistrement aux VHF Studios. Remanié à maintes reprises, il sera finalement choisi de ne pas donner trop d'overdubs aux guitares afin que le son soit reproductible en live. En cela, The Perfect Prescription est moins shoegaze que les autres opus de Spacemen 3 qui auront marqué une véritable évolution du genre. The Perfect Prescription maintien pourtant de nombreux codes de ce style musical, avec ses longs set psychédéliques, ses guitares criantes et ses voix exploitées comme des instruments. C'est ce qui fait de The Perfect Prescription un album particulièrement génial : son ambiguïté dans la création qui donne lieu à des morceaux très difficiles à s'approprier. Et puis, Spacemen 3 était un groupe qui avait le sens de l'histoire. Ses deux membres fondateurs n'avaient de cesse de travailler leur musique dans l'optique de créer/faire rennaître du mouvement. On trouve donc de l'Acid Rock, du Proto Punk, du Shoegaze, de la Brit Pop... 
 
Le son des Spacemen 3 se caractérise surtout par une batterie volontairement très primaire qui vient de confronter à des guitares super noisy. Mais The Perfect Prescription ne joue pas dans le même registre. C'est album est le pendant du Stoned & Dethroned (1994) de The Jesus and the Mary Chain. Une guitare acoustique occupe tout la place et l'on semble trouver un groupe plus apaisé que sur son premier album, Sound of Confusion.
 
L'histoire de Spacemen 3 est aussi faite de nombreux singles et de reprises absolument fabuleuses, comme celle de Suicide ("Che") ou de Mudhoney ("When Tomorrow Hits"). Je ne saurai trop vous encourager à fouiller dans la discographie du groupe, on y trouve tellement d'éclats de génie. Un dernier exemple ? "Things'll Never Be The Same". Lancez cette musique une fois la nuit tombée, confortablement assis dans un canapé. Votre cerveau s'en retournera, le monde de Dorian Gray sera alors le vôtre et tout ce qui a fait la puissance des folles soirées '80 rennaîtra alors subitement. Spacemen 3, c'est l'un des plus grands groupes psychédéliques anglais de tous les temps. Aujourd'hui grand oublié de la scène, demain légende parmi toutes.
One track a day: CALL THE DOCTOR by Spacemen 3
One track a day: CALL THE DOCTOR by Spacemen 3
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One track a day: 6 MILLION DOLLAR MAN by London Funk Allstars

Publié le 6 Avril 2017 par bigwhy dans musique, video, groove, funk, UK

One track a day: 6 MILLION DOLLAR MAN by London Funk Allstars

Le theme de: "l'homme qui valait 3 milliards", Steeve Austin, revisité à la sauce groovy/ trip hop par un des champions de l'écurie Ninja Tune ( à l'époque 1995, le meilleur label de l'univers?).

Derrière le nom "London Funk Allstars" il n'y a pas de big band mais un Dj anglais qui multiplie les identitées (Dj Toolz les outils du Dj!, ou désormais Mad Doctor X....). résultat 2 excellents albums des allstars en 1995 & 1996 et puis plus rien..... Avec 3 milliards, aujourd'hui, on a plus rien, ma ptite dame!

One track a day: 6 MILLION DOLLAR MAN by London Funk Allstars
One track a day: 6 MILLION DOLLAR MAN by London Funk Allstars
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