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Bigwhy? Finest?

Fanzine Enthousiaste & Curieux

Articles avec #salome catégorie

Salomé (35)

Publié le 3 Septembre 2017 par bigwhy dans art, erotisme, histoire, salomé, femme fatale

(Alexander Voronkov 1993)

(Alexander Voronkov 1993)

Après 35 épisodes, c'est la fin de ce feuilleton artistique (provisoire je l'espère)!

Il y a souvent confusion entre les représentations du mythe de Salomé & celui de Judith & Holopherne, ou il est aussi question de recit biblique, de tete coupée & de beauté féminine fatale (déja 12 épisodes dans votre blog préféré!).

N'oubliez pas de vous mefier vous des belles femmes!!!!!! 

Mais surtout, admirez les quand mêmes !!!!!

(Paul Delaroche1797 1856)

(Paul Delaroche1797 1856)

(Adrian Gordon 1922)

(Adrian Gordon 1922)

( Henry Chapront 1876-1965)

( Henry Chapront 1876-1965)

(Vardges Surenyants  1907)

(Vardges Surenyants 1907)

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Salomé (34)

Publié le 2 Septembre 2017 par bigwhy dans art, erotisme, histoire, salomé, femme fatale, poésie

(Derrewyn)

(Derrewyn)

Poème de Hector Fleischmann

Donne moi tes seins, et sois la Salomé d’autres âges, mets tes mains brûlantes sur ma face, et donne moi ton corps, donne-toi toute, éperdument. Que mes doigts puissent se crisper en l’or fluide de tes lourds cheveux et mordre le fluide savoureux de tes lèvres. Sois impure, sois vicieuse, sois courtisane. Que ton geste soit celui que mes névroses exaspérées attendent. Il me faut tes spasmes et tes étreintes pour fouetter mes désirs et pour revivre la joie de chair des autrefois. Et mourir par un soir pareil.

(Takato Yamamoto)

(Takato Yamamoto)

(Manuel Orazi 1860 1934)

(Manuel Orazi 1860 1934)

(auteur inconnu)

(auteur inconnu)

 (Vittorio Zecchin 1878–1947)

(Vittorio Zecchin 1878–1947)

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Salomé (33)

Publié le 1 Septembre 2017 par bigwhy dans art, erotisme, histoire, salomé, femme fatale, poésie

(Franz von Bayros 1866-1924)

(Franz von Bayros 1866-1924)

Poème de Mallarmé.

Le soleil que sa halte
Surnaturelle exalte
Aussitôt redescend
Incandescent

Je sens comme aux vertèbres
S'éployer des ténèbres
Toutes dans un frisson
À l'unisson

Et ma tête surgie
Solitaire vigie
Dans les vols triomphaux
De cette faux

Comme rupture franche
Plutôt refoule ou tranche
Les anciens désaccords
Avec le corps

Qu'elle de jeûnes ivre
S'opiniâtre à suivre
En quelque bond hagard
Son pur regard

Là-haut où la froidure
Éternelle n'endure
Que vous le surpassiez
Tous ô glaciers

Mais selon un baptème
Illuminée au même
Principe qui m'élut
Penche un salut.


 

(auteur inconnu)

(auteur inconnu)

(auteur inconnu)

(auteur inconnu)

(Coulthart 2002).

(Coulthart 2002).

(Nicholas Roerich 1933)

(Nicholas Roerich 1933)

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Salomé (32)

Publié le 31 Août 2017 par bigwhy dans art, erotisme, histoire, salomé, femme fatale, poésie

(Charles Ricketts 1925)

(Charles Ricketts 1925)

Poème de Theodore De Banville.

Ses yeux sont transparents comme l'eau du Jourdain.
Elle a de lourds colliers et des pendants d'oreilles;
Elle est plus douce à voir que le raisin des treilles,
Et la rose des bois a peur de son dédain.

Elle rit et folâtre avec un air badin,
Laissant de sa jeunesse éclater les merveilles.
Sa lèvre est écarlate, et ses dents sont pareilles
Pour la blancheur aux lys orgueilleux du jardin.

Voyez-la, voyez-la venir, la jeune reine!
Un petit page noir tient sa robe qui traîne
En flots voluptueux le long du corridor.

Sur ses doigts le rubis, le saphir, l'améthyste
Font resplendir leurs feux charmants: dans un plat d'or
Elle porte le chef sanglant de Jean-Baptiste.


 

(Jean Benner 1899)

(Jean Benner 1899)

(Ivan Tišov 1902)

(Ivan Tišov 1902)

(Pierre Puvis de Chavannes 1824 1898)

(Pierre Puvis de Chavannes 1824 1898)

(Gustav-Adolf Mossa 1908)

(Gustav-Adolf Mossa 1908)

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Salomé (31)

Publié le 30 Août 2017 par bigwhy dans art, erotisme, histoire, salomé, femme fatale, poésie

(Ungvary Sandor 1950)

(Ungvary Sandor 1950)

Poème de Milosz.

Jette cet or de deuil où tes lèvres touchèrent,
Dans le miroir du sang, le reflet de leur fleur
Mélodieuse et douce à blesser !
La vie d'un sage ne vaut pas, ma Salomé,
Ta danse d’Orient sauvage comme la chair,
Et ta bouche couleur de meurtre, et tes seins couleur de désert !
— Puis, secouant ta chevelure, dont les lumières
S’allongent vers mon coeur avec leurs têtes de lys rouges,
— Ta chevelure où la colère
Du soleil et des perles
Allume des lueurs d’épées —
Fais que ton rire ensanglanté sonne un glas de mépris,
Ô beauté de la Chair, toi qui marches drapée
Dans l’incendie aveugle et froid des pierreries !
Ton oeuvre est grande et je t’admire,
Car les yeux du Prophète, lacs de sang et de nuit
Où le fantôme de la tristesse se mire,
Comme l’automne en la rosée des fleurs gâtées
Et le déclin des jours dans les flaques de pluie,
Connaîtront, grâce à toi, la volupté d’Oubli !
— Ah! tournant vers ce front sinistre, que saccagent
Les torches mal éteintes de l’hallucination,
Tes yeux ensoleillés comme les fleurs sauvages
Et les flots de la mer poignardés de rayons,
Tu peux battre des mains, et le faire crier bien fort
Ton rire asiatique amoureux de la mort !
Car, les pensers d’orgueil et les pudeurs de vanité,
Qui tombèrent pour ta gaîté
Avec un bruit d’idole creuse et un râle de bijoux faux,
Ne valent, ni tes bras luisants et recourbés
Comme les glaives et les faux,
Ni tes cheveux amers et durs comme l’herbe brûlée,
Salomé, Salomé,
Glorieuse qui sus chasser
Le sarcoramphe noir Ennui du coeur d’Hérode,
Et qui fis en dansant l’aumône de la mort !
La sagesse mûrit pour la faim de la Terre,
Et toi tu vis ! et tu respires, ô Beauté,
Et ta chair réelle a des brises de santal
A la place où ta voix s’effeuille en accords rares,
Et le Monde s’abreuve à tes veines barbares
Où la pourpre charrie un délice brutal !

— Et nous qui connaissons la certitude unique,
Salomé des Instincts, nous te donnons nos coeurs
Aux battements plus forts que, les soirs de panique,
L’appel désespéré des airains de douleur,

Et nous voulons qu’au vent soulevé par ta robe
Et par ta chevelure éclaboussée de fleurs
Se déchire enfin la fumée
De l’Idéal et des Labeurs,

O Salomé de nos hontes, Salomé !

 (Kamil Vladislav Muttich 1910)

(Kamil Vladislav Muttich 1910)

(Salvatore Postiglione 1861-1906)

(Salvatore Postiglione 1861-1906)

(Henry Fuseli 1741-1825)

(Henry Fuseli 1741-1825)

( Vassili Sourikov 1872)

( Vassili Sourikov 1872)

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Salomé (30)

Publié le 29 Août 2017 par bigwhy dans art, erotisme, histoire, salomé, femme fatale, poésie

(Vera Willoughby 1922)

(Vera Willoughby 1922)

Poème "Hérode" de Albert Samain.

Mortelle à voir, avec ses yeux diamantins,
Aux pourpres d'un couchant cruel, sous les portiques,
Hérodiade, au lent vertige des cantiques,
Ondule, monotone, en roulis serpentins.

Les colliers ruisselants bruissent, argentins.
Dans l'air ivre, gorgé d'encens asiatiques
Sa robe a des éclairs de gemmes frénétiques ;
Et voici s'écarter ses voiles clandestins.

Et le roi sent, frisson d'or en ses chairs funèbres,
La vipère Luxure enlacer ses vertèbres ;
Et, tendant ses vieux bras de métaux oppressés,

D'une bouche repue, incurablement triste,
Pendant qu'à terre gît le chef de Jean-Baptiste,
Il boit le sang qui brûle au bout des seins dressés,

Et l'irritante horreur des grands yeux révulsés.


 

 (Oskar Kokoschka 1906)

(Oskar Kokoschka 1906)

(Josef Liesler)

(Josef Liesler)

(Jakub František 1875 - 1940)

(Jakub František 1875 - 1940)

(Odilon Redon 1893)

(Odilon Redon 1893)

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Salomé (29)

Publié le 28 Août 2017 par bigwhy dans art, erotisme, histoire, salomé, femme fatale, poésie

(Jacques Carlu 1926)

(Jacques Carlu 1926)

Poème éponyme de Guillaume Appollinaire (1905)

Pour que sourie encore une fois Jean-Baptiste
Sire je danserais mieux que les séraphins
Ma mère dites-moi pourquoi vous êtes triste
En robe de comtesse à côté du Dauphin

Mon coeur battait battait très fort à sa parole
Quand je dansais dans le fenouil en écoutant
Et je brodais des lys sur une banderole
Destinée à flotter au bout de son bâton

Et pour qui voulez-vous qu'à présent je la brode
Son bâton refleurit sur les bords du Jourdain
Et tous les lys quand vos soldats ô roi Hérode
L'emmenèrent se sont flétris dans mon jardin

Venez tous avec moi là-bas sous les quinconces
          Ne pleure pas ô joli fou du roi
Prends cette tête au lieu de ta marotte et danse
N'y touchez pas son front ma mère est déjà froid

Sire marchez devant trabants marchez derrière
Nous creuserons un trou et l'y enterrerons
Nous planterons des fleurs et danserons en rond
Jusqu'à l'heure où j'aurai perdu ma jarretière
          Le roi sa tabatière
          L'infante son rosaire
          Le curé son bréviaire

(Gilberto Giardini Miszel )

(Gilberto Giardini Miszel )

(Marcos Minini)

(Marcos Minini)

(William Mortensen 1932)

(William Mortensen 1932)

(Frantisek Drtikol1919)

(Frantisek Drtikol1919)

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Salomé (28)

Publié le 21 Août 2017 par bigwhy dans art, erotisme, histoire, salomé, femme fatale

(Denis Gordeev 2005)

(Denis Gordeev 2005)

Et le pire, c’est qu’il ne s’agit pas ici du bon vieux lieu commun de l’homme aveuglé par l’amour. La plupart du temps, l’homme réalise ce qu’elle fait de lui, il sait et assiste à sa propre déchéance sans pouvoir rien y faire, ou plutôt sans vouloir rien y faire car elle éveille en lui la jouissance absolue, celle qui combine la jouissance du l’âme, du corps et de l’esthète, quitte à tout se faire piétiner après. Et la femme là dedans me direz vous?

Eh bien la femme, elle lutte, elle lutte entre la tentation d’envoyer balader tous ses principes moraux pour devenir elle aussi cette enviable incarnation du désir masculin (car, si on est dotée d’une plastique adaptée, devenir Salomé n’est pas si dur que ça au final: il suffit de n’avoir plus aucune considération pour l’autre et de ne rien dévoiler de soi et pouf, on devient une mystérieuse  et irrésistible sirène indomptable) ….et celle (la tentation hein, suivez un peu) de votre petite conscience morale qui vous dit que, au final, il vaut mieux être aimée que vénérée, car l’amour naît de ce que l’on est et la vénération de ce qu’il s’imagine qu’on est… Bref, Salomé est insupportable dans tous les sens du terme, elle est (encore une dernière et après j’arrête avec les citations, mais j’y peux rien, c’est trop beau Huysmans) « la deité symbolique de l’indestructible luxure, la déesse de l’immortelle hystérie, la beauté maudite, élue entre toutes.
La bête monstrueuse, indifférente, irresponsable, insensible, empoissonnant tout ce qui l’approche, tout ce qui la voit, tout ce qu’elle touche… » , elle est là, présente dans tous les fantasmes masculins et les tentations féminines, elle nous sublime et nous gâche la vie à la fois, et c’est insssuppoooorrtaaaaaable!!!!

(auteur inconnu)

(auteur inconnu)

(Gino Rubert)

(Gino Rubert)

(Viki Ye)

(Viki Ye)

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Salomé ( 27)

Publié le 20 Août 2017 par bigwhy dans art, erotisme, histoire, salomé, femme fatale

(Dimitrios Biskinis)

(Dimitrios Biskinis)

Salomé est une étrangère. Elle a le charme mystérieux de l’orient, une odeur d’épices et de fleurs rares, et l’envoutant langage de l’inconnu.

Salomé est dangereuse. Elle n’est pas offerte, elle est à conquérir, et même quand elle se donne, rien n’est jamais certain, elle reste un être libre, pour lequel la fidélité est contre-nature car elle signifie une retenue de ses instincts. Et elle ne se retient jamais. Elle est à la fois cruelle et fascinante, elle est « la femme essentielle et hors du temps, la bête vénéneuse et nue, la serve absolue du diable » (Huysmans), qui cristallise toutes les craintes de l’homme à propos d’un sexe qui l’attire et le repousse tout à la fois (le temps où la femme était l’incarnation du diable n’est pas si loin que ça, finalement…). Chez Salomé, l’être disparaît sous l’apparence, elle séduit les âmes romantiques car elle stimule l’imagination. Elle incarne le mystère, l’ambiguité physique et morale, l’équivoque et le danger, et elle est la manifestation du désir de l’homme de fuir l’ennui et de sa soif d’absolu, de connaître l’abandon aux forces obscures et irrationnelles.
Elle est le pouvoir démoniaque de la séduction féminine. Elle et ses copines Eve, Circé, Dalila, Hélène, Cléopâtre et bien d’autres « prouvent assez que,depuis le commencement du monde, elles sont faites pour combattre l’idéal, humilier l’homme et perdre les empires » (Flaubert, le sexe faible). Elle dispose de l’esprit des hommes comme il lui plaît, elle charme, séduit, ensorcèle jusqu’à ce que la folie vienne leur titiller l’âme.

(Bela Čikoš Sesija)

(Bela Čikoš Sesija)

(Luc-Olivier Merson 1899).

(Luc-Olivier Merson 1899).

(Max Oppenheimer 1913)

(Max Oppenheimer 1913)

(George Desvallières 1861-1950)

(George Desvallières 1861-1950)

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Salomé (26)

Publié le 19 Août 2017 par bigwhy dans art, erotisme, histoire, salomé, femme fatale

(Sergius Hruby 1869-1943)

(Sergius Hruby 1869-1943)

Salomé est la femme sensuelle. Elle matérialise en elle tous les instincts de la chair, et soupire la luxure aux corps transis d’un désir moite et irrépréssible.  Elle s’exprime avec son corps, et ses mouvements sont ceux d’une créature libre et sans entraves, qui ne se met aucune limite ni aucune contrainte.

Elle ne brille pas par son esprit. Elle n’est qu’un corps, une enveloppe sublime et vide que les hommes pourront remplir de leur imagination. Ce n’est pas que Salomé n’aie pas d’esprit, c’est qu’elle a celui que l’homme lui choisit, et lui invente. Idéaliser la femme ne revient pas à l’immatérialiser. Au contraire, ce n’est pas le corps qui est exclu mais le reste: non l’enveloppe mais le contenu, auquel l’homme préfère substituer sa propre version.

 

(Jeanne Mammen 1930)

(Jeanne Mammen 1930)

(Amleth Machina)

(Amleth Machina)

(Fortunino Matania)

(Fortunino Matania)

(John Vassos 1927)

(John Vassos 1927)

(John Jack Vrieslander 1914)

(John Jack Vrieslander 1914)

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