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Bigwhy? Finest?

Enthousiaste & Curieux

Articles avec #allemagne catégorie

Pin Up: Elke Sommer

Publié le 6 Avril 2017 par bigwhy dans pin up, 60's, allemagne

Pin Up: Elke Sommer

Actrice allemande, née Elke Schletz, le 5 novembre 1940, à Spandau.

Fille unique du pasteur Peter Schletz et de Renata Topp, la petite Elke est la noble descendante d'une lignée d'origine allemande dont elle héritera plus tard du titre de baronne. Mais les difficultés occasionnées par le second conflit mondial placent pour l'heure la famille dans une situation financière délicate.

Adolescente, elle montre des talents artistiques évidents qui poussent ses parents à faire néanmoins les sacrifices nécessaires à son épanouissement culturel. C'est ainsi qu'elle suit, dès 1950, des cours de peinture qui lui permettent aujourd'hui d'être une artiste reconnue dans cette discipline.

En 1957, elle s'exile à Londres comme jeune fille au pair afin de parfaire sa connaissance de la langue anglaise, une initiative qu'elle n'eut pas à regretter lorsque la gloire fut venue. Car, lors d'un voyage en Italie en compagnie de sa mère, elle est remarquée par le producteur-réalisateur Giuseppe Benetti qui la fait débuter dans «L'amico del giaguaro». Elle enchaîne ainsi plusieurs films dans la péninsule («Ragazzi del Juke-box» et «La Pica sul Pacifico» en 1959, etc) avant de se retrouver sous l'objectif d'un metteur en scène germanique («Le gang descend sur la ville» de Gerd Oswald en 1959).

A l'aise dans la pratique des langues dominantes, l'appétissante blonde retrouve les brumes londoniennes pour un «Don't Bother to Knock ?» (1961) qui n'est pas le remake du titre homonyme dont un autre sex symbolMarilyn Monroe fut avant elle la vedette. En effet, dotée d'avantages évidents dont elle use avec bonne grâce, Elke Sommer devient vite une valeur sûre des sixties, oscillant entre les polissonneries de Max Pecas («De quoi te mêles-tu, Daniela ?» en 1961, «Douce violence» en 1962) et les co-productions policières européennes («Les hommes de Las Vegas», 1968).

Hollywood lui fait bientôt les yeux doux et la propulse successivement dans les bras de Paul Newman («Pas de lauriers pour les tueurs», 1963), Glenn Ford («Piège au grisbi», 1965) ou encore Dean Martin («Matt Helm règle ses comptes», 1968).

Si sa carrière française fut moins développée, elle laissa pourtant quelques bons souvenirs à Daniel Ceccaldi («Les bricoleurs», 1962), après avoir alimenté les fantasmes d'un Christian MarquandChristian Marquand («Un chien dans un jeu de quilles», 1962) qui en avait pourtant consommé beaucoup d'autres.

Pin Up: Elke Sommer
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Film a voir: LE PARFUM de Tom Tykwer (2006)

Publié le 6 Octobre 2016 par bigwhy dans film, fantastique, histoire, Bande annonce, france, allemagne, espagne

Film a voir: LE PARFUM de Tom Tykwer (2006)

Adaptation inspirée et spectaculaire du best-seller de Süskind (post précédent).

Pas encore culte mais à voir (pour une fois que l'adaptation n'est pas totalement un massacre!)

Le parfum, c’est avant tout l’un des chefs-d’œuvre de la littérature contemporaine, best-seller de son état, longtemps protégé de l’écran par son auteur méfiant à l’égard du septième art et de ses trahisons. Une œuvre foisonnante autour du seul sens de l’odorat habitée par un personnage à la fois fascinant et répugnant, l’incroyable Grenouille, qui a intéressé les plus grands cinéastes dont maître Kubrick en personne. Ce dernier, comme les autres, l’ayant écarté de son planning en raison de la difficulté d’adaptation.

Retrouver le cinéaste allemand Tom Tykwer (Cours Lola, cours, Heaven) derrière la caméra a de quoi surprendre. Son cinéma, que certaines mauvaises langues aiment rapprocher de Luc Besson en raison de ses affèteries visuelles et en particulier de son recours excessif aux caméras virtuelles, semble a priori tellement éloigné du roman de Süskind qu’un tel choix avait de quoi soulever les suspicions les plus fortes. Et pourtant surprise, sur ce coup Tykwer a eu du nez ! Débarrassé des mots du roman, il utilise les images, flamboyantes et magnifiquement composées, pour se charger d’éveiller l’odorat des spectateurs. Un délice visuel qui titille les narines, certes avec moins de vivacité que dans le roman d’origine, mais avec une élégance artistique savoureuse.
Il déploie le fil narratif, forcément passionnant même pour ceux qui ont lu le livre, dans toute sa singularité, puisque le récit de Grenouille ne ressemble en rien à ce qu’on a pu lire et voir jusqu’ici. Intriguant, fascinant, hypnotisant. Les deux heures trente se dissipent sans que le spectateur s’en aperçoive. L’audace des séquences finales nourrit l’intérêt jusqu’au bout et ose s’adonner au paroxysme le plus jouissif et le plus éloquent.
Débarrassé de tout classicisme, Le parfum va jusqu’au bout de ses intentions poétiques et sensorielles avec une élégance parfois obscurcie par les tics techniques du cinéaste. Mais peu importe, il suscite l’épate de par la grâce de ses images, aidé par un budget colossal qui fait de cette production une fresque de premier ordre unique en son genre. Une œuvre magistrale à ressentir et à aduler, indissociable du matériau littéraire de base, présent d’un bout à l’autre du métrage.

Film a voir: LE PARFUM de Tom Tykwer (2006)
Film a voir: LE PARFUM de Tom Tykwer (2006)
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Bookcrossing: LE PARFUM de Patrick Suskind

Publié le 6 Octobre 2016 par bigwhy dans livre, fantastique, histoire, allemagne

Bookcrossing: LE PARFUM de Patrick Suskind

Histoire d'un meurtrier

Le Parfum est un roman allemand qui se déroule à Paris, écrit par Patrick Süskind. Publié en 1985, le roman campe néanmoins ses personnages dans la France urbaine du 18ème siècle, et revient sur des thématiques abordées par le réalisme de Balzac ou bien le naturalisme de Zola.

« Le Parfum » peut à la fois se lire comme un roman réaliste, une étude psychologique (voire psychanalytique) et un roman d’apprentissage (genre majeur dans la tradition littéraire allemande). Il retrace en effet le parcours de Jean-Baptiste Grenouille, depuis sa naissance misérable dans un marché qui se tient sur un cimetière, jusqu’à sa mort dans le même lieu. Si l’auteur s’attache à rendre son récit réaliste par de nombreuses descriptions, et notamment de la ville de Paris, certaines caractéristiques de son personnage principal frôlent les limites du fantastique. Entièrement dénué d’odeur, Jean-Baptiste Grenouille possède en revanche un odorat hors du commun, qui lui permet de se mettre en quête d’un parfum unique et qui lui serait propre.

Cette quête, qui vire rapidement à l’obsession grâce à un personnage hors du commun, permet à Patrick Süskind d’aborder des thématiques diverses. Celles-ci vont de l’espace urbain, lequel est alors considéré comme un milieu pathogène et malsain, à la quête de l’identité, tout en passant par une analyse historique et politique de la société du 18ème

Au XVIIIe siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque.
Il s'appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre qui lui n'aurait pas survécu. Mais Grenouille n'avait besoin que d'un minimum de nourriture et de vêtements et son âme n'avait besoin de rien. Or, ce monstre de Grenouille, car il s'agissait bien d'un genre de monstre, avait un don, ou plutôt un nez unique au monde, et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout puissant de l'univers, car " qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le coeur des hommes ".

C'est son histoire, abominable...et drolatique qui nous est racontée dans Le Parfum, un roman qui, dès sa parution, eut un succès extraordinaire et est devenu très vite un best-seller mondial. A vue de nez, un chef-d'oeuvre.Ici, chaque page sent, on n'a jamais lu ça. Odeur de fleurs, de tourbe et de sanie, tout est mêlé, avec une extraordinaire virtuosité...

Bookcrossing: LE PARFUM de Patrick Suskind
Bookcrossing: LE PARFUM de Patrick Suskind
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Les Vampires dans l'Art: Le Baiser du Sphinx

Publié le 15 Août 2016 par bigwhy dans art, vampire, XIX siècle, romantisme, allemagne

Les Vampires dans l'Art: Le Baiser du Sphinx

Pour nous apporter le frisson, en cette période caniculaire, on va parler de...........vampires. au menu des films, des livres, des oeuvre d'arts & des pin ups.

Martyre délicieux, souffrance enivrante»... "Le baiser du Sphinx" de Franz von Stuck, est une œuvre emblématique des thèmes et des styles du romantisme noir.

Pendant longtemps, le beau a été l’incarnation du Bien. D’un côté, les athlètes musclés aux proportions parfaites de la sculpture antique, les anges radieux des toiles religieuses ; de l’autre, les monstres hideux incarnant le Mal (gargouilles, diables…).

A la fin du XVIIIe, sur les cendres des Lumières, tout bascule. Tandis que l’Europe connaît un sursaut de l’irrationnel (pratiques ésotériques, superstitions), le fantastique, le bizarre s’invitent dans la peinture occidentale et sèment le doute. Les pécheresses diaboliques qui naissent sous le pinceau des peintres invitent à mordre dans la pomme, et les gouffres vertigineux qui déchirent certains tableaux donnent envie de plonger dans les enfers.

Mais qu'est-ce précisément que le romantisme noir ? Ce tableau du peintre suisse Heinrich Füssli peint en 1782, qui en est l'une des premières expressions, définit bien le cocktail sulfureux sur lequel il repose : érotisme, irrationnel et fantastique.

Johann Heinrich Füssli (1741-1825), "Le Cauchemar", 1781.

La scène est difficile à décrypter, car elle joue sur l’ambiguïté entre réel et cauchemar. Les créatures fantastiques, peut-être fruits de l’imagination de la jeune femme, apparaissent sur le même plan que la réalité physique. Ce qui est palpable, en revanche, c’est la dimension érotique de l’image. La femme est abandonnée, le corps renversé sur sa couche. Et le monstre qui apparaît sur son torse est un incube : un démon velu dont on pensait qu’il abusait sexuellement des femmes endormies. Remarquez que la créature tourne son regard vers nous, comme pour scruter le fond de notre âme. La scène n’est peut-être pas la matérialisation du cauchemar de la jeune femme, mais celle des fantasmes du peintre et du spectateur. Le cheval, incarnant les pulsions animales, et qui pénètre dans l’intimité de la chambre pour observer cet accouplement hors-norme, semble nous renvoyer à notre propre voyeurisme.

Mais les forces maléfiques s’incarnent souvent dans des créatures bien plus dangereuses : les femmes ! Car lorsqu’elle n’est pas une vierge violée (comme dans le tableau de Füssli évoqué plus haut), la femme devient vampire et aspire l’énergie vitale de l’homme. C’est le cas chez le peintre allemand Franz von Stuck, qui s’appuie ici sur l’image du Sphinx, mi-femme, mi-bête.

L’inquiétude, l’angoisse transparaissent également dans les paysages créés par les romantiques. C’est le cas par exemple chez l’Allemand Caspar David Friedrich, qui imagine des décors grandioses (montagnes gigantesques, ruines…) et souvent tourmentés, dans lesquels la nature acquiert une dimension sacrée.

Cette vision de bord de mer est tout simplement vertigineuse. Alors que le paysage s’appuie traditionnellement sur un premier et un arrière-plan qui permettent de structurer la scène, ici le spectateur fait face à un gouffre horizontal. Seules les voiles verticales des bateaux s’interposent entre nous et l’abîme. Les lourds nuages renforcent le caractère oppressant et la démesure du paysage. Cette nature nue, infinie, débarrassée de l’homme, devient à la fois sublime… et effrayante.

Le peintre belge Léon Spilliaert va encore plus loin avec cette scène nocturne. Par un jeu subtil de nuances entre noir et gris, il crée une image à la limite de l’abstraction, qui nous place au fond du gouffre !

Les Vampires dans l'Art: Le Baiser du Sphinx

Franz von Stuck, né le 23 février 1863 à Tettenweis et mort le 30 août 1928 (à 65 ans) à Munich, est un peintresymboliste et expressionniste allemand membre fondateur de la Sécession de Munich ; il était aussi sculpteur,graveur et architecte.

Franz von Stuck est né à Tettenweis, en Bavière. Il suit les cours deFerdinand Barth (de) à la Kunstgewerbeschule (de) de Munich et ceux de Wilhelm von Lindenschmit der Jüngere (de) et de Ludwig von Löfftz à l'académie des beaux-arts de Munich.

Il a commencé à se faire un nom avec des illustrations pour le Fliegende Blätter (Les Feuilles volantes) et la création de vignettes pour la décoration des livres (1887-1892). Influencé par Arnold Böcklin, il se tourne vers la peinture à partir de 1889, année où il obtint une médaille d'or au Palais des glaces de Munich avec son premier tableau Le Gardien du paradis.

En 1892, il fait partie des membres fondateurs de la Sécession de Munich et son tableau Le péché fait sensation à l'exposition de 1893. Cette même année, il succède à Wilhelm von Lindenschmit à l'académie et commence à influencer une nouvelle génération de peintre parmi lesquels Josef Albers, Vassily Kandinsky et Paul Klee. Franz von Stuck fournit régulièrement des illustrations pour la magazine Jugend.

Son style en peinture est basé sur une grande maîtrise de la composition et serait plutôt sculptural que pictural. Ses sujets favoris sont de nature mythologique et allégorique. Toutefois le traitement des sujets classiques est généralement peu conventionnel. La statuette d'une athlète, dont des exemplaires en bronze se trouvent à Berlin, Budapest et Hambourg, montre son talent plastique.

Parmi ses tableaux les plus connus, on peut citer Le Péché et Guerre, à la Neue Pinakothek de Munich, Le Baiser du Sphinx, La Crucifixion, Les Rivaux, Paradis perdu, Œdipe, Tentation, Sisyphe et Lucifer. Il portait également une grande attention aux cadres de ses tableaux qui sont caractéristiques.

En 1906 Franz Stuck est anobli. Bien qu'il fût un des acteurs majeurs de la Sécession, il fut aussi professeur à l'Académie. Entre 1907 et 1913, Michel Fingesten fut son assistant.

En 1914, il fut un des signataires du Manifeste des 93 qui exprime une réaction des clercs allemands aux accusations d'exactions portées contre l'armée allemandeà la suite de l'invasion de la Belgique..

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Pin Up: La Esmeralda

Publié le 15 Août 2016 par bigwhy dans pin up, cosplay, fetish, vampire, allemagne, internet, facebook

Pin Up: La Esmeralda

Pour nous apporter le frisson, en cette période caniculaire, on va parler de...........vampires. au menu des films, des livres, des oeuvre d'arts & des pin ups.

La Esmeralda est une modèle allemande, du nord de l'allemagne plus particulièrement. Elle officie dans un style très gothique romantique et pin up. Maquilleuse dans la vie, elle soigne toujours les détails au maximum.
Elle aime particulièrement lire, faire du graphisme avec photoshop (elle possède d'ailleurs un site entièrement libre de droit sur son image que les artistes peuvent utiliser dans leurs oeuvres) et la danse.

Mord moi Esmeralda (signé quasimodo)!

Pin Up: La Esmeralda
Pin Up: La Esmeralda
Pin Up: La Esmeralda
Pin Up: La Esmeralda
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Film Culte: NOSFERATU de Friedrich Wilhelm Murnau (1922)

Publié le 4 Août 2016 par bigwhy dans film, vampire, film complet, Bande annonce, allemagne

Film Culte: NOSFERATU de Friedrich Wilhelm Murnau (1922)

(film complet)

Pour nous apporter le frisson, en cette période caniculaire, on va parler de...........vampires. au menu des films, des livres, des oeuvre d'arts & des pin ups.

Pour le cinéma de vampire, il faut commencer par le commencement: Le Nosferatu de Murnau (muet 1922), & forcément sa meilleure adaptation, celle de 1979 par le duo brutal, Werner Herzog / Klaus Kinski, enfin l'etrange film danois de Carl Theodor Dreyer (1932) qui mélange le muet & le parlant...

Nosferatu est un film réalisé par Friedrich-Wilhelm Murnau en 1922, avec pour acteur principal Max Schreck.

En 1838, le jeune clerc de notaire Hutter (Gustav von Wangenheim) doit se rendre en Transylvanie pour conclure une transaction immobilière avec le Comte Orlok (Max Schreck). Sa jeune femme Ellen (Greta Schroeder) est très inquiète de ce voyage, mais le laisse partir. Hutter ne tarde pas à réaliser que le Comte Orlok est en réalité Nosferatu, vampire se nourissant du sang de ses victimes. Mais celui-ci, tombé par hasard sur un portrait d'Ellen, est décidé à acheter le bâtiment proposé par Hutter, situé juste en face de la maison du couple. Lors de son voyage, Nosferatu répand la terreur sur son passage.

Ce film est inspiré du roman de Bram Stoker Dracula publié en 1897. Il est connu pour être l'un des plus singuliers du cinéma muet. Murnau a été aidé par le fait que le livre semblait prêt à être adapté au cinéma: il est en effet peu prolixe en dialogues, mais riche en descriptions, ce qui correspond parfaitement au mode de narration visuel du cinéma muet.

De nombreux réalisateurs s'inspirent encore aujourd'hui de cette adaptation, ou lui rendent hommage, à l'instar de Tim Burton dans Batman, le défi dans lequel le personnage incarné par Christopher Walken s'appelle Max Schreck. Plus récemment, L'Ombre du vampire fut réalisé en 2000, traitant des coulisses de tournage du film, et mettant en avant les rumeurs que Max Schreck serait un véritable vampire...

Nosferatu est la première adaptation de Dracula mais était illégale à l'époque, Murnau n'ayant pas acheté les droits à la veuve de Bram Stoker. Cela lui valut de nombreux démêlés judiciaires, qui ne prirent fin qu'à la mort de Florence Stoker.

De nombreuses voix se sont élevées pour mettre en lumière la dimension politique et sociale de Nosferatu. Pour certains, le long métrage, tourné juste après la Première Guerre mondiale, préfigurerait ainsi les horreurs nazies à venir. Pour d'autres, Nosferatu serait au contraire une oeuvre antisémite. Le débat critique fit ainsi rage lors de la sortie du film (source: allocine). Il existe même des interprétations parfaitement imbéciles penchant pour la thèse que Murnau a voulu dépeindre un Nosferatu homosexuel refoulé. Ces trois théories sont loufoques et en tous points infondées.

Friedrich-Wilhelm Murnau a utilisé des filtres de couleurs pour son film. De fait, la pellicule possède une teinte jaunâtre et une teinte bleutée censées représenter les couleurs du jour et de la nuit. Il a même utilisé un filtre rosé pour l'aube. On peut en voir une illustration sur les photos et sur l'extrait vidéo de cet article.

Scènes intéressantes: Nosferatu se levant avec raideur de son cercueil et déambulant dans le château, jetant des ombres effrayantes sur son passage. Ainsi, bien entendu, que la scène finale.

L'oeuvre de Bram Stoker représentait une histoire reposant sur le conflit éternel entre lumière et obscurité; il n'était donc pas illogique d'en adapter une version au cinéma muet, lequel ne dispose presque exclusivement que de ces deux effets. Murnau a ainsi accouché d'une oeuvre expressionniste dégageant un certain contraste visuel selon l'état d'esprit des personnages principaux.

Pour dire un mot des acteurs il suffit de souligner que Max Schreck porte le film à lui tout seul; il est d'ailleurs amusant de relever que son nom signifie "terreur". Son jeu se développe tout en finesse: très économe de ses mouvements, les contractions de son visage ne s'en révèlent pas moins extrêmement convaincantes.

A son image, le film est intelligemment construit, développé en cinq actes conduisant graduellement le spectateur du suspense à la frayeur. Il faut en effet reconnaître que Murnau s'illustre particulièrement par sa réussite dans l'art de distordre la réalité: soit en utilisant des filtres soit en trichant avec le temps (accélérés récurrents), ou encore en jouant avec les effets de profondeur (jeux d'ombres). Murnau crée ainsi une ambiance claustrophobique et arrive à donner un effet absolument irréel aux évènements, mais aussi aux décors naturels. La scène finale renforcée par l'utilisation de filtres de couleurs est véritablement remarquable, baignée de terreur et de poésie. A l'époque, donc, on pouvait considérer ce film comme une petite prouesse de réalisation.

Film Culte: NOSFERATU de Friedrich Wilhelm Murnau (1922)

Le remake de Murnau par Herzog est un chef d’oeuvre malade dont l’austérité confine à l’épouvante. Brillant.

A Wismar, les habitants meurent par centaines d’un mal présumé être la peste. Cette hécatombe est, en fait, l’oeuvre du vampire Dracula qui vient de s’établir dans une maison abandonnée de la ville. Personne ne peut enrayer l’épidémie, mais Lucy est prête à tout sacrifier pour venir à bout du monstre, au lever du jour...

Anti commerciale au possible, la relecture du roman de Bram Stoker par Herzog a été un franc succès en 1979 avec pas moins de 933.000 entrées en France et des critiques dithyrambiques. Pas mal pour une oeuvre austère, faite d’errance et de solitude sur un ton dépressif et malade.
Cette coproduction franco-allemande, qui a vu la puissante Gaumont s’associer à FilmProduktion était pourtant loin d’être un pari gagné. Dracula, en perte de vitesse au box-office, pâtissait un peu de l’image gothique poussiéreuse donnée par la surexploitation du mythe du vampire pendant plusieurs décennies, notamment dans les productions de la Hammer. Et puis le titre renvoyait explicitement à la première adaptation par Murnau, chef d’oeuvre inégalable de l’expressionnisme (voir ICI). Osant avec audace l’exercice du remake impossible, Herzog réussit pourtant l’exploit, à savoir la réalisation d’un chef d’oeuvre personnel et intemporel.

Herzogienne jusqu’au bout, la version contemporaine rappelle beaucoup Aguirre du même auteur, non seulement de par la présence incarnée de Klaus Kinski, mais aussi dans ses thèmes d’errance funeste. L’impression est évidente notamment à l’arrivée de Bruno Ganz dans les Carpathes, au début du métrage sur le Rheingold Prelude de Wagner. L’homme redevient cette figure d’explorateur dans un monde hostile où la nature est morbide. Le comte Dracula, ombre métaphorique de la peste, vermine des cales comme un rat, devient lui-même voyageur jusqu’en Allemagne, sur un navire où la maladie a raison de l’équipage.

Evoqué comme "le Maître des rats", Nosferatu n’est plus ici l’incarnation du Mal comme dans le film original, mais bel et bien une figure désespérée de la solitude. Sa difformité physique, son teint blâfard, ses mains froides, son appétence pour la vie en s’abreuvant du sang de victimes, hommes ou femmes, comme une évocation de sa bisexualité, cette passion soudaine pour la belle Lucy, à la jeunesse écrasée par la prémonition (elle est elle-même étrangement pâle et croit aux pressentiments)... tout renvoie à la détresse de Dracula. Telle la maladie, l’éternel Nosferatu, créature nocturne pathétique, ne pourra jamais être aimé du monde diurne représentée par celle dont il s’est épris. Une tragédie grandiose.

Film Culte: NOSFERATU de Friedrich Wilhelm Murnau (1922)

(film complet)

David Gray arrive dans une auberge au crépuscule. Tout semble étrange. En pleine nuit, un vieil homme en robe de chambre surgit auprès de lui et lui confie un mystérieux paquet à n'ouvrir qu'en cas de décès. La vie de David bascule subitement. Il sort, suit des ombres, arrive dans une maison abandonnée, y fait d'inquiétantes rencontres. Il échoue finalement dans un château. C'est là qu'habite l'homme au paquet. L'une de ses filles, Léone, est gravement malade, peut-être même possédée...

Pour être capté par Vampyr, il faut oublier tous les films de vampires d'hier et d'aujourd'hui. Vampyr est une expérience surréaliste et subjective à laquelle le cinéaste danois conviait le spectateur en le plongeant dans le même cauchemar éveillé que celui de David Gray, son héros perdu, les yeux sans cesse écarquillés devant le mystère. Il décida même de filmer avec une caméra défectueuse, au vu de la première bobine dont l'image nébuleuse l'enthousiasma.

Du moment où ce chasseur de malédictions prend une chambre à l'auberge du village de Courtempierre, ce n'est pas une histoire qui s'ouvre, mais une déambulation dans des paysages brumeux, où les réponses, si elles existent, restent hors champ. On passe de plans muets en plans à peine parlants comme David Gray : sans jamais deviner ce qui suit. Une poignée de porte qui tourne, un unijambiste dans un escalier, un homme avec une faux, une danse d'ombres d'enfants ou une fille pâle soi-disant atteinte de somnambulisme qui regarde soudain sa soeur avec un regard dément, autant de plans qui semblent sortir d'outre-tombe ou de nos angoisses les plus intimes.

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Film Culte: LES AILES DU DESIR de Wim Wenders (1987)

Publié le 7 Juin 2016 par bigwhy dans film, culte, gothic, allemagne, bande originale, video, extrait

Film Culte: LES AILES DU DESIR de Wim Wenders (1987)

À Berlin, avant la chute du mur, les anges Cassiel et Damiel veillent sur les humains et recueillent depuis des siècles leurs monologues intérieurs et tout ce qui chez eux traduit une recherche de sens et de beauté. Ils ne voient le monde qu'en noir et blanc, et ne peuvent qu’assister aux événements, sans rien sentir, goûter, toucher. Ils ont vu le début de la lumière, des rivières, des animaux. Quand le premier homme est apparu, ils ont découvert avec lui le rire, la parole, la guerre. Damiel, qui a toujours ressenti le désir de porter à son tour la condition humaine, est si touché par Marion la trapéziste, si séduit par son âme et sa grâce qu’il décide finalement de devenir humain et, par conséquent, mortel......

Wim Wenders a tourné le film en noir et blanc pour montrer la vision des anges en couleur et pour évoquer la perception plus incarnée des êtres humains. Les anges sont capables de percevoir les pensées, les souffrances et les espoirs des humains dans leurs différentes langues, mais ne peuvent pas agir concrètement pour changer les choses. En revanche, ils font preuve de compassion et peuvent redonner l'espoir à ceux qui sont dans la détresse. Bien qu'ils soient invisibles, les enfants semblent capables de remarquer leur présence, et même de les voir : tout au long du film, de nombreux enfants suivent les anges des yeux.

A noter & a ecouter la très belle et sombre bande originale avec Laurie Anderson, Nick Cave, Minimal Compact et surtout Le fabuleux "Six bells chime" de Crime & The City Solution.

Film Culte: LES AILES DU DESIR de Wim Wenders (1987)
Film Culte: LES AILES DU DESIR de Wim Wenders (1987)
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Film Culte: GOODBYE LENIN! de Wolfgang Becker (2002)

Publié le 6 Juin 2016 par bigwhy dans film, comédie, social, allemagne, Bande annonce

Film Culte: GOODBYE LENIN! de Wolfgang Becker (2002)

A Berlin-Est en octobre 1989, Christiane Kerner, militante communiste dévouée, voit son fils Alex se faire arrêter lors d'une manifestation. Elle fait un infarctus et sombre dans le coma. Elle ne se réveille qu'en été 1990, alors que le Mur de Berlin est tombé. Pour épargner à sa mère tout choc émotionnel qui pourrait lui être fatal, Alex continue de lui faire croire que rien n'a changé. Il reconstitue un appartement typique de l'Est, collectionne les vieilles conserves et parvient même à retrouver une Trabant. Mais peu à peu, les changements qui touchent Berlin sont si importants qu'Alex doit imaginer un autre stratagème, aidé par ses amis..

Tout se passa à une vitesse hallucinante. Dans la nuit du 9 au 1O octobre 1989, le Mur est tombé, et dans les semaines qui ont suivi des millions de personnes ont littéralement changé de planète. Good Bye Lenin... Mais la camarade Christiane Kerner, une militante émérite vivant à Berlin-Est, n'en a rien su. Depuis la veille, elle était dans le coma. Terrassée par un infarctus foudroyant en découvrant une manif pacifique contre le régime sauvagement réprimée par la police. L'Histoire joue d'emblée un rôle essentiel dans ce film. Mais rien n'y est plus décisif que l'amour d'un fils pour sa mère. Good Bye Lenin ! est d'abord une belle démonstration de l'art et la manière de mêler avec légèreté l'intime et l'universel, le destin d'un peuple déboussolé et celui, tout aussi problématique, d'une famille aux abois... Quand Christiane Kerner va rouvrir les yeux, huit mois plus tard, il ne reste plus rien de cette « patrie socialiste » dont elle demeurait, avec une désarmante sincérité, l'avocate idéaliste. A Berlin-Est, on a procédé à un frénétique nettoyage par le vide. Sur les façades des immeubles où flottaient les immenses bannières écarlates célébrant le 40e (et dernier) anniversaire de la RDA se déploient désormais des publicités géantes pour Coca Cola. En huit mois, on a bazardé, liquidé, mis au rebut tout ce qui renvoyait à « l'ancien monde », et en particulier le moche, le tarte, le ringard, cette empreinte supposée indélébile du régime défunt sur le quotidien de chacun. Changer de vie, c'était aussi, symboliquement, se débarrasser des papiers peints marronnasses et des chandails made in Bulgaria... Problème. Les médecins ayant averti Alex, le fils de Christiane, que le moindre choc émotionnel pouvait lui être fatal, comment lui cacher l'invraisemblable vérité ? A partir de cette donnée qu'on peut prendre, d'abord, pour un simple « truc » scénaristique, Good Bye Lenin ! va développer une cascade de péripéties, où la satire pointilliste d'un système totalitaire ossifié jusqu'au ridicule fait contrepoids aux désillusions nées du trop brutal basculement collectif des Ossis. Cette mère si fragile, il s'agit d'organiser sa survie par la plus aléatoire des méthodes : en inventant un énorme mensonge. En clair, Alex décide de faire revivre une RDA disparue, volatilisée, de réinventer entre les quatre murs d'une chambre un microcosme conforme à la vision de sa mère. On ne dévoilera pas à quelles improvisations funambules le fils recourt pour mener à bien son ingénieux travail de « reconstitution historique ». Reconstruire la société est-allemande à l'identique, c'est aussi simple et aussi compliqué, donc aussi drôle, que de partir en chasse d'une marque de cornichons est-allemande disparue des supermarchés de la nouvelle Allemagne... La comédie change d'échelle quand Alex décide de se servir de la télévision pour peaufiner l'illusion. Bricoler une actualité fictive dans de pseudo-journaux télévisés avec présentateur récitant les vérités truquées du catéchisme socialiste : cela devient du grand art. La télé, c'est l'arme absolue d'Alex, et le réalisateur de Good Bye Lenin ! s'en sert pour une savoureuse illustration du pouvoir de l'image quand il ne reste qu'elle pour faire croire à une réalité qui n'existe plus. Comment rendre plus vrai que vrai ce qui n'était qu'un leurre mis en scène par la machine de propagande du Parti ? Tout se passe comme si Alex réinventait, sans le chercher, cet ordre ancien où l'on manipulait l'information avec la complicité plus ou moins consentante des figurants (ici les voisins de palier) « jouant » à acclamer les bienfaits du régime. Au comble d'une inspiration débridée, il ira jusqu'à changer radicalement le sens de la chute du Mur en une parodie carrément absurde des contrevérités distillées par un régime en déroute. Surtout, entre deux gags, le réalisateur insuffle une émotion contenue, une forme de mélancolie, qui est cette « ostalgie » de certains Allemands de l'Est moins pour la vie d'avant, si triste et sans horizon, que pour tous ces repères disparus (une certaine marque de café ou le programme de télé favori des petits enfants de la RDA...) où s'accrochent les restes d'une identité perdue. Good Bye Lenin ! est une comédie intelligente, une fable futée, jamais manichéenne. Cela aurait suffi à assurer son succès. Si ce « petit » film, écrit par un scénariste débutant et réalisé par un metteur en scène de modeste réputation, a connu un triomphe sans égal en Allemagne, c'est sans doute parce qu'il reflète bien ce sentiment diffus que la « réunification » allemande, brutalement entrée dans les faits après la chute du Mur, reste toujours en jachère dans les esprits -

Jean-Claude Loiseau

Film Culte: GOODBYE LENIN! de Wolfgang Becker (2002)
Film Culte: GOODBYE LENIN! de Wolfgang Becker (2002)
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Film Culte: LA VAGUE de Dennis Gansel (2008)

Publié le 2 Juin 2016 par bigwhy dans film, politique, allemagne, Bande annonce

Film Culte: LA VAGUE de Dennis Gansel (2008)

L'histoire peut-elle se répéter ? La Vague affirme que oui, et nous fait froid dans le dos. A voir & a revoir en ces temps sombres, ou la démocratie ne veut plus rien dire & ou un belle dictature KKKapitalisto Fasciste nous guette, on ne pourras pas dire que l'on ne savait pas!

La Vague (Die Welle) est un film allemand réalisé par Dennis Gansel en 2008 et librement inspiré de « La Troisième Vague », étude expérimentale d'un régime autocratique, menée par le professeur d’histoire Ron Jones avec des élèves de première de l'école secondaire Cubberley à Palo Alto (Californie) pendant la première semaine d’avril 1967.

La Vague raconte l'histoire d'un professeur de lycée allemand, Rainer Wenger, qui, face à la conviction de ses élèves qu'un régime autocratique ne pourrait plus voir le jour en Allemagne, décide de mettre en place une expérience d'une semaine dans le cadre d'un atelier. En reprenant chacun des attributs qui représentent une autocratie et plus précisément une dictature, on observe alors la mise en place d'une sorte de jeu de rôle grandeur nature. Construite en tant qu'une communauté,La Vague, rassemblée autour d'un symbole, un salut, un uniforme et des règles s'étend rapidement à l'extérieur de l'école. En quelques jours, ce qui n'était que de simples notions telles que l'esprit communautaire et la discipline se transforment en un réel parti politique. Les étudiants, alors motivés par ce qui leur semble être de vraies valeurs, vont s'investir beaucoup trop, et de manière extrême. Dès le troisième jour, les membres du mouvement commencent à exclure puis à persécuter tous ceux qui ne se rallient pas à leur cause. Ce qui n'était initialement qu'un jeu de rôle va échapper au contrôle de Rainer Wenger. Lors d'un match de water-polo, une dispute éclate et dégénère en conflit entre les membres de La Vague et les « non-membres ». C'est à la suite de cet événement que Rainer Wenger décide de mettre fin à l'expérience mais la vague est déjà incontrôlable.

NOUS SOMMES ALLES TROP LOIN, JE SUIS ALLE TROP LOIN

En automne 1967 le professeur d’histoire Ron Jones du lycée de Cubberley à Palo Alto en Californie décide de mener une expérience, un régime de stricte discipline dans sa classe à la suite de la projection d’un film sur le national-socialisme lors de son cours. La classe se transforme en un seul corps appelé « La troisième vague » et l’expérience, qui ne devait durer qu’un jour, a du être interrompue au bout du cinquième, le phénomène prenant des proportions aux conséquences violentes. En effet, les réfractaires au mouvement se sont vus ostracisés voire brutalisés. Todd Strasser s’est inspiré de ce fait réel pour écrire son roman La Vague en 1981. Le livre, paru l’année dernière en France et possédant même son adaptation en bande-dessinée depuis la mi-janvier, est un classique au programme de tous les lycées outre-Rhin depuis plus de vingt ans. Il ne manquait qu’un film et Alexander Grasshoff a franchi le pas pour la télévision allemande la même année que la parution du roman. 2009 arrive en France l’adaptation cinématographique pour une thématique à laquelle l’Allemagne semble devoir, encore et encore, se confronter.

ROCK’N’ROLL HIGH SCHOOL

Après avoir étudié le nazisme dans son époque avec Napola, Dennis Gansel s’intéresse avec La Vague au fonctionnement du fascisme à l’heure actuelle. Il transpose l’histoire originale dans l’Allemagne contemporaine et, à force de graffitis, musique très cool et montage rythmé à la MTV, signe un film très nerveux et très actuel. Il a même poussé le vice de l’actualité à changer la fin de l’expérience initiale, et du roman, en invitant l’irrémédiable violence à sa version, qui aurait autrement perdu en crédibilité, dixit Jürgen Vogel. Celui-ci possède le charisme nécessaire pour devenir un évident leader mais perd en vraisemblance quand le drame éclate. Parmi les élèves, les stéréotypes font recette (le sportif sympa ou encore la première de la classe rebelle) et les histoires secondaires noient l’intrigue après avoir appuyé maladroitement sur le futur développement de l’histoire au début du métrage (le manque d’esprit d’équipe de Marco dans l’équipe de water polo et d’autorité du metteur de scène pour la troupe de théâtre amateur). Dennis Gansel réussit néanmoins à faire passer le message et si l’évolution peut sembler amenée un brin rapidement, les faits sont là et l’atterrissage brutal.

par Carine Filloux

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Film Culte: LA VAGUE de Dennis Gansel (2008)
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Weird Vintage Cars: Mercedes-Benz T 80

Publié le 9 Mai 2016 par bigwhy dans weird cars, allemagne, 30's

Weird Vintage Cars: Mercedes-Benz T 80

Avion? Spaceship? 24h du mans? Nein c'est une Benz de 1939!

Dans les années 1930, Mercedes-Benz était un acteur important des Grand-Prix et concurrençait un autre constructeur allemand : AutoUnion. C’est la grande époque des « Flèches d’Argent ». Mais Mercedes restait loin du record de vitesse automobile, alors détenu depuis Novembre 1937 par une voiture anglaise : la Thunderbolt d’Eyston qui avait signée un 502,11km/h.

Cependant, le record de vitesse terrestre semble à porté si Mercedes-benz conçoit une voiture à cette unique fin. C’est le pilote allemand Hans Stuck qui porte ce projet depuis 1937, qui convainc la marque allemande d’investir dans une telle aventure. Ce projet est également soutenu par le régime nazi (officiellement, c’est Hitler qui a ordonné le développement de ce projet…), ce qui permet à Mercedes de disposer de fonds et surtout, d’avoir le concours de Ferdinand Porsche. Le premier projet prévoyait une voiture capable d’un 550km/h; mais au cours de l’été 1938, les anglais Cobb et Eyston se battent sur le lac de Bonneville aux Etats-Unis, les 575km/h sont désormais atteints.

Par conséquent, l’équipe dédiée au record chez Mercedes-Benz vise désormais de passer au-delà des 600km/h, mais avant que ne démarre la construction du prototype, un ordre venant du Reichstag souhaite que ce projet puisse atteindre les 750km/h. En effet, comme ce record aura lieu sur le sol allemand, la propagande nazie souhaite frapper un grand coup pour démontrer la supériorité de la technologie allemande en signant un record qui sera difficile à battre.

La Mercedes-Benz T80 nait ainsi, sa construction débute en 1939 et coutera 600.000 DeuchMark. Son moteur est un V12 Daimler-Benz DB603 de 44,5 litres de cylindrée, il s’agit d’un moteur d’avion qui équipe Messerchmitt BF109, et qui développait 3.000Ch. Au final, la voiture pèse 2.896kg, et sa carrosserie affiche un Cx de 0,18.

Comme nous l’avons déjà évoqué, ce record devra être effectué en Allemagne, puisqu’il était impensable pour les dirigeants nazis d’amener leur voiture dans un autre pays. Pour que le record soit 100% allemand, les ingénieurs Mercedes se mettent en quête d’un lieu approprié; un tronçon d’autoroute entre Dessau et Leipzig pourrait convenir au projet, mais des modifications sont nécessaires afin de créer une ligne droite de 10 kilomètres. Les travaux débutent, et la bande entre les deux voies est elle aussi bétonnée afin que la « piste » fasse 25 mètres de large.

Dans le même temps, Adolf Hitler surnomme lui-même la voiture de « Schwarzer Vogel » (Oiseau Noir) et demande à ce que la Mercedes T80 soit peinte aux couleurs nationalistes allemandes, avec notamment un aigle allemand. La tentative de record est prévue pour Janvier 1940 au cours de la semaine du Record.

Malheureusement, en raison de la guerre qui éclate en Europe, la tentative de record est décommandée et la voiture est remisée dans l‘idée de remettre le record à plus tard. Mais quand l’effort de guerre devient conséquent, le moteur de la Mercedes T80 est démonté pour servir de moteur de rechange dans une unité d’aviation. Le reste de la voiture est mise à l’abri en Autriche dans la ville de Karnten. La voiture fut retrouvée à la fin de la guerre et fut confiée à Mercedes-Benz, qui depuis la conserve dans son musée.

article extrait de http://lautomobileancienne.com/

Weird Vintage Cars: Mercedes-Benz T 80
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