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Bigwhy? Finest?

Fanzine Enthousiaste & Curieux

Articles avec #film complet catégorie

Film à voir : ROMANZO CRIMINALE de Michele Placido (2005)

Publié le 12 Juin 2017 par bigwhy dans film, polar, italie, film complet

Film à voir : ROMANZO CRIMINALE de Michele Placido (2005)

Ce film est adapté du roman éponyme de Giancarlo De Cataldo inspiré de de la bande de la Magliana (nom d’un quartier périphérique de Rome où vivait la plupart de ces jeunes voyous), association de malfaiteurs qui domina Rome de 1977 à 1992.

Dans l'Italie des années 1970, une bande criminelle sans pitié menée par des amis d'enfance, le Libanais, Freddo et le Dandy, entreprend de conquérir rome en détenant le marché de la drogue, du jeu et de la prostitution. Terrorisme, enlèvements et corruption sont au rendez-vous.

Le film inscrit sa trame narrative dans le contexte politique de l'Italie des années de plomb, illustrées par la mort d'Aldo Moro & l'attentat de la gare de Bologne. Dans le contexte de la guerre froide, l'instrumentalisation de la pègre et de la mafia par le pouvoir italien pour lutter contre les Brigades rouges et la subversion de gauche.

Le film n'est pas extraordinaire mais a le mérite de remettre l'italie & les films de gangsters sur la carte du cinéma mondial

(film complet)

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Cleopatra: Debra Paget (18)

Publié le 4 Juin 2017 par bigwhy dans cleopatra, film, peplum, USA, vintage girl, film complet

Cleopatra: Debra Paget (18)

La superbe Debra Paget incarne la fille de cléopatre dans le peplum de 1960: "Cleopatra's Daughter" en français "la vallée des pharaons". On l'avait déja repéré en magnifique princesse egyptienne dans le chef d'oeuvre" les 10 commandements". Nul doute que elle est dans le top 10!

Cleopatra: Debra Paget (18)
Cleopatra: Debra Paget (18)
Cleopatra: Debra Paget (18)

(film complet VO)

(les 10 commandements)
(les 10 commandements)

(les 10 commandements)

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Cleopatra: Bella Darvi (17)

Publié le 3 Juin 2017 par bigwhy dans cleopatra, film, peplum, livre, vintage girl, film complet

Cleopatra: Bella Darvi (17)

Bon la on s'échappe un peu du sujet, mais vous me pardonnerez, car c'est toujours de belles égyptiennes, que l'on peut sans problème assimilées à Cléopatre!  Au menu aujourd'hui, l'une des 3 bombes du film: "L'Egyptien" de 1954, adapté du roman "Sinouhé l'égyptien" de Mika Waltari, donc la première c'est Bella Darvi qui joue le role de la courtisane Nefer. Plus tard vous aurez droit droit à Gene Tierney & Jean Simmons......

Treize siècles avant notre ère, en Égypte. Sinouhé, enfant abandonné, est élevé par un médecin qui lui transmet sa vocation et sa science. Devenu adulte, il s'installe à Thèbes et met ses compétences médicales au service des plus pauvres. Un jour, dans le désert, Sinouhé et son ami, l'ambitieux Horemheb, sauvent des griffes d'un lion un inconnu en prière. Cet homme n'est autre que le pharaon Akhénaton. En signe de gratitude, il nomme Horemheb officier de la garde et Sinouhé médecin du Palais. Pour fêter cet heureux événement, les deux hommes se rendent dans une maison de plaisir tenue par la belle et mystérieuse Néfer. Sinouhé succombe au charme de la courtisane. Mais derrière la plastique parfaite de la jeune femme, se cache une âme cupide, dénuée de tout sentiment humain.

Cleopatra: Bella Darvi (17)
Cleopatra: Bella Darvi (17)
Cleopatra: Bella Darvi (17)
Cleopatra: Bella Darvi (17)

(film complet)

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Film Culte: LE BUNKER DE LA DERNIERE RAFALE de Jeunet & Caro (1981)

Publié le 10 Mars 2017 par bigwhy dans film, culte, court métrage, science fiction, uchronie, film complet, france, Bd

Film Culte: LE BUNKER DE LA DERNIERE RAFALE de Jeunet & Caro (1981)

Oeuvre culte de cinéastes cultes, le premier court métrage de Jeunet & Caro en 1981, contient déja, tout ce qui les rends différents & uniques. Une esthetique très particulière qui dérange, faite d'un mélange oppressant de passé & de futur, une sorte d'uchronie, ou du Steampunk avant l'heure. A voir absolument!

A l’intérieur d’un bunker isolé, un groupe de soldats sort de sa routine débilitante lorsque une alarme retentit. C’est le branle-bas de combat, qui s’achève par le constat d’une fausse alerte. Tout pourrait rentrer dans l’ordre quand l’un d’eux découvre un compteur dissimulé. Cette trouvaille exacerbe les tensions et aiguise les angoisses…

Le Bunker de la Dernière rafale permet d’explorer l’imaginaire de Caro & Jeunet avant de s’attaquer au morceau de choix, Delicatessen. Son script semblait le placer dans une optique similaire : l’exploration d’un milieu clos par nécessité et les interactions dans le groupe de résidents (survivants ?).

Ici, il s’agit d’un bunker. Il se découpe, massif, sur un fond de ciel nocturne parcouru d’éclairs surnaturels. A l’intérieur, un groupe d’hommes en uniforme et au crâne rasé trompe son ennui en attendant la prochaine mission – si elle a lieu. Les tâches routinières succèdent aux occupations plus ou moins ludiques mais personne ne se laisse aller, la tension est permanente, les sourcils froncés, les traits crispés, sur le qui-vive.

Caro et Jeunet, responsables d’à peu près tout (du scénario aux effets sonores et visuels en passant par le montage et le cadrage), signent une œuvre glauque, oppressante, refusant le moindre dialogue : la communication repose sur des signes concrets, des témoins lumineux ou sonores (ces derniers sont essentiels car le film n’est pas muet, au contraire, et se rapproche plutôt de ce que réalisait Jacques Tati avec l’importance conférée aux bruits d’ambiance), autant de stimuli les faisant réagir avec l’efficience attendue de la part de militaires à l’affût d’un rebelle à abattre (la seule mission à laquelle on assistera consistera en la traque d’un tireur isolé). Le choix de ces teintes désaturées, de ces ombres envahissantes, de ces angles inclinés et de ces cadrages serrés faisant ressortir les mimiques, les yeux hagards ou les expressions féroces de ces pseudos-nazis (le design des uniformes ne laisse aucune place au doute) démontre une recherche permanente dans l’élaboration d’un style narratif particulier, même si le côté expérimental de l’ensemble, le découpage abrupt et le jeu outré des interprètes laisse facilement le spectateur en dehors de l’histoire : pas aisé de se passionner pour l’un quelconque de ces individus déshumanisés par des enjeux qui nous échappent. Le mystère lié au compteur qui se met en branle soudain  ne parvient pas non plus à focaliser l’attention.

Restent ces parti-pris esthétiques qu’on perçoit déjà dans le Bunker… : le choix d’une époque indéterminée, caractérisée par des objets du quotidien désuets mais fonctionnels, comme une sorte de nostalgie à rebours (particulièrement sensible dans Amélie Poulain avec ce Paris coincé dans une sphère temporelle oscillant entre les années 40 et 80) ; un traitement de l’image évident qui semble étudié pour ôter du réalisme au sujet filmé, allant de pair avec des techniques de montage pointues ; un casting de « gueules » marquantes, immédiatement reconnaissables mais complètement décalées par rapport aux canons traditionnels du cinéma. On le verra, Delicatessen reprendra ces choix en leur apportant la cohérence du long-métrage.

Quant à l’aspect « Post-Apocalyptique », il n’est pas le plus évident à traiter. L’absence de couleurs, la texture du ciel, l’angoisse exsudant par tous les pores des protagonistes permet d’avancer que nous nous trouvons dans une période trouble et que ces soldats sont coupés du monde. Rien ne dit en effet que le message d’alerte qu’ils reçoivent n’est pas enregistré. Quelques détails viennent semer le trouble, mais le contexte est volontairement flou.

 

(film complet)

Film Culte: LE BUNKER DE LA DERNIERE RAFALE de Jeunet & Caro (1981)
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Film Culte: C'EST ARRIVE PRES DE CHEZ VOUS de Rémy Belvaux & André Bonzel (1992)

Publié le 15 Novembre 2016 par bigwhy dans film, polar, comédie, trash, humour, belgique, film complet

Film Culte: C'EST ARRIVE PRES DE CHEZ VOUS de Rémy Belvaux & André Bonzel (1992)

Si il devait n'en rester qu'un seul, pour moi, c'est celui la, je l'ai tellement vu, que je connaissait quasiment les répliques par coeur. Définitivement LE film Culte!

« Le Citizen Kane belge. » Le compliment pourrait sembler abusif mais il n'est pas loin de la vérité, tant le culte autour du film de Rémy Belvaux, André Bonzel et Benoît Poelvoorde fait toujours rage. Plus de vingt ans après son accueil triomphal au festival de Cannes 1992, ce faux documentaire sur un serial killer belge et méchant surprend encore par la puissance dévastatrice de son cynisme. Et encore plus par la prescience de son discours sur le « devenir poubelle » de la télévision.  Filmé en noir et blanc, en 16 mm, dans les rues de Namur, par trois étudiants en cinéma qui apparaissent à l'image, C'est arrivé près de chez vous tire son titre de la rubrique des chiens écrasés du quotidien belge Le Soir. Le fait divers fait vendre ? Eh bien, prenez ça dans les dents : à l'écran, trente-trois meurtres au hasard, dont un facteur, des vieux et un enfant, un viol immonde, une leçon de lestage de cadavres et une tournée de « petit Grégory » (une olive ligotée à un sucre dans un verre de gin-tonic) pour tasser.

 A Cannes, tout le monde ne parle que du brûlot des trois jeunes Belges aux cheveux hirsutes. « Ce fut le plus gros décollage que j'ai connu, explique Jean Roy. Une adhésion immédiate. Il y avait bien des Tartuffes pour crier que les limites du bon goût avaient été franchies, mais c'était marginal. Avec sa faconde et son charme, Poelvoorde mettait les journalistes dans sa poche. Il est même reparti avec ma secrétaire, Coralie, qu'il a épousée par la suite. » Le film rafle le prix SACD, le prix de la critique internationale et le prix spécial de la jeunesse. A Cannes, le trio, qui n'a dessoûlé qu'en rentrant à Namur, signe un contrat avec un vendeur margoulin. Ce qui n'empêchera pas le film d'être un succès historique en Belgique et dans la plupart des vingt-sept pays où ses auteurs l'ont présenté. « C'est le seul film que je connaisse où tout le monde a bossé gratuitement et continue de toucher un pourcentage », ironise Poelvoorde.

Comment faire un film sans argent et en un temps record ? En imitant les reportages de l'émission Strip Tease,qui faisait fureur à l'époque sur la RTBF. L'idée étant de dénoncer le voyeurisme de cette télé de la fin des années 80 et la course à l'audimat avec ses sordides reality shows. Mais, au lieu de choisir un péquenot ou un fan de tuning comme dans Strip Tease, Rémy a le génie de documenter la vie quotidienne d'un tueur en série cabotin et porté sur le houblon.

(film complet)

Film Culte: C'EST ARRIVE PRES DE CHEZ VOUS de Rémy Belvaux & André Bonzel (1992)
Film Culte: C'EST ARRIVE PRES DE CHEZ VOUS de Rémy Belvaux & André Bonzel (1992)
Film Culte: C'EST ARRIVE PRES DE CHEZ VOUS de Rémy Belvaux & André Bonzel (1992)
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Nanard: EAT THE RICH de Peter Richardson (1987)

Publié le 9 Novembre 2016 par bigwhy dans film, comédie, politique, trash, UK, film complet

Nanard: EAT THE RICH de Peter Richardson (1987)

(film complet VO)

Avec cette élection américaine & celle à venir chez nous, heureusement que l'on peut encore rire de tout! Gros gros nanard, uniquement en VO, à voir pour la présence (toujours charismatique!) de Lemmy & la bande originale de Motorhead. Comme il disait: DIE YOU BASTARDS!

Renvoye du restaurant ''Le Bastards'' ou il travaillait comme serveur, Alex decide de se venger. Avec ses amis, il attaque le restaurant arme d'arc et de fleches et decime la clientele. Il rouvre ensuite l'etablissement rebaptise ''Eat the Rich'' et fait un tabac en servant a l'insu de tous une specialite a base de chair humaine hachee...

Décapant, franchement subversif derrière sa façade au comique gras et lourd, tel est "Eat The Rich" (mangez les riches), du Britannique Peter Richardson.

Ce film est d'autant plus jouissif qu'il est de bon ton actuellement de s'accommoder du monde tel qu'il est. Toutes les théories révolutionnaires d'antan passent curieusement pour désuètes, comme si tout allait bien, alors que jamais sans doute l'idéologie dominante n'a compromis l'avenir de l'humanité autant qu'aujourd'hui.

Le mode burlesque permet presque au cinéaste de faire une critique en règle de la société pourrie, par la bouche d'Alex, un serveur de restaurant courageux, ouvertement pédé, et qui sert aux spectateurs de guide pour leur prouver que le système social tel qu'il est ne mérite guère autre chose que la destruction.

Alex et quelques amis forment un gang et, comble de la dérision, armés d'arcs et de flèches, prennent possession du restaurant « Le Bastards » d'où Alex a été viré : ils en font le lieu le plus snob de Londres ; tout le monde s'y précipite pour manger - à l'insu de tous - le tartare de chair humaine. On y bouffe même du ministre !

Selon la formule de circonstance : à voir ou revoir !

Nanard: EAT THE RICH de Peter Richardson (1987)
Nanard: EAT THE RICH de Peter Richardson (1987)
Nanard: EAT THE RICH de Peter Richardson (1987)
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Film à voir : FARINELLI de Gérard Corbiau (1994)

Publié le 16 Octobre 2016 par bigwhy dans film, histoire, biographie, opéra, france, italie, film complet

Film à voir : FARINELLI de Gérard Corbiau (1994)

L'histoire de Farinelli, célèbre castrat, devenu une légende de son temps et qui arrêta brusquement sa carrière pour suivre le roi d'Espagne.

Sur une place de Naples engorgée de badauds hilares, une joute musicale oppose deux musiciens, un trompettiste virtuose d'un côté, le jeune Carlo Broschi de l'autre. Le jeune homme, castré à 10 ans, n'a que ses cordes vocales pour sauvegarder sa dignité. Aussi jette-t-il toutes ses forces dans le duel, l'emportant du reste facilement tant sa voix est pure et limpide. Enthousiasmée, la foule scande son surnom, Farinelli. Ricardo, son frère et son aîné de huit ans, s'émerveille de l'incomparable talent du cadet. L'un compose, l'autre chante. Leur duo fonctionne parfaitement. Jusqu'au jour où Haendel vient à passer par Naples...

 

Le film Farinelli a été réalisé par Gérard Corbiau en 1994. Il retrace la vie et la carrière du célèbre castrat, le plus célèbre de son temps, Carlo Broschi surnommé Farinelli, né en 1705 dans les Pouilles, mort à Bologne en 1782. Cet élève de Porpora à Naples, chantait pour les rois, rémunéré à prix d'or.
Le film est une fiction sous forme dramatique, qui s'écarte beaucoup de la vie du chanteur mais comporte de belles images d'opéra et surtout des extraits des opéras que chantaient les castrats du 18è siècle, extraits pris dans les oeuvres de Haendel, Hasse, Porpora, Carlo Broschi, frère du chanteur, Pergolèse. 
De très beaux airs reconstitués par Christophe Rousset et les Talents lyriques en mixant plusieurs voix afin de reconstituer la voix d'un castrat et l'étendue de sa tessiture: 3 octaves pour Farinelli.

Farinelli est connu pour avoir disposé d' une étendue de voix de trois octaves, de do2 à do5. Comme tous les grands castrats, il avait une technique particulière de respiration qui lui permettait de tenir son chant pendant une durée anormalement longue.
Appelé à Madrid par le roi d' espagne Philippe V, il y restera 25 ans, richement payé et lui chantera tous les soirs les quatre mêmes airs. Confident du roi, il passe pour jouer un grand role politique. Il se retire à Bologne, fier des 400 tableaux de grands maitres qu'il ramène avec lui.
Musicien lui-même , il composait ses propres ornements, les cadences, ajoutés en général à la fin d'un aria.
On connait aussi Farinelli pour avoir échangé avec Metastase, le grand librettiste, une correspondance suivie, qui dura depuis l'époque où tous deux étaient jeunes élèves à Naples de Porpora, jusqu'à la mort du poète impérial à Vienne.

Film à voir : FARINELLI de Gérard Corbiau (1994)

Un castrat est un chanteur de sexe masculin ayant subi la castration avant sa puberté, dans le but de conserver le registre aigu de sa voix enfantine, tout en bénéficiant du volume sonore produit par la capacité thoracique d'un adulte. Le phénomène musical des castrats apparaît dans la deuxième moitié du xvie siècle en Occident. Il se développe principalement en Italie et disparaît entre la fin du xixe et le début du xxe siècle. Les historiens rapportent que les meilleurs castrats pouvaient rivaliser en puissance, technique et hauteur avec une petite trompette. Le mot désigne également le type de voix obtenu au moyen de cette opération.

Les premiers chanteurs castrés apparaissent dans l'Empire byzantin. En Occident, les premiers castrats connus chantent dans la chapelle du duc de Ferrare à la fin des années 1550 ; le duc évoque le recours aux castrats comme s'agissant d'un phénomène classique. À la même époque, Guillaume de Gonzague, troisième duc de Mantoue, emploie dans sa chapelle personnelle des « petits chanteurs français » (« cantoretti francesi »), qui sont peut-être des castrats. Le premier castrat, d'origine espagnole, entre dès 1582 dans les effectifs du chœur de la chapelle Sixtine, c'est-à-dire la chapelle privée du pape, qui avait déjà recruté des falsettistes espagnols auparavant. Cette importance des Espagnols parmi les premiers castrats a de quoi surprendre, car l'Espagne n'est pas un centre connu de production de castrats. On a suggéré que la pratique trouvait son origine chez les Maures espagnols, mais sans élément pour appuyer cette thèse. En 1589, le pape Sixte Quint autorise formellement l'emploi de castrats dans le chœur de la chapelle Giulia de la basilique Saint-Pierre par la bulle Cum pro nostro pastorali munere et en 1599, on trouve officiellement deux chanteurs, prêtres oratoriens, qualifiés de eunuchi.

Au début du xviie siècle, on retrouve des castrats au service de tous les princes dirigeants italiens, que ce soit pour la musique sacrée ou profane ; le phénomène se développe également dans les cours allemandes. Tous ces chanteurs sont Italiens, ou du moins ont été castrés et formés en Italie ; à quelques exceptions près, ce principe restera vrai tout au long de l'histoire des castrats. Leur développement ne s'explique pas par l'essor de l'opéra : le recours aux castrats devient courant d'abord dans les chapelles et inversement, il faut attendre au moins le milieu du xviie siècle pour que l'habitude se prenne d'attribuer à un castrat le rôle-titre d'unopéra. L'interdiction à Rome pour les femmes de chanter sur scène n'est pas non plus une explication suffisante. D'abord, elle n'est pas réellement respectée avant la fin des années 1670. Ensuite, elle aurait pu conduire à préférer les jeunes garçons ou les falsettistes pour chanter dans les registres aigus. Cependant, les garçons présentent le défaut de muer peu de temps après la fin de leur formation, alors que le timbre des falsettistes est considéré comme frêle et peu satisfaisant par rapport à celui des castrats. Quand on en trouve dans une partie soprano, cela semble s'expliquer par la difficulté de trouver un castrat ou par le coût trop élevé de ce dernier. On trouve cependant des falsettistes au pupitre alto : curieusement, plusieurs papes interdisent à des castrats de tenir cette partie, alors qu'ils les acceptent comme sopranos.

Le phénomène des castrats s'explique peut-être par la prééminence accordée aux voix les plus aiguës : quand l'opéra prend son essor, dans le deuxième quart duxviie siècle, les sopranos, castrats ou femmes, sont mieux payés que les ténors et les basses. Dans les chœurs religieux également, et sous réserve de l'ancienneté, les castrats et les ténors obtiennent de meilleurs émoluments que les basses. Parmi les castrats eux-mêmes, ceux qui chantent des rôles d'altos de temps à autres semblent être moins estimés que ceux qui se cantonnent aux rôles sopranos. Parallèlement, le développement de la voix solo exige des interprètes plus professionnels, ayant reçu une formation plus poussée. Or les filles ne peuvent pas être entraînées avant que leur voix ne mue, alors que les garçons castrés peuvent débuter jeunes la formation, à un âge où ils sont plus malléables, et peuvent commencer à travailler plus tôt.

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Film Culte: TOMMY de Ken Russell (1975)

Publié le 17 Septembre 2016 par bigwhy dans film, culte, rock, opéra, film complet, UK, 70's

Film Culte: TOMMY de Ken Russell (1975)

Tommy est un film sorti en1975 basé sur l'opéra-rock eponyme de The Who sorti en 1969 ( le premier à avoir été défini le genre). Il a été réalisé par Ken Russell et plusieurs célébrités musicales et acteurs y ont participé (clapton, elton john, tina turner & bien sur les membres du groupe The Who).

Tommy raconte l'histoire d'un garçon aveugle, sourd et muet qui devient un célèbre champion de flipper, passant par diverses expériences afin de retrouver ses sens. Lorsque cela se produit, il se transforme en une sorte de guide spirituel pour de nombreux adeptes qui finissent par le rejeter.

Remember!

Film Culte: TOMMY de Ken Russell (1975)
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Nanard(s): Les Vampires de Jean Rollin

Publié le 25 Août 2016 par bigwhy dans film, trash, vampire, fantastique, erotisme, france, 70's, Bande annonce, film complet

Nanard(s): Les Vampires de Jean Rollin

levres de sang 1975 (complet)

Pour nous apporter le frisson, en cette période caniculaire, on va parler de...........vampires. au menu de la musique, des films, des livres, des oeuvre d'arts & des pin ups.


Parmi les nombreux cinéastes qui œuvrèrent dans le petit monde de la série B française, Jean Rollin fait figure de franc-tireur toujours présent dans les plus mauvais coups. Camouflé pour ses projets alimentaires sous une ribambelle de pseudonymes, Jean Rollin va, dans les années 1970-80, devenir un personnage incontournable de ce petit milieu, capable d'un côté de tourner des films expérimentaux quasi confidentiels et nourris de ses obsessions pour les femmes vampires en nuisette, et de l'autre de venir en mercenaire assurer au pied levé la réalisation de quelques productions calamiteuses pour les producteurs les plus ringards du marché.

Il y a (au moins) trois Jean Rollin : Tout d'abord l'auteur d'une œuvre fantastico-érotico-poétique très personnelle, où des vampires dénudées errent lentement dans des châteaux en ruines, puis le pionnier de l'ère du film X qui, sous les pseudonymes de Michel Gentil ou Robert Xavier, tournera quelques oeuvrettes pour salles spécialisées au milieu des années 1970. Enfin, et c'est celui qui nous intéressera le plus en ces lieux, le réalisateur débrouillard toujours disponible, l'homme que l'on appelle lorsqu'Eurociné ou tout autre petit producteur du cinéma bis franchouillard cherche à concrétiser un projet foireux que plus personne ne veut assumer. Il faudrait encore ajouter Rollin le bon copain, qui n'hésite jamais à filer un coup de main ou assurer un petit rôle dans les productions de ses amis comme Norbert Moutier, ou Rollin l'écrivain qui concrétise sur papier ses visions fantastiques…

Après dix ans de courts-métrages et de travail en tant que technicien ou assistant-réalisateur, Rollin, qui s'est constitué un large carnet d'adresses, peut à la fin des années 1960 sauter dans le grand bain. Son premier vrai long métrage, « Le Viol du vampire », se fait dans des conditions curieuses. Il est contacté par un petit distributeur indépendant, Jean Lavie, qui cherche à compléter la programmation d'un film fantastique anglais pas assez long, avec un court-métrage qui pourrait faire office de double programme. Rollin tourne une histoire de vampire très cheap, où il peut mettre à la fois ses obsessions fantastiques, son travail expérimental et une bonne louche d'érotisme à la mode du temps. Jean tourne sans grands moyens un film où une clinique mène d'étranges expériences vampiriques et où des jeunes femmes en voiles blancs errent sans but dans des manoirs embrumés. Les comédiens sont amateurs, le budget crie misère mais qu'importe, tout cela est dans l'esprit libertaire du temps. Hélas, entre-temps, Lavie fait faillite et Rollin se retrouve avec son court sur les bras. Il contacte un autre producteur, Sam Selsky, qui décide de financer un deuxième court pour compléter le premier mais qui insiste tout particulièrement pour épicer la sauce avec un peu de nudité féminine.

Rollin ressuscite son casting qui mourait pourtant à la fin de son précédent film et tourne une suite, « La Reine des vampires », pas très cohérente par rapport au premier. Les deux films s'enchaînent sans trop de continuité pour former un long métrage, sorti sous le titre générique du « Viol du vampire ». Le tout sort en plein mai 1968, avec une affiche d'un Druillet pas encore connu, et se proclame fièrement premier film de vampire français. L'accueil est catastrophique. Sorti dans quatre salles parisiennes, le film est hué par son public qui s'attendait à voir l'équivalent français des productions de la Hammer et se retrouve devant un film expérimental arty. Les gens sortent de la salle furieux après avoir bombardé l'écran avec tout ce qui leur tombe sous la main ! "Le Figaro" se fend tout de même d'une critique du film, en se demandant s'il n'a pas été tourné par une bande d'étudiants en médecine ivres morts. Les résultats sont si catastrophiques que Rollin envisage sérieusement un temps d'arrêter le cinéma.

Mais comme Lavie, qui s'est refait, lui propose de retenter sa chance, il tourne en 1970 « La Vampire nue » (un titre qui résume à lui tout seul toute la thématique rollinesque). Le film, cette fois-ci en couleur, est esthétiquement magnifique, convoquant l'expressionnisme allemand dans les jeux d'ombres et Franju dans ces visions bizarres de société secrète dont les membres portent d'étranges masques d'animaux. Avec, comme toujours, un sens aigu de l'érotisme saphique, une absence totale de rythme et un goût pour l'expérimentation qui le rend hermétique au grand public.

Nanard(s): Les Vampires de Jean Rollin
Nanard(s): Les Vampires de Jean Rollin
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Bookcrossing: LAISSE MOI ENTRER de John Ajvide Lindqvist

Publié le 22 Août 2016 par bigwhy dans livre, fantastique, vampire, suède, film, film complet

Bookcrossing: LAISSE MOI ENTRER de John Ajvide Lindqvist

Oskar a 12 ans, il vit seul avec sa mère au coeur d'une banlieue glacée de Stockholm. Il est martyrisé par trois adolescents de son collège.

Eli a emménagé un soir dans l'appartement voisin. Un homme l'accompagnait. Elle sort le soir, semble ne craindre ni le froid ni la neige et exhale une odeur douceâtre et indéfinissable.

Une magnifique et sanglante histoire d'amour et d'amitié entre deux êtres désespérément seuls et différents.

« Lindqvist a totalement réinventé le roman de vampire. Délectable, parfaitement déstabilisant : un niveau de violence rare désamorcé par une tendresse inouïe. »

« Serait gratuitement dérangeant sans cette intelligence d'écriture unique. »

John Ajvide Lindqvist, prestidigitateur et ancien comédien de stand-up pendant douze ans, est devenu par surprise en 2004 avec ce premier roman, l'auteur d'un des plus gros best-sellers en Suède tous genres confondus.

Il en a signé l'adaptation au cinéma. Le film Let the right one in — Morse a remporté de nombreuses distinctions.

Véritable lieu commun du roman fantastique, le vampire imprime dans la rétine du lecteur son image familière et cauchemardesque, au point d'effacer l'archétype originel sous une chape de poncifs éculés. De ses prémisses gothiques à ses développements horrifiques ultérieurs, en passant par les ersatz lissés pour adolescentes à peine pubères, nul ne peut se targuer d'avoir échappé à un moment de son existence à ce mythe à la fois populaire et érudit. Evidemment, face à l'avalanche des variations, des adaptations et autres resucées commerciales, il est devenu très dur de trouver satisfaction. Bref, renouveler suffisamment le thème du vampire, sans pour autant mettre l'héritage à l'encan, semble bien être une gageure. Sur cet aspect des choses, il apparaît, comme on va le voir, que le Suédois John Ajvide Lindqvist ait découvert un angle d'attaque intéressant. Examinons maintenant l'objet de notre exaltation, un roman propulsé au rang de best-seller, du moins dans son pays natal, ce qui nous redonnerait presque foi en l'humanité.

Banlieue de Stockholm, 1981. Jeune garçon de douze ans, Oskar habite avec sa mère un appartement dans le quartier de Blackeberg, à l'ouest de la capitale suédoise. Un lieu voulu comme une vitrine de la réussite de la démocratie sociale suédoise dans les années 1950, mêlant habitat social collectif, parcs boisés, lacs, pistes cyclables et voies piétonnières. Depuis cette époque, la cité s'est muée en banlieue laborieuse et monotone où traînent le soir alcooliques titubants et jeunes désœuvrés flirtant avec la délinquance. Mal dans sa peau, grassouillet et craintif, Oskar partage son existence entre l'école du quartier et le domicile maternel. En cela, il n'est pas tellement différent des autres gamins de son âge, à un détail près. Doté d'une imagination fertile et d'une certaine intelligence, il aime échafauder des mondes et des personnages imaginaires. Trop fragile, trop rêveur, trop différent. Peut-être est-ce pour ces raisons que la bande de Jonny l'a choisit comme souffre-douleur. Le surnommant Cochonou, Jonny ne lui laisse aucun répit. Malheur à lui s'il se distingue en classe ou s'il esquisse le moindre geste de résistance. Les brimades et les humiliations ne tardent alors pas à fuser.

Sur cette intrigue classique, John Ajvide Lindqvist greffe une trame où vient faire irruption l'Inconnu, incarné ici par la figure du vampire. Le mythe vampirique sert en effet de catalyseur, ce qui ne veut pas dire que l'auteur le néglige pour autant, bien au contraire il le traite d'une façon originale et inédite, du moins à ma connaissance. Délaissant le point de vue du chasseur, les van Helsing et autres agités de la gousse, et par la même occasion celui du monstre, il se focalise sur celui de son compagnon, l'humain élu pour devenir son ange gardien. Sur ce point, Lindqvist est d'une efficacité et d'une sobriété exemplaire. Il intègre divers éléments du mythe vampirique — le besoin de sang, la régénération, la faculté de se transformer, la déconnexion diurne, la crainte du soleil... — tout en désamorçant les clichés qu'ils véhiculent. L'auteur façonne ainsi une histoire humaine, touchante et subtile, animée par des personnages secondaires dotés d'une certaine épaisseur. Un récit manifestant également de solides qualités de thriller, lorsque l'intrigue se resserre, une tension ponctuée de scènes de violence qui évitent de tomber dans la complaisance. Mais au-delà du récit d'enfants et de la simple description sociale — la vision de la société suédoise des années 1980 particulièrement gratinée et rappelant celle de la société finnoise des histoires de Joensuu — , au-delà du roman fantastique, Laisse-moi entrerapparaît surtout comme un roman sur l'amour et l'amitié. Un livre dérangeant qui remet en question les certitudes, émeut par sa tendresse et effraie par sa logique froide et inexorable.

Après avoir lu Laisse-moi entrer, on ne saurait évidemment trop recommander de visionner le film de Tomas Alfredson, dont Lindqvist lui-même a signé l'adaptation. Plus resserré, plus contemplatif, plus poétique et mystérieux que le roman, Morse offre un contrepoint cinématographique à la fois différent et fidèle. Et puis, il serait dommage de se priver d'une des histoires de vampire les plus intéressantes de ces dernières années.

(Noosphère)

Bookcrossing: LAISSE MOI ENTRER de John Ajvide Lindqvist
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