Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Bigwhy? Finest?

Fanzine Enthousiaste & Curieux

Articles avec #espagne catégorie

Bootleg: COULD YOU BE INTREGALACTIC by Neblina sound

Publié le 14 Mai 2017 par bigwhy dans video, musique, mash up, reggae, hip hop, espagne, internet

Bootleg: COULD YOU BE INTREGALACTIC by Neblina sound

Beastie Boys VS Bob Marley, pour cet excellent mashup, j'en profite pour avoir une petite pensée pour Adam Yauch, un des 3 MC's qui est mort en 2012, d'un cancer à l'age de 47 ans.

Merci de m'avoir fais vibrer pendant toute ces années, Brotha'!

commentaires

Bookcrossing: DES LARMES SOUS LA PLUIE de Rosa Montero

Publié le 13 Février 2017 par bigwhy dans livre, science fiction, espagne

Bookcrossing: DES LARMES SOUS LA PLUIE de Rosa Montero

Rosa Montero choisit un avenir lointain, hérité de Philip K. Dick et de Blade Runner, pour nous parler de ce qui fait notre humanité, la certitude de notre mort et de celle de ceux que nous aimons. Ses personnages sont des survivants qui s'accrochent à la morale politique, à l'éthique individuelle, à l'amitié et à l'amour.

États-Unis de la Terre, 2109. Les réplicants meurent dans des crises de folie meurtrière tandis qu'une main anonyme corrige les Archives Centrales de la Terre pour instrumentaliser l'histoire de l'humanité.

Bruna Husky, une réplicante guerrière, seule et inadaptée, décide de comprendre ce qui se passe et mène une enquête à la fois sur les meurtres et sur elle-même. Aux prises avec le compte à rebours de sa mort programmée, elle n'a d'alliés que marginaux ou aliens dans ce tourbillon répressif, vertige paranoïaque, qui emporte la société.

 

À en croire son titre, Des larmes sous la pluie ne sonne pas spécialement spéculatif. Pourtant, un petit détail devrait attirer notre attention sur la couverture : l'œil de la femme, à la pupille féline. En effet, la distribution de ce roman n'est pas simplement humaine : nous sommes en 2109, et les Réplicants sont parmi nous, en quantité non négligeable. Créés à l'origine pour s'occuper des basses tâches (travail dans les mines et guerres, notamment), ils ont réussi peu à peu à revendiquer leurs droits et à faire en sorte qu'ils soient considérés comme des êtres normaux. Pas totalement néanmoins, car une différence fondamentale les distingue des humains : leur espérance de vie, extrêmement réduite, puisqu'ils « naissent » à vingt-cinq ans (avec des souvenirs très réalistes concoctés par des scénaristes patentés) avec au maximum une dizaine d'années de vie avant que la TTT (Tumeur Totale Techno) ne les emporte. Bruna Husky est une Réplicante, ancien membre des forces de combat ; elle exerce le métier d'enquêteur privé. Lorsque plusieurs techno-humains commencent à partir en vrille, notamment l'une de ses voisines, qui se croit humaine et se retire un œil pour le prouver, Bruna se décide à fouiner. Elle découvre bientôt qu'un trafic de mémoires vérolées s'est mis en place. Qui en est responsable, et quel est son but ? C'est ce que Husky va tenter de comprendre, tandis que les cas de morts brutales de Réplicants se multiplient, parfois avec des dommages collatéraux parmi les humains, faisant resurgir les vieilles haines que ces derniers éprouvent pour les techno-humains.

Rosa Montero nous propose ici un libre développement de l'univers dépeint dans Blade Runner. Dès lors, le titre du roman devient clair : Des larmes sous la pluie renvoie directement à la scène du film de Ridley Scott, lorsque Roy Batty, joué par Rutger Hauer, meurt sur le toit d'un immeuble, sous une pluie battante. Car le propos de ce roman est bien là : parler de la condition humaine temporaire, et de notre mort inéluctable. Décrit par le prisme des Réplicants, à l'espérance de vie nettement réduite par rapport à la notre, le phénomène en voit ses effets démultipliés : Bruna Husky ne cesse de se rappeler de son compagnon décédé de la TTT, et répète comme un mantra le temps qu'il lui reste à vivre. Cette peur insondable constitue ainsi le principal moteur psychologique du livre, à mesure qu'elle croise d'autres personnes qui, comme elle, sont confrontés à la perte des leurs et/ou au sentiment de leur mort prochaine. Des larmes sous la pluie se révèle donc un roman sur la mort et le deuil ; mais pas uniquement. Car, dans le laps de temps qui nous concerne, il faut bien vivre, et tous n'ont pas la même philosophie. Si Bruna souhaite simplement continuer à (sur)vivre, d'autres sont nettement plus dangereux, et professent la haine de l'autre. C'est le cas des Suprématistes humains, parti politique dangereux qui prône la Terre aux humains, et de parquer les Réplicants dans des camps où ils s'éteindront petit à petit des effets de la TTT. Les troubles sociétaux liés à la mort parfois brutale – puisqu'elle entraîne dans le trépas des êtres humains – vont être du pain béni pour les Suprématistes, qui pourront ainsi faire jouer ce levier pour raviver la haine de l'autre qui affleure en permanence dans l'esprit de leurs concitoyens. Tout l'enjeu des recherches de Bruna sera de boucler son enquête avant que la situation ne dégénère, histoire de sauver ce qui peut l'être. Le parallèle avec la situation mondiale actuelle, qui voit la montée généralisée de l'intolérance et de la détestation d'autrui, est transparent : Rosa Montero ne fait rien d'autre que nous parler de nous-mêmes.

Thématiques de la condition humaine, de la mort et du deuil, de la haine de l'étranger : pour des sujets aussi forts, mieux vaut que le monde décrit par Rosa Montero soit suffisamment crédible, sous peine d'affadir le propos. L'auteur a donc particulièrement travaillé son background ; celui-ci nous est livré par petites touches, des articles mentionnés par un archiviste, qui n'ont pas simplement vocation à nous informer sur l'univers dépeint, mais participent aussi du développement de l'intrigue. Si certains points semblent un peu moins cohérents (la présence d'extra-terrestres, dont l'un a un pouvoir bien pratique si l'on mène une enquête policière), globalement le décor est solidement planté, et plausible. La progression des investigations de Bruna est bien maîtrisée, de même que la montée de la tension qui se répand dans toutes les couches de la société. Quant aux personnages, de par leurs interrogations, ils ne peuvent qu'être intéressants ; Montero excelle néanmoins à les décrire, les travaille en profondeur, notamment sa principale protagoniste, qui se révèle à la hauteur de l'inoubliable Roy Batty.

Libre développement de l'univers de Blade Runner , livre aux thématiques universelles, au décor crédible et aux personnages forts, et dont on signalera au passage la très bonne traduction de Myriam Chirousse, Des larmes sous la pluie se révèle sans aucun doute comme un excellent roman de science-fiction, l'un des meilleurs qu'il m'ait été donnés de lire ces dernières années.

« J'ai vu tant de choses que vous, humains, ne pourriez pas croire. De grands navires en feu surgissant de l'épaule d'Orion. J'ai vu des rayons fabuleux, des rayons c briller dans l'ombre de la porte de Tannhäuser. Tous ces moments se perdront dans l'oubli comme des larmes sous la pluie. Il est temps de mourir. »

 

(Critique de Noosfere)



 

commentaires

One track a day: WILL O THE WISP by Miles Davis

Publié le 18 Janvier 2017 par bigwhy dans musique, video, jazz, western, planant, USA, espagne

One track a day: WILL O THE WISP by Miles Davis

Une beauté dépouillé, sensuelle & brutale, comme le soleil d'Espagne.

Ce titre, en VF: "Le Feu Follet" (voir paragraphe suivant) est tiré du disque "Sketches of spain" (1960), inspiré de la musique traditionnelle espagnole, c'est l'un des plus accessible de Miles.

Le fait que peu de place soit faite aux improvisations fit dire que Sketches of Spain ne peut être assimilé au jazz. Miles Davis rétorqua "It's music, and I like it".

Dépouillement des arrangements et le son unique & reconnaissable, entre tous, de la trompette de Miles, préfigure un peu, les musiques de western. D'ailleurs la plupart des westerns spaghetti ont été tourné en Andalousie, à coté d'Almeria.

One track a day: WILL O THE WISP by Miles Davis

Le mot français « feu follet » vient d'ignis fatuus en latin, qui signifie « feu bouffon ». Le feu follet en tant qu'esprit est connu sous plusieurs autres noms en fonction des régions du monde, en Angleterre, ils sont nommés Will-o'-the-wisp (Will au tortillon), et aux États-unis, ils portent les noms de spook-lights ou ghost-lights (« lumières de fantômes ») donné par les folkloristes et les amateurs de paranormal.

Le feu follet est une manifestation lumineuse ayant l'apparence d'une petite flamme. Connue et décrite depuis longtemps, cette manifestation fut longtemps uniquement vue comme celle d'esprits malins et d'âmes en peine venues sous formes de petites flammes hanter les forêts désertes, les marécages et les cimetières, et fit l'objet d'un folklore important, tant sur l'origine de ces esprits que sur les façons de s'en débarrasser. Plus récemment, des recherches zététiques orientées vers la chimie donnent plusieurs explications scientifiques du phénomène.

Un feu follet peut apparaître sous la forme d’une lueur pâle de couleur bleutée, parfois jaunâtre ou vermillon, en forme de flammèche flottant dans l’air à une faible hauteur au-dessus du sol ou de l’eau. La lumière est plus ou moins diffuse, vacillante et brève. Certains feux follets pourraient persister dix à trente secondes, voire exceptionnellement plusieurs minutes. Selon les témoins, ils ne produisent pas de fumée ni n’enflamment les objets, ni ne brûlent les herbes avec lesquelles ils sont en contact. Ils ont beaucoup été observés dans ou autour des marais, et surtout dans les cimetières. D'après une explication scientifique, avec le drainage et la régression des zones humides et des forêts inondées, ainsi que l’enterrement des morts dans les cercueils, il est probable que les feux follets soient devenus plus rares.

One track a day: WILL O THE WISP by Miles Davis
commentaires

Bookcrossing: A QUATRE MAINS de Paco Ignacio Taibo II

Publié le 20 Décembre 2016 par bigwhy dans livre, polar, espionnage, mexique, espagne

Bookcrossing: A QUATRE MAINS de Paco Ignacio Taibo II

Stan Laurel, Houdini, Pancho Villa, Léon Trotski, deux journalistes qui rêvent d'écrire un grand roman à quatre mains et qui pratiquent la religion du scoop, le directeur d'une officine de la CIA surnommée département de la merde, un trafiquant de cocaïne, un commandant sandiniste en danger, un vieux révolutionnaire bulgare, qui réécrit un classique de roman d'aventures, un vieil anarchiste espagnol qui est un génie des faux papiers, un acteur hollywoodien engagé dans les brigades internationales, l'ombre de Joseph Staline... Ils sont tous dans A quatre mains, pièces d'un gigantesque puzzle qui dessine peu à peu l'histoire des révolutions depuis le début du siècle et trace le portrait de ceux qui les ont faites et ont été trahis par elles...

Le roman de Paco Ignacio Taibo II, lauréat du prix Dashiell Hammett 1991, est proprement inracontable. Les personnages se comptent par dizaines, certains n'apparaissant que l'espace d'une ligne. Les plus grandes figures de l'Histoire du vingtième siècle se croisent, ainsi que les personnages inventés par l'auteur. On visite les coulisses des principales révolutions, des dictatures, de la politique internationale du siècle passé tout entier. Les apparitions les plus farfelues sont monnaie courante: ici un pistolero nain surgit d'une malle en chantant, s'accompagnant aux maracas, là le chef d'un département de la CIA fait en sorte que le seul moyen d'entrer dans le service soit la fenêtre de son bureau, forçant même les entrants et les sortants à marcher sur son bureau. De grandes amitiés, de grands destins...

Le génie du mexicain, tient en grande partie de son incroyable sens de l'orientation. L'imagination qu'il déploie à narrer les aventures, par petites touches, de plusieurs dizaines de personnages, est en soi remarquable. On peut également saluer la variété jamais prise en défaut dont il fait montre sur le plan stylistique: chaque personnage est décrit dans un style, un ton différent, si bien qu'avant même de voir les noms mentionnés, le lecteur sent déjà à qui on est revenu.

La plus grande performance de l'auteur, c'est pourtant bel et bien de parvenir à maintenir le cap dans cet enchevêtrement. Car, au cours des plus de 500 pages que compte le roman, on se sent parfois perdu. D'anecdotes en moments d'introspection, d'allers et retours temporels (on passe de Stan Laurel à la Guerre d'Espagne, pour revenir à la CIA des années 80) ou géographiques (Bulgarie, Yougoslavie, Paris, Mexico, Chihuahua, New York, Java...), il est difficile de savoir où peut bien vouloir en venir ce diable de Paco. Pourquoi raconter comment Harry Houdini en vint à consulter un psychiatre, où reproduire la version d'Adieu à Mompracem, d'Emilio Salgari, telle qu'elle est recomposée dans l'esprit d'un vieux révolutionnaire bulgare, lors de sa captivité en URSS ? Que signifie cette ode à un trafiquant de drogue ? Et l'inventaire des sujets de thèses refusés à Elena Jordan ? 

Et pourtant, on tient. Sans effort. Malgré le fait qu'on se demande à chaque instant s'il y a un capitaine dans le bateau, et si le capitaine sait où il va. Il le sait, et la démonstration vaut le détour. En effet, il est impossible de ne pas s'attacher aux personnages, fussent-ils des membres d'un département de la CIA chargé de la désinformation. De plus, l'originalité de la construction du roman permet d'entretenir la curiosité du lecteur, incapable de prévoir ce qui l'attend. Enfin, on ne peut qu'être admiratif devant la vie insufflée à cette fresque peinte à l'échelle d'un siècle !

Il fallait à la fois du souffle et de l'audace pour embrasser une période aussi large. Le défi est d'autant plus remarquable qu'il est relevé par le biais de la peinture de destins individuels, traités sur un mode presque intimiste: Stoyan Vassiliev reste obsédé par le destin de sa petite fille, disparue pendant la Seconde Guerre Mondiale, Julio Fernandez s'interroge sur celui qui fut son grand-père, Saturnino Longoria sent l'âge venir avec inquiétude, malgré la pérennité de ses activités anarchistes.

L'impression d'enchevêtrement perdure, mais la clarté se fait au fil des pages, pour aboutir à un dénouement surprenant. La vision historique est d'une clarté redoutable, qui met en lumière les événements les plus importants de l'histoire mondiale du vingtième siècle, les montrant presque de l'intérieur. Paco Ignacio Taibo II, dans cet étrange roman, réussit le tour de force de mettre l'Histoire en scène, de composer un roman passionnant, ainsi que d'expérimenter une narration rarement employée, tous genres confondus. Une oeuvre remarquable.  

Bookcrossing: A QUATRE MAINS de Paco Ignacio Taibo II
commentaires

Bootleg: MESSAGE FROM THE SOFA by The Mash Masters

Publié le 21 Novembre 2016 par bigwhy dans musique, video, mash up, cover, reggae, hip hop, espagne, internet, facebook

Bootleg: MESSAGE FROM THE SOFA by The Mash Masters

Un message, pour tout ceux qui, comme moi, se réfugie dans le sommeil pour soigner leur dépréssion ou leurs vilains états d'ames, ou encore pour ceux (dont je fais aussi parti!) qui vive leur fainéantise comme une pose esthetique, voir une véritable philosophie!

Les Mash Masters sont un trio de DJ's espagnols (catalans!) De Castellon de la Plana, spécialistes du mash up Hip hop/Reggae, Les Boss du genre avec nos frenchies de L'Entourloop & les britons: J-Star & Dj Maars. Ici il assaisonnent, à leur façon, un track (deja excellent) du duo hip hop anglais the Nextmen avec Pupajim au chant: Tout ça pour dire qu'il faut bouger de son sofa si on veut qu'il arrive la moindre chose sympa dans notre vie!

Promis je vais le faire, mais avant je fini la partie de Play Station & le gros buzz que j'ai laissé s'éteindre, dur dur ce lundi!

Bootleg: MESSAGE FROM THE SOFA by The Mash Masters
Bootleg: MESSAGE FROM THE SOFA by The Mash Masters
commentaires

Film a voir: LE PARFUM de Tom Tykwer (2006)

Publié le 6 Octobre 2016 par bigwhy dans film, fantastique, histoire, Bande annonce, france, allemagne, espagne

Film a voir: LE PARFUM de Tom Tykwer (2006)

Adaptation inspirée et spectaculaire du best-seller de Süskind (post précédent).

Pas encore culte mais à voir (pour une fois que l'adaptation n'est pas totalement un massacre!)

Le parfum, c’est avant tout l’un des chefs-d’œuvre de la littérature contemporaine, best-seller de son état, longtemps protégé de l’écran par son auteur méfiant à l’égard du septième art et de ses trahisons. Une œuvre foisonnante autour du seul sens de l’odorat habitée par un personnage à la fois fascinant et répugnant, l’incroyable Grenouille, qui a intéressé les plus grands cinéastes dont maître Kubrick en personne. Ce dernier, comme les autres, l’ayant écarté de son planning en raison de la difficulté d’adaptation.

Retrouver le cinéaste allemand Tom Tykwer (Cours Lola, cours, Heaven) derrière la caméra a de quoi surprendre. Son cinéma, que certaines mauvaises langues aiment rapprocher de Luc Besson en raison de ses affèteries visuelles et en particulier de son recours excessif aux caméras virtuelles, semble a priori tellement éloigné du roman de Süskind qu’un tel choix avait de quoi soulever les suspicions les plus fortes. Et pourtant surprise, sur ce coup Tykwer a eu du nez ! Débarrassé des mots du roman, il utilise les images, flamboyantes et magnifiquement composées, pour se charger d’éveiller l’odorat des spectateurs. Un délice visuel qui titille les narines, certes avec moins de vivacité que dans le roman d’origine, mais avec une élégance artistique savoureuse.
Il déploie le fil narratif, forcément passionnant même pour ceux qui ont lu le livre, dans toute sa singularité, puisque le récit de Grenouille ne ressemble en rien à ce qu’on a pu lire et voir jusqu’ici. Intriguant, fascinant, hypnotisant. Les deux heures trente se dissipent sans que le spectateur s’en aperçoive. L’audace des séquences finales nourrit l’intérêt jusqu’au bout et ose s’adonner au paroxysme le plus jouissif et le plus éloquent.
Débarrassé de tout classicisme, Le parfum va jusqu’au bout de ses intentions poétiques et sensorielles avec une élégance parfois obscurcie par les tics techniques du cinéaste. Mais peu importe, il suscite l’épate de par la grâce de ses images, aidé par un budget colossal qui fait de cette production une fresque de premier ordre unique en son genre. Une œuvre magistrale à ressentir et à aduler, indissociable du matériau littéraire de base, présent d’un bout à l’autre du métrage.

Film a voir: LE PARFUM de Tom Tykwer (2006)
Film a voir: LE PARFUM de Tom Tykwer (2006)
commentaires

One track a day: RITMO CALLEJERO by Super Spanish Combo

Publié le 4 Août 2016 par bigwhy dans musique, video, groove, hip hop, world music, espagne, internet, facebook

One track a day: RITMO CALLEJERO by Super Spanish Combo

Un petit air de rap latino à la Delinquent Habits? Une fanfare Barcelonaise remixée par Calagad 13, un DJ/producteur breakbeat. Ca sent l'été à plein nez ça!

Sept musiciens, sept styles qui se rencontrent à Barcelone et unissent leurs talents pour former un groupe de hip-hop afrolatino : c’est la naissance du Super Spanish Combo, collectif détonnant qui ne s’interdit rien et combine hip hop, rap, salsa, funk ou reggae avec le son cubain, le guaguanco, la cumbia et le calypso. Un son nouveau et original, mélange détonnant de racines latines et africaines. Musique de fête, histoires du quotidien, mais aussi textes forts et engagés, le Super Spanish Combo fait de son métissage une musique unique et percutante. Son live est un mélange dynamisant, 100% dansant, mais aussi fortement teinté de l’interaction avec le public avec qui il se lance souvent dans des échanges improvisés.

commentaires

Les Amants (1): Les Amants de Teruel

Publié le 20 Juillet 2016 par bigwhy dans art, iconographie, erotisme, espagne

Les Amants (1): Les Amants de Teruel

L'amour nait au printemps, mais il devient charnel, avec la chaleur de l'été, je vous concocte donc, un petit dossier iconographique, qui n'est ni chronologique, ni objectif, juste des belles images sur les amants de tous les temps!

Certaines ressemblances entre l'histoire tragique de Roméo et Juliette et celle des amants de Teruel peuvent être établies. En effet, une lutte vindicatrice oppose deux familles nobles de Teruel : les Segura et les Marcilla. Isabella de Segura et Diego (Juan) de Marcilla s’aimaient depuis leur enfance. Rendu à l'âge de se marier, Diego décide de demander la main d’Isabella à son père, Pedro de Segura, qui lui préfère un jeune homme de meilleure famille nommé Pédro Fernandez de Azagra. Diego part aux Croisades à la recherche de fortune non sans avoir préalablement parvenu à un pacte selon lequel Isabel l’attendrait pendant cinq ans sans se marier avec personne. Sous la contrainte de son père et sans nouvelle de son fiancé durant plus de cinq ans, Isabella épouse Azagra. Ayant fait fortune, Diego retourne à Teruel en 1217 et découvre le mariage d'Isabella. Ne pouvant obtenir un ultime baiser de sa bien-aimée, il meurt de chagrin. Lors de ses funérailles, Isabella donne un dernier baiser au cadavre de son bien-aimé et expire dans cette suprême étreinte.

Les corps momifiés des deux amants ont été exhumés en 1555. Leur tombe était située dans le cloître de l'église San Pedro à Teruel, avant la construction d'un mausolée par le sculpteur Juan de Ávalos en 1955. L'histoire a inspiré de nombreux artistes.
Les amants de teruel sont enterrés dans l'église San Pedro à Teruel (Aragon)

Paroles de Les Amants De Teruel par Édith Piaf


L'un près de l'autre,
Se tiennent, les amants
Qui se sont retrouvés
Pour cheminer côte à côte.
Retrouvés dans la mort
Puisque la vie n'a pas su les comprendre,
Retrouvés dans l'amour
La haine n'ayant pas pu les atteindre.
Les feuilles, les feuilles tombent
Sur leur lit de noces.
Que la terre soit douce,
Soit douce aux amants de Teruel
Enfin réunis dans l'ombre...

L'un près de l'autre,
Ils dorment maintenant.
Ils dorment, délivrés
De l'appréhension de l'aube.
Se tenant par la main,
Dans l'immobilité de la prière,
Renouant leur serment
Dans la tranquille éternité des pierres,
La nuit leur ouvre ses portes.
Tout rentre dans l'ordre.
Leur étreinte demeure,
Demeure à jamais suspendue
Ainsi qu'une note d'orgue...

Les Amants (1): Les Amants de Teruel
commentaires

Bookcrossing: LE BOURREAU DE GAUDI de Aro Sainz De La Maza

Publié le 17 Mai 2016 par bigwhy dans livre, polar, espagne

Bookcrossing: LE BOURREAU DE GAUDI de Aro Sainz De La Maza

Barcelone & son + illustre enfant: l'architecte Gaudi, au centre d'un excellent polar, une réponse très sombre à "La ville des prodiges" de Eduardo Mendoza

Un corps en flammes est retrouvé pendu au balcon d’un des monuments les plus emblématiques de Barcelone, La Pedrera, d’Antonio Gaudí. Bien mauvaise publicité pour la ville à quelques semaines de la consécration par le pape de la Sagrada Familia. Les services policiers sont aux abois et réintègrent l’électron libre Milo Malart, révoqué par mesure disciplinaire. Tandis qu’il enquête en binôme avec une jeune sous-inspectrice, qui semble tout droit sortie d’une série américaine à succès, les meurtres s’enchaînent selon un rituel immuable : toujours des membres de l’oligarchie barcelonaise, férocement mutilés au sein des édifices du célèbre architecte qui fait la gloire de la ville. Barcelone a vendu son âme au diable ; elle doit payer le prix de sa magnificence.
La chasse à l’homme est ouverte, mais qui cherche-t-on ? Un prédateur sadique assoiffé de vengeance ou la victime d’un système politique arrogant et corrompu, qui sacrifie les plus fragiles au faste tapageur de la ville et à sa manne touristique ? Pour répondre, il faut d’abord décrypter le symbolisme ésotérique des œuvres de Gaudí, aux formes proprement hallucinantes.
Dans une intrigue magistralement tenue jusqu’à la dernière page, orchestrant pressions politiques, énigmes maçonniques, mœurs dissolues et presse à sensation, Le Bourreau de Gaudí plante l’envers du décor d’une cité unanimement saluée pour sa beauté et sa prouesse architecturale. Une “Ville des prodiges” terriblement moderne et effroyablement archaïque.

Bookcrossing: LE BOURREAU DE GAUDI de Aro Sainz De La Maza
commentaires

Bookcrossing: LA VILLE DES PRODIGES de Eduardo Mendoza

Publié le 8 Avril 2016 par bigwhy dans livre, espagne, invitation au voyage

Bookcrossing: LA VILLE DES PRODIGES de Eduardo Mendoza

Un bouquin tomber un peu par hasard dans mes mains & quand je l'ai eu fini, je suis parti dans l'heure à Barcelone ( que je connaissais déja, mais qui est très chère à mon coeur, les prétextes pour la visiter, quels qu'ils soient, sont toujours valables!)

La ville des prodiges, c’est l’histoire d’Onofre Bouvila qui a treize ans débarque de sa vallée. Mais c’est surtout l’histoire de Barcelone, qui le temps de deux expositions universelles (1888 et 1929) devient ce qu’il est commun d’appeler une ville moderne. A quel prix et comment s’est fait ce passage, c’est ce qu’Eduardo Mendoza raconte à travers Onofre dont le parcours reflète celui de la ville : parti de rien, il devient un des hommes les plus riches qui soient, à force de crimes et de délits.

Tout commence dans la pure tradition picaresque avec un petit gars de rien du tout qui doit faire sa place dans le monde pour ne pas crever de faim. Personne pour l’aider, ce n’est qu’à lui seul qu’il doit de réussir enfin, après une semaine de veine recherches à décrocher un poste de distributeur de tracs anarchistes. Car Barcelone, la ville des prodiges, en 1887 est propice à l’agitation sociale et politique : les ouvriers et manœuvres accourent de partout pour édifier la prochaine exposition universelle.

Mais Onofre trouve qu’il s’agite beaucoup pour bien peu de profit. Il décide donc de se faire voleur, d’abord de lotions capillaires qu’il vend ensuite au bagout sur les chantiers, puis des différentes pièces envoyées par les entrepreneurs pour l’exposition. Habile, le jeune garçon met sur pied un efficace réseau d’enfants-voleurs. Ce ne sont là que les débuts d’Onofre Bouvila dans le monde de la pègre qu’il fréquentera dès lors toute sa vie. Pour s’assurer une place dans ce milieu, il organise une guerre des gangs dont il sort vainqueur. Plus tard, alors que Barcelone est en plein développement, il se lance dans la spéculation immobilière et dans le trafic d’armes durant la Première Guerre mondiale. Autant dire qu’il n’a ni scrupules ni considération pour qui que ce soit, si ce n’est son géant ami Efrén Castells.

Emporté par la veine quasi intarissable de Mendoza, le lecteur de La ville des prodiges suit Onofre à différentes époques de sa vie, séparées par de longues ellipses, mais aussi une infinie galerie de personnages tous plus loufoques les uns que les autres. Ils font généralement l’objet de longues digressions qui noient parfois le lecteur dans des avalanches de détails parfois très annexes.

Son écriture reproduit le fourmillement d’une ville en ébullition constante où l’on croise les personnages les plus excentriques, les destins les plus farfelus. C’est là et seulement là, que la moche et plate Delfina a pu devenir une star rondouillarde du cinéma muet, grâce à Onofre bien sûr. Eduardo Mendoza nous invite à découvrir comment s’est construit un homme et comment s’est construite une ville, dans l’absolu, ça n’est pas bien beau, mais c’est humain et terriblement romanesque.

Bookcrossing: LA VILLE DES PRODIGES de Eduardo Mendoza
commentaires
1 2 > >>