Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Bigwhy? Finest?

Fanzine Enthousiaste & Curieux

Articles avec #bande annonce catégorie

Yes Mistress (9)

Publié le 25 Juillet 2017 par bigwhy dans erotisme, pin up, fetish, femme fatale, film, Bande annonce, mistress

Yes Mistress (9)

Etes vous prêt a lire & a admirer ce dossier Fetish, esthétique mais sans vulgarité, jusqu'à la fin? Yes Mistress!

Pas un grand film, plutot un Ovni, passé inaperçu dans nos contrées, avec Emmanuelle Béart (oui oui!) en superbe dominatrice....

Le premier long-métrage de Stephen Lance, jeune réalisateur australien, raconte l'histoire d'une prostituée aux penchants SM, incarnée par Emmanuelle Béart, qui entraîne un jeune garçon dans une aventure passionnelle. My Mistress n'a pas encore de date de sortie en France, mais sera présenté dans plusieurs festivals australiens de cinéma indépendant.

Si cette bande-annonce n'a pas la voix suave de Beyoncé comme celle de 50 Nuances de Grey, l'imagerie SM y est plus affirmée et le ton moins timide. "Il n'y a que la douleur pour satisfaire certains désirs".

Yes Mistress (9)
commentaires

Yes Mistress (7)

Publié le 20 Juillet 2017 par bigwhy dans erotisme, fetish, mistress, livre, film, Bande annonce

Yes Mistress (7)

Comme second film de maitresse, je choisi l'adaptation contemporaine de "La Venus à la Fourrure" le livre fondateur de Leopold Sacher- Masoch, réalisée par Roman Polanski en 2013.

Seul dans un théâtre parisien après une journée passée à auditionner des comédiennes pour la pièce qu’il s’apprête à mettre en scène, Thomas se lamente au téléphone sur la piètre performance des candidates. Pas une n’a l’envergure requise pour tenir le rôle principal et il se prépare à partir lorsque Vanda surgit, véritable tourbillon d’énergie aussi débridée que délurée. Vanda incarne tout ce que Thomas déteste. Elle est vulgaire, écervelée, et ne reculerait devant rien pour obtenir le rôle. Mais un peu contraint et forcé, Thomas la laisse tenter sa chance et c’est avec stupéfaction qu’il voit Vanda se métamorphoser. Non seulement elle s’est procuré des accessoires et des costumes, mais elle comprend parfaitement le personnage (dont elle porte par ailleurs le prénom) et connaît toutes les répliques par cœur. Alors que l’« audition » se prolonge et redouble d’intensité, l’attraction de Thomas se mue en obsession…

Ce n’est pas la première fois que Polanski s’inspire du théâtre. Entre huis-clos fiévreux et face-à-face ambigus, une bonne partie de sa filmographie y puise en effet ses racines dramaturgiques nerveuses. Il s’y est également frotté de manière plus concrète avec Carnage, son adaptation joyeusement cruelle de Yasmina Reza, et l’on retrouve dans cette adaptation d'une pièce elle-même librement adaptation du roman de Sacher-Masoch un semblable minimalisme (stricte unité de lieu, de temps et de personnages). Mais cette sobriété ascétique n’est cette fois encore qu’un cadre à l’intérieur duquel le réalisateur s’éclate et jubile à nous mener par le bout du nez. Carnage l’avait montré, La Vénus à la fourrure le confirme : dans de telles circonstances, Polanski reste un excellent scénariste et un excellent monteur ; son film est particulièrement vif, d’une fluide agilité et jamais renfermé sur lui-même. Tout se déroule sur une scène de théâtre et pourtant ça ne ressemble jamais à du théâtre filmé, jamais à autre chose que du cinéma brillamment mis en scène. Et ce n’est pas l’unique surprise au programme.

L'huis-clos à l’air étouffant ? Il est au contraire particulièrement fluide. Le minimalisme du film fait craindre l’austérité ? le résultat est au contraire très drôle. Emmanuelle Seigner commence le film en surjouant la vulgarité (on croirait parfois la voir caricaturer sa propre sœur) ? Elle se révèle bien plus nuancée et surprenante au fil du scénario. On croit pouvoir prédire par cœur le déroulement de ce jeu de manipulation et pourtant... Le roman de Sacher-Masoch ne parle que de ça : de statues que l’on prend pour des femmes et de femmes que l’on prend pour des déesses. Polanski la détourne malicieusement en poussant ces faux-semblants encore plus loin : chez lui les jeux de rôles sont des illusions que l’on se crée comme l’on goberait du viagra, mais c’est surtout la chosification de la Femme (par le protagoniste de la pièce, par Sacher-Masoch lui-même et par le personnage du metteur en scène) qui est ici tourneboulée. La nunuche cache une amazone, et l’on se retrouve puni d’avoir voulu « diriger » quelqu’un. Mais... là encore, il y a un « mais ».

Cette traversée des apparence se vautrerait à pieds joints dans la balourdise sans la subtilité de Polanski. En avançant sur la pointe des pieds, il se sert de l’artificialité pour aller débusquer l’émotion, utilise l’humour pour dire des choses très sérieuses, vise l’ultra-réalisme pour instaurer un climat presque fantastique, aborde le grotesque parodique pour définir la normalité, met en scène des clichés pour les mettre en pièce, fait miroiter un dénouement pour finalement faire basculer le film d’une manière des plus inattendues (dans sa plus belle scène), pour finalement l’envoyer balader dans un ultime contrepied à l’ambiguïté jubilatoire. Magie, magie.

 

Yes Mistress (7)
Yes Mistress (7)
Yes Mistress (7)

La Vénus à la fourrure est le chef-d’oeuvre de Sacher-Masoch. Rédigée tout d’abord en 1862, puis achevée en 1870, elle fait partie du premier volume du Legs de Caïn et s’inscrit dans le cycle de l’Amour.
La Vénus à la fourrure est la première oeuvre marquante de la littérature qui s’attache à décrire la relation entre un homme et une femme où la représentation extrême de l’amour prend la forme d’un esclavage librement choisi et consenti.
La Vénus à la fourrure commence par un rêve ; l’ami (le narrateur) se souvient, alors qu’il s’adonnait à la lecture de Hegel, avoir fait un rêve étrange. Une sublime créature, plus exactement une Vénus romaine, à la « pâleur marmoréenne…, aux yeux morts et pétrifiés » et « au corps de marbre », est venue lui rendre visite. La déesse fait une révélation à l’homme : « Vous appelez cruauté, ce qui fait l’élément propre de la sensualité et de l’amour pur, la vraie nature de la femme : se donner où l’on aime et aimer tout ce qui plaît. […] Vous autres, gens du Nord, prenez l’amour beaucoup trop au sérieux. Vous parlez de devoir où il ne devrait être question que de plaisir. »
L’homme se réveille, habité par ce rêve ; il s’empresse de le raconter à son ami Séverin. Ce dernier lui remet un manuscrit intitulé 
Confessions d’un suprasensuel. L’homme plonge alors dans la lecture du journal intime et le passé de Séverin. Une autre pièce commence, qui relate sa liaison amoureuse avec Wanda von Dunajew.

Régulièrement, Séverin se rend dans un jardin pour caresser et baiser les pieds de sa bien-aimée qui n’est autre que Vénus, une statue de pierre. Il ne connaît que les corps de marbre. Un soir de pleine lune, il rencontre une jeune veuve, Wanda, petite femme à la chevelure rousse. Séverin est troublé par cette femme hors du commun, qui clame haut et fort ses principes : briser la morale, fouler aux pieds le christianisme, n’obéir qu’aux lois du plaisir. Il se sent attiré par cette créature qui pourrait incarner sa Vénus : « Je ne crois pas que je sois amoureux de Wanda… Ce n’est pas un penchant du sentiment qui croît en moi, c’est une soumission physique qui se fait lentement, mais d’autant plus complètement. »

Afin de concrétiser sa liaison avec Wanda, Séverin imagine et rédige un contrat : il s’engage à être son domestique, son esclave, son jouet même, et à subir toutes les humiliations qu’elle jugera bon de lui infliger. En contrepartie, Wanda accepte d’être toujours vêtue d’une fourrure et d’incarner l’idéal de Séverin : une Vénus à la fourrure du Nord, telle la grande Catherine de Russie.
Par ce vêtement érotique, elle retrouvera sa nature première : celle de l’animalité. Wanda, amusée et intriguée par la personnalité si singulière de Séverin, accepte les clauses du contrat et s’évertue à combler ses folles imaginations. Le couple part en Italie pour réaliser ses fantasmes et s’adonne à des jeux de rôles. 
Désormais, Séverin s’appelle Grégoire, il est le domestique de Wanda, elle l’habille d’un costume de laquais aux couleurs de Cracovie, lui confisque ses papiers et son argent.
Pour parachever l’oeuvre de Séverin, Wanda se met en quête d’amants : « Il me faut des adorateurs, jeunes et beaux. Cela sera plus piquant…Ce soir, je vais dîner avec un Prince, il est russe, c’est un animal sauvage, à l’oeil sombre. Je vais tisser des fils de perles noires, dans ma chevelure, qui me glisseront jusqu’aux hanches. Je mettrai ma kazabaïka rouge, celle bordée d’hermine verte. Et ma toque de cosaque. » Elle rencontre un jeune bellâtre, « le Grec », qui se travestit en femme et auquel tous les hommes envoient des lettres d’amour. C’est un athée et un guerrier. Wanda est séduite par sa cruauté. Elle se donne au Grec sous les yeux de Séverin, puis part avec lui. Le contrat est désormais rompu et le rêve d’amour de Séverin, brisé.

Le contrat masochiste comme utopie politique Sacher-Masoch est l’écrivain des fantasmes. Avec La Vénus à la fourrure, on est dans ce que j’appellerais le théâtre de l’Éros, de l’intime et de l’indicible : une expérience littéraire et poétique. Politique aussi, au sens où deux individus, un homme et une femme, concluent un contrat pour vivre leur utopie sensuelle, de manière consentante et libre. Ici, le fantasme s’écrit, se met en scène par écrit, tel un scénario, comme si seuls les mots avaient le pouvoir de faire naître et advenir un bonheur, un plaisir futur.
Par ce contrat, l’homme et la femme dépassent le contrat social réprimant les désirs en marge. Le contrat, chez Sacher-Masoch, renverse la norme, il la transgresse. Il scelle la relation amoureuse, en dresse les clauses ; il fait oeuvre de loi. « L’idée même du contrat amoureux constitue, de la part de Sacher-Masoch, une fabuleuse invention, la pièce maîtresse de ses tentatives pour innover totalement dans les relations entre homme et femme. Séduire une jeune et jolie femme était banal ; se livrer à elle comme esclave par contrat représente la forme la plus achevée de la transgression érotique. »

 

commentaires

Yes Mistress (4)

Publié le 17 Juillet 2017 par bigwhy dans erotisme, fetish, pin up, femme fatale, film, Bande annonce, mistress

Yes Mistress (4)

Il n'y à pas beaucoup de films valables traitant du BDSM & des rapports dominants dominés, je pourrais vous parler de "Portier de nuit" & de "La secrétaire" mais ils sont hors sujet ( car le maître est homme!) donc pour illustrer ce dossier sur la suprématie féminine, j'ai (arbitrairement) choisi 3 films: Le premier est "Maîtresse" un film de Barbet Schroeder datant de 1975 avec Bulle Ogier & un très jeune gérard Depardieu.

Olivier, depuis peu dans la capitale, retrouve son ami Mario, qui l'accueille chez lui. Vendeur d'encyclopédies, Mario se révèle être, par ailleurs, un habile cambrioleur. Un jour, alors qu'ils «visitent» ensemble un appartement, les deux hommes découvrent tout un attirail sadomasochiste. Une prostituée de luxe, Ariane, règne sur cet univers dépravé. La jeune femme s'éprend d'Olivier et le convie à participer à ses petits jeux. Le jeune homme s'installe bientôt chez Ariane...

Une plongée dans la prostitution sado-maso ? On achète, surtout quand c’est filmé par Barbet Schroeder et joué par Bulle Ogier et Gérard Depardieu. Un must absolu. Celui-là, on peut dire qu’on l’a attendu longtemps. Un titre magnifique, et un sujet tellement excitant : une plongée dans la prostitution sado-masochiste. Pour un gamin dont la sexualité s’était fondée sur la vision en cachette de Belle de jour le soir de la disparition de Buñuel, Maîtresse scintillait comme une promesse de dévoilement définitif des mystères de la perversité sexuelle, pardon, pléonasme, du sexe. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on ne fut pas déçu.

C’est à travers les yeux vierges d’Olivier (Depardieu, à l’époque de sa splendeur), jeune provincial monté à Paris, que le spectateur va appréhender les rituels SM. Au cœur du dispositif, Ariane (Bulle Ogier, interprète idéale d’un rôle aussi casse-gueule, elle dont la classe n’a jamais été démentie). Barbet Schroeder a l’intelligence de filmer la relation sado-masochiste comme un théâtre plus cérébral que sexuel. Ce qui est excitant ici n’est pas tant ce qu’on voit, mais la mise en scène en soi, un spectacle raffiné qui fait durer le désir, puisqu’il est bien entendu que c’est le désir qui compte, le plaisir s’autodétruisant au moment où il arrive. Et ce n’est pas la moindre élégancedu film que de montrer que le SM n’exclut pas l’amour, bien au contraire…

Au-delà de ses grandes qualités de mise en scène, le cinéma de Barbet Schroeder a toujours su s’emparer au bon moment des sujets qu’on avait envie de voir : la drogue dans More, le trip baba-cool dans La Vallée, le jeu dans Tricheurs, etc.

Allen Jones
Allen Jones
Allen Jones
Allen Jones
Allen Jones

Allen Jones

Yes Mistress (4)
commentaires

Film a voir: JUNO de Jason Reitman (2007)

Publié le 30 Juin 2017 par bigwhy dans film, comédie, sociale, USA, Bande annonce

Film a voir: JUNO de Jason Reitman (2007)

Zazie dans le pétrin!

Juno, une adolescente indépendante, cache ses interrogations existentielles sous des airs de dure-à-cuire. Pour tromper son ennui, elle couche avec Bleeker, un de ses camarades. Lorsqu'elle comprend qu'elle est enceinte, elle se met en quête, aidée par sa meilleure amie Leah, du couple de parents adoptifs idéal pour son bébé. Dans les petites annonces du journal local, les jeunes filles repèrent Mark et Vanessa Loring, un couple qui ne peut pas avoir d'enfant et qui souhaite adopter. Soutenue par ses parents, Juno fait la connaissance des Loring. A l'approche du terme de sa grossesse, elle gagne en maturité...

Comment raconter, sur trois saisons, les tribulations de Juno, une adolescente enceinte, sans tomber dans le mélodrame ­facile ou la gaudriole lourdingue façon American Pie ? En ciselant une comédie euphorisante et délicate, un portrait de fille comme on en voit peu, surtout dans cette tranche d'âge prêtant aux clichés, du plus branché au plus niais.

Juno rayonne dès la première image. Energique, râleuse, gouailleuse, jamais à court de vannes, elle se shoote à l'auto­dérision afin de tenir le coup. Ce petit miracle bavard et bravache s'appelle Ellen Page, une jeune actrice canadienne qui évoque Zazie, l'irrésistible mouflette de Raymond Queneau. Jason Reitman parvient à débarrasser la comédie grand public de son épaisse couche de maquillage, à donner chair et vie à des personnages et à un milieu trop souvent réduit à une caricature misérabiliste, voire à une image d'Epinal larmoyante.

C'est que le réalisateur, Jason Reitman, tient à ce que ses héros, attachants et imparfaits, aient toujours le choix : être enceinte ou pas, être prolo ou bourgeois, la crédibilité des personnages naît de cette liberté. A travers eux, il défend, plus que tout, le libre arbitre, la nécessité d'échapper à toute idéologie préfabriquée. Ce film sur une fille qui devient mère avant de devenir femme n'embellit pas la réalité, les rapports de couple, la famille, la sexualité... Mais les oxygène considérablement.

Film a voir: JUNO de Jason Reitman (2007)
commentaires

Film Culte: EASY RIDER de Dennis Hooper (1969)

Publié le 25 Juin 2017 par bigwhy dans film, culte, Bande annonce, bande originale, 60's, psychedelique, rock, livre

Film Culte: EASY RIDER de Dennis Hooper (1969)

Forcément avec le post précédent, vous saviez que vous y auriez droit! Ce film génial, ode à la liberté (de pensée aussi!) est un bras d'honneur à tous les beaufs de tous les pays & de toutes les époques. Il est d'ailleurs paradoxal que aujourd'hui, les beaufs roulent en Harley (pas tous je sais!) c'est tellement "fashion" je crois que meme si ils voyaient 100 fois le film, ils n'en saisiraient jamais la philosophie!

Réalisé par Dennis Hooper, le bad bad boy de l'époque qui n'a parait-il jamais connu un instant de sobriété (deux litres de rhum + une trentaine de bières + trois grammes de coke / jour). Il semble avoir tout vécu et surtout la grande histoire, celle des turbulentes et fabuleuses décennies 50-70 – il a notamment côtoyé Elvis, Warhol, Ginsberg, les Stones, Dylan, Manson… C’est simple, s’il fallait illustrer la grandeur et la décadence de cette période-phare du XXème siècle à travers un cas particulier, Dennis Hopper serait assurément le cobaye le plus approprié, lui qui incarne presque à lui tout seul la contre-culture des sixties.

Ne pas oublier la fabuleuse Bande Originale, avec entre autre, Steppenwolf, The Byrds, Jimi Hendrix, The Electric Prunes....

Don't Bogart that joint my friend, roll another one!

Film Culte: EASY RIDER de Dennis Hooper (1969)Film Culte: EASY RIDER de Dennis Hooper (1969)
Film Culte: EASY RIDER de Dennis Hooper (1969)
commentaires

Cleopatra: Linda Cristal (29)

Publié le 22 Juin 2017 par bigwhy dans cleopatra, vintage girl, peplum, 60's, Bande annonce

Cleopatra: Linda Cristal (29)

L'argentine Linda Cristal connaitra une brève gloire dans le peplum italien avec les legions de cléopatre (1959) & la princesse du nil (1960). (mais ou vont elles chercher leurs noms d'artistes?)

Cleopatra: Linda Cristal (29)
Cleopatra: Linda Cristal (29)
Cleopatra: Linda Cristal (29)
Cleopatra: Linda Cristal (29)
Cleopatra: Linda Cristal (29)
Cleopatra: Linda Cristal (29)
commentaires

Film Culte: FIGHT CLUB de David Fincher (1999)

Publié le 13 Juin 2017 par bigwhy dans film, Bande annonce, USA, livre

Film Culte: FIGHT CLUB de David Fincher (1999)

La première règle du Fight Club est : il est interdit de parler du Fight Club. La seconde règle du Fight Club est : il est interdit de parler du Fight Club.....

Sortie sur les écrans français le 10 novembre 1999, l’adaptation du roman de Chuck Palahniuk a remis au goût du jour l’idée que les films pouvaient être le reflet de l’imaginaire des personnages. Ici, le Narrateur, alias "Jack", qu’interprète Edward Norton, finit par comprendre que Tyler Durden, joué par Brad Pitt, n’est que la manifestation de sa schizophrénie. L’influence de Fight Club s’étend bien au-delà des clubs de boxe clandestins constitués dans la foulée de la sortie du film. Les spectateurs ont surtout été obligés de se poser la question de ce qu’ils voyaient à l’écran.

Malgré sa situation professionnelle très enviable, Jack, est à bout de nerfs. Il retrouve un équilibre relatif en compagnie de Marla, rencontrée dans un groupe d'entraide. Il y fait aussi la connaissance de Tyler Durden, personnage enthousiaste et charismatique. Ensemble, ils fondent le Fight Club, où ils organisent des combats clandestins et violents, destinés à évacuer l'ordre établi. Le club connaît un succès grandissant, et Tyler lève une armée en enrôlant les adhérents, afin de renverser le régime capitaliste. Pendant ce temps, Jack multiplie les accès de violence, et son comportement devient de plus en plus étrange. Un jour, Tyler disparaît...

Cela commence par une idée marrante. Un yuppie trentenaire s'ennuyait dans un job d'agent d'assurances, ses meubles Ikéa, ses costards Calvin Klein. Cherchant le frisson morbide (ou un sens à sa vie ?), il passait ses soirées à écumer des cercles de thérapie, genre meurtris de la vie, et découvrit la compassion, serré contre un ex-cancéreux des testicules. Fin du prologue. Puis notre morne héros rencontre (en vol) un oiseau bizarre, cool, cuir rouge, brushing pétard blond, VRP en savonnettes (si !). Fascination immédiate. Première bière, premiers coups échangés « pour le fun », amicaux mais appuyés. Le vrai film commence, et le Fight Club réunit bientôt autour du blond lascar des malabars hagards qui s'échangent, dans un sous- sol crasseux, des beignes à tuer une vache folle, mais s'en sortent avec de cordiales accolades et de délicats sparadraps. Quel fil mystérieux relie donc le gringalet gris à son nouvel ami ? L'astuce puissamment métaphysique ferait pour un petit malin le ressort d'un court métrage. Mais David Fincher est un gros malin qui ne peut s'empêcher de tartiner en long et en large, en imagerie lourde et techno Dolby. Le chic destroy des décors rappelle Seven, qui reste sa référence, mais où courait du moins la tension d'un polar. Fight Club se contente de délayer une mélasse sub-nietzschéenne épicée de violence gratuite. Dans le genre « Touillons la fange de nos fantasmes les plus noirs », Fincher vise peut-être le Lynch de Lost Highway, mais touche du côté du Schumacher de 8 mm, couplet anticonsumériste et casting en plus. Brad Pitt et Edward Norton collent bien à ce que réclament leurs rôles respectifs : cabotinage arrogant et sobriété soucieuse. Qu'importe : pris dans la tourmente des images chocs, ils deviennent anodins. Quant à Fincher, il paraît près de ressortir à chaque coin de plan le tour de passe-passe qui sustentait The Game, son film précédent : tout cela n'est qu'un jeu, etc. Trop tard, le degré de macération atteint par sa pauvre fable putride et bêtasse ne laisse plus qu'un seul recours : passer sur ce film-tache le savon rose dont il a fait son très douteux fétiche promotionnel. Ça partira très bien. 

Film Culte: FIGHT CLUB de David Fincher (1999)
commentaires

Bookcrossing: FOOTBALL FACTORY de John King

Publié le 8 Juin 2017 par bigwhy dans livre, UK, film, Bande annonce

Bookcrossing: FOOTBALL FACTORY de John King

John King donne à comprendre dans " Football Factory " ces prolétaires maudits que sont les hooligans londoniens. La crudité du verbe résonne puissamment, l'acuité du sens politique est à son comble. 

Il n'aura pas fallu attendre longtemps, juste quelques matchs de championnat d'Europe, pour qu'encore ils défrayent salement la chronique. Les voilà déjà exclus du rang des supporters, les voilà déjà intolérables : les hooligans semblent bien n'avoir qu'un seul visage, celui du nazillon. Autant dire qu'il faut beaucoup de talent pour nous faire entrer dans la tête de Tom Johnson, supporter de l'équipe de Chelsea qui travaille la semaine, en attendant de pouvoir se fritter le samedi. Ce sont notamment ces samedis-là qu'il raconte ici. 
S'il fallait classer Football factory dans un genre, ce serait dans la catégorie du rock punk. À la fois sagace et nerveux, il réalise ce que la musique peut atteindre : le point de fusion entre le rythme et les choses exprimées. Ainsi les très concrètes scènes de baston, pièces maîtresses dans un univers organisé symboliquement plus que réellement autour du football, trouvent leur accord profond avec la cadence électrique qui les exprime : " Millwall est partout à la fois. Ils ont dû nous attendre en masse, plus bas dans la rue. Ils sont déchaînés, ils nous tombent dessus comme des malades, assoiffés de sang, avides de nous tuer à coups de pied, et les briques et les bouteilles ne cessent de nous pleuvoir sur la tronche, mais d'où, on n'en sait foutre rien, à moins que les retraités, à leurs balcons, ne soient en train de démanteler leur appart. On ne voit pas ce qui se passe au-dessus, parce qu'on se concentre sur la castagne, là, à cinquante centimètres, et nos oreilles sont brûlantes, c'est le vacarme, c'est le bordel, l'écho sourd, amorti, des coups de poing et de pied, et une barre de fer, quelque chose comme ça, qui vient me cueillir en pleine tempe. " Les coups sont ainsi pleinement rendus à leur statut de mode d'expression. Même adéquation au réel dans ces phrases qui, semblant s'enchaîner au rythme aberrant de la descente de dix pintes de bière, épousent la démesure de murges couronnant la fin d'une semaine de travail exploité : " Huit heures, neuf heures, la soirée file à toute blinde, c'est la fin de la semaine, tu as deux jours devant toi et la bière est fameuse. Le paradis qui coule, glacé, âcre dans la gorge. Des bulles chimiques, un poison brassé à la hâte pour les locdus qui apprécient. Tous les gars sont chauds, ils racontent des conneries qu'on aura oubliées demain, la musique donne à fond et tu es obligé de crier, mais c'est le rythme qui compte (...), qui te fait oublier le besoin de réfléchir à ce que tu dis, alors tu dis n'importe quoi, tu parles et tu gueules et tu remues la langue, et plus tu es torché, plus tu te rends compte que les mots qui sortent de ta bouche n'ont rien à voir avec ceux que tu avais en tête. " Au contact des rêveries du manutentionnaire, nécessaires pour lui faire supporter sa journée de travail, la rudesse de la langue s'atténue, le mouvement ralentit : " C'était un dur labeur, et fastidieux, très fastidieux, de sorte que Sid passait la matinée à travailler en rêvant. Il s'imaginait avant-centre des Queen's Park Rangers, une des meilleures équipes de foot qu'on ait jamais connues (...). Il ferma les yeux, pour empêcher la sueur de l'aveugler, et s'observa en train de se diriger vers la tribune royale, où Lady Di applaudissait avec ferveur son joueur préféré, le visage éclairé d'une expression parfaitement dénuée d'ambiguïté : c'était l'amour. " 
La psychologie n'apparaît jamais comme une construction factice qui se superposerait au factuel, tout ce qui est réflexif adhère sans faillir à tout ce qui est descriptif, l'idée devient réalité et les mots surviennent à point nommé pour consacrer cette métamorphose. À travers chaque mise en scène de beuverie, de bagarre ou de sexe, John King fait danser les contradictions de la société britannique jusqu'à y faire apparaître la vérité sans ses voiles. Elle éclate dans le portrait de ceux qui sont considérés, tant par l'extrême gauche " cultivée " et prétendument soucieuse de solidarité que par les tenants du pouvoir, comme les rebuts du prolétariat, la honte de l'Angleterre. Le racisme de classe semble alors plus violent et pernicieux qu'aucun autre. " On doit être comme les nègres, d'une certaine façon. Des nègres blancs. De pauvres Blancs. De la merde blanche. Nous sommes une minorité parce que nous sommes soudés. Peu nombreux. Fidèles, loyaux. Le foot nous donne quelque chose en plus. La haine, la peur nous rendent différents. Et on est issus de la majorité silencieuse, ce qui fait que les connards qui nous dirigent n'arrivent pas à nous repérer. Nous partageons la plupart des idées de la masse mais nous les avons adaptées à nous. Nous sommes un peu de tout. Il n'y a pas d'étiquette possible. Nous sommes haïs des riches, et inacceptables pour les socialistes qui se la jouent charitables. Nous sommes satisfaits de notre vie, nous n'avons pas besoin de travailleurs sociaux " : qu'on se le dise. 
Voilà ainsi cassées les ficelles du monde capitaliste, voilà balayée l'hypocrisie d'une gauche de carton-pâte qui, faute de sensibilité politique concrète, davantage préoccupée de ses propres intérêts que de ceux de la classe ouvrière, déguise sa haine des individus rebelles à son contrôle sous une fausse commisération. On est pourtant bien loin du white trash et de ses couplets sur la vérité de l'hétérosexuel mâle et blanc : ici, pas de posture artificielle. Juste la voix métallique d'un déterminisme lucide sur lui-même.

Bookcrossing: FOOTBALL FACTORY de John King

Un film en a été tiré en 2004, mais il ne se préoccupe quasiment que des bastons, dispensable donc!

commentaires

Film à Voir: TRAINSPOTTING 2 de Danny Boyle (2017)

Publié le 5 Juin 2017 par bigwhy dans film, comédie, drame, UK, Bande annonce

Film à Voir: TRAINSPOTTING 2 de Danny Boyle (2017)

Décevant certes, mais ça fait quand même plaisir de retrouver nos junkies (survivants) préférés.

Fraîchement auréolé du succès de son premier long-métrage, la comédie grinçante Petits meurtres entre amis, Danny Boyle accède à la gloire planétaire en 1996 avec Trainspotting. Cette farce post-punk suit les pérégrinations de quatre jeunes gens qui découvrent les délices de la drogue et se laissent happer par sa spirale ­infernale : déchéance, perte de respect de soi, trahison de ses valeurs, de sa famille, de ses amis…

Estampillé culte – pour sa manière très pop de représenter les effets de la drogue, pour son esthétique trash, pour sa BO très brit où de vieux ­tubes de Joy Division et de David Bowie se fondaient dans les infrabasses d’Underworld –, le film se donnait comme une critique ricanante de l’état de délabrement avancé de la Grande-Bretagne post-thatchérienne, voire de l’humanité dans son ensemble. Le nihilisme dont il faisait son beurre ne pouvait, en toute logique, appeler la moindre suite, mais c’était compter sans l’avidité de certains.

La notoriété du titre, la célébrité ­acquise depuis par son réalisateur (oscarisé pour Slumdog Millionaire), par son acteur principal, Ewan McGregor, et son partenaire Robert Carlyle, ont fait germer chez les producteurs une idée aussi absurde que celle qui avait poussé, de ce côté-ci de la Manche, à ressortir la franchise des Bronzés du placard où elle prenait la poussière depuis vingt-cinq ans.

La même impression de plat réchauffé, indigeste, destiné à faire tourner la machine à cash se ressent quand on découvre ces anciens junkies cabossés, rongés par l’amertume et le ressentiment (à la fin du premier opus le personnage d’Ewan McGregor s’était fait la malle avec la recette de la vente d’une cargaison d’héroïne). Agencées autour d’un projet d’ouverture de maison close, et du jeu de trahison à triple bande qu’il va leur inspirer, leurs aventures ineptes sont avant tout prétexte à réactiver un folklore au forceps. Dès lors que les protagonistes ont arrêté la drogue, la mise en scène clipée et pulsionnelle perd de sa pertinence. Le sevrage, s’il est symptomatique du virage vers la respectabilité opéré par Danny Boyle depuis Slumdog Millionaire et l’Oscar qui l’a récompensé, s’avère être la plus mauvaise idée du film.

En supprimant les substances chimiques, le réalisateur prive cette suite de la dimension pop que pouvait avoir l’original. Ne reste plus comme gimmick que les plans complaisants sur les latrines souillées et les sacs à vomi bien remplis. Une image assez juste, somme toute, du climat moral dans lequel baigne le film.

Film à Voir: TRAINSPOTTING 2 de Danny Boyle (2017)
commentaires

Cleopatra: Joan Collins (14)

Publié le 31 Mai 2017 par bigwhy dans cleopatra, vintage girl, film, peplum, Bande annonce

Cleopatra: Joan Collins (14)

Dans le club de celles qui n'ont pas eu le rôle, mais qui auraient pu: Celle qui s'est fait piqué le job par Elisabeth Taylor: Joan Collins. On peut se consoler avec son péplum de 1955 signé Howard Hawks:" La terre des pharaons" (déja une dynastie!)

Cleopatra: Joan Collins (14)
Cleopatra: Joan Collins (14)
Cleopatra: Joan Collins (14)
Cleopatra: Joan Collins (14)
Cleopatra: Joan Collins (14)
commentaires
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>