Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Bigwhy? Finest?

Enthousiaste & Curieux

Articles avec #70's catégorie

Pin Up: Julie Ege

Publié le 27 Mars 2017 par bigwhy dans pin up, norvege, 60's, 70's

Pin Up: Julie Ege

Julie Ege naquît le 12 novembre 1943 à Sandnes, en Norvège.
Elle débuta sa carrière en 1967.
Elle fut marié à trois reprises pour de courtes durés.
Il y a peu d'information à ce sujet.
Après sa courte carrière qui la décevait, elle devint infirmière dans son pays
Elle s'éteignit d'un cancer le 29 avril 2008 à Olso, en Norvège.
Elle était âgée de 64 ans.

”je tourne à Londres mon quatorzième film qui sera aussi mauvais et ennuyeux que les 13 précédents, je ne sais pas pourquoi, mais je ne tourne que des films abominablement rasoirs...Mais comme personne ne va les voir, ce n'est pas grave!“

” L'ennui que dégage mon dernier mari , Alf, est pyramidal! D'ailleurs c'est un dentiste, rien n'est plus triste qu'un dentiste, heureusement que nous vivons à 3 avec sa petite amie, comme ça on se partage la corvée!“

Pin Up: Julie Ege
Pin Up: Julie Ege
Pin Up: Julie Ege
Pin Up: Julie Ege
commentaires

Film Culte: TOMMY de Ken Russell (1975)

Publié le 17 Septembre 2016 par bigwhy dans film, culte, rock, opéra, film complet, UK, 70's

Film Culte: TOMMY de Ken Russell (1975)

Tommy est un film sorti en1975 basé sur l'opéra-rock eponyme de The Who sorti en 1969 ( le premier à avoir été défini le genre). Il a été réalisé par Ken Russell et plusieurs célébrités musicales et acteurs y ont participé (clapton, elton john, tina turner & bien sur les membres du groupe The Who).

Tommy raconte l'histoire d'un garçon aveugle, sourd et muet qui devient un célèbre champion de flipper, passant par diverses expériences afin de retrouver ses sens. Lorsque cela se produit, il se transforme en une sorte de guide spirituel pour de nombreux adeptes qui finissent par le rejeter.

Remember!

Film Culte: TOMMY de Ken Russell (1975)
commentaires

Zoom sur un artiste: Guy Peellaert

Publié le 6 Juillet 2016 par bigwhy dans art, Bd, pop, 70's, belgique, internet

Zoom sur un artiste: Guy Peellaert

Peintre des mythologies pop de l’Amérique et du rock, de Bowie à Daho, Portrait d’un libertaire dont les visions fantasmatiques et les rêves incandescents tissent la trame d’une œuvre ancrée dans le XXe siècle.

Pravda, l’héroïne de bande dessinée imaginée par l’artiste belge Guy Peellaert dans les années 1960, est une bad girl hyper sexy qui fume, boit, baise et tue. Les hommes qu’elle croise sur sa route, elle les fouette avec son ceinturon, leur écrase le thorax à coup de tabouret ou leur brise sur le crâne des bouteilles de coca et de bourbon. Car « Pravda est libre, Pravda est seule » . Quand elle fait gicler le sang avec sa bande de motardes furieusement déjantées, les flics déboulent, tout éberlués par « ces filles »qui « sont vraiment mauvaises » et qui osent les défier. Inspirée de Françoise Hardy, la féline au tempérament sulfureux trempé dans le cuir de ses bottes incarne toute une époque. Pour le critique Henri Chapier, elle dit « la rébellion de la jeunesse actuelle, la soif de détruire pour créer autre chose sans en avoir encore projeté dans l’avenir l’image exacte » (1). Pravda la Survireuse s’inscrit dans la tradition des films de bikers américains comme le précurseur Scorpio Rising de Kenneth Anger. Editée en octobre 1968, aux alentours du fameux mois de mai, cette BD a d’abord été accueillie par le journal satirique Hara-Kiri. On est alors en 1967, dans une France encore somnolente gouvernée par le Général de Gaulle. « La vague libératrice des femmes a trouvé d’un seul coup son Van Dongen et son Pierre Benoît » , peut-on lire cette même année dans le magazine Spécial à propos des Aventures de Jodelle, première BD de l’artiste parue en 1966. Ses dessins, avec leur folie pop et leur tonalité vulgaire, dynamitent les codes du bon goût et de la société bourgeoise. Même si au creux d’une des compositions se glisse une référence au Radeau de la méduse de Géricault : comme pour brouiller les frontières entre le noble et le trivial, comme un pied de nez aux défenseurs de la culture avec un grand C.

EXUBÉRANCE

Décédé en 2008, Guy Peellaert était né en 1934 dans une riche famille de Bruxelles, où il reçut une formation classique. Mais « Guy était très irrévérencieux. Il voulait rire, il ne voulait pas être un artiste maudit, il revendiquait même une forme de vulgarité » , assure Claudine Boni qu’il avait baptisée son « manager » . « Les filles avec qui je sortais à l’école des Beaux-Arts de Bruxelles, je ne les trouvais pas dans ma famille, très bourgeoise mais qui m’a laissé une liberté folle, surtout ma mère... Non, je sortais dans un milieu où l’on se battait beaucoup, où tout était plus excitant, animal, comme ces filles qui semblaient rescapées d’un roman noir. Pour moi, Lauren Bacall reste l’ennemie, ce bon ton, cette intelligence... Marilyn ? Oui, peut-être l’amie, en tout cas l’attraction initiale » (2), aimait-il à raconter. Visions fantasmatiques, rêves incandescents et autres utopies sublimes tissent la trame d’une œuvre ancrée dans le XXe siècle, inclassable et protéiforme. Une mythologie sortie de l’esprit libertaire d’un Flamand exilé à Paris et fasciné par les Etats-Unis qui travaillait en marge des galeries et autres réseaux de vente, mais avait parmi ses fans d’illustres collectionneurs comme David Bowie ou Jack Nicholson. « Des gens qui n’avaient rien à voir avec le milieu de l’art venaient le voir dans son atelier de la Bastille pour se faire tatouer la Survireuse sur le biceps » , raconte un proche, Gallien Guibert, qui écrivait avec lui une adaptation de Pravda la Survireuse. « Guy adorait les mal-pensants et il se méfiait beaucoup de la chose politique. Quand il évoquait le tournant des années 1970, il disait : « On dessinait ce qu’on voulait, on faisait la fête et puis les curés sont arrivés ». » Allergique au politiquement correct de droite comme de gauche, ce « faiseur d’images » naviguait entre BD et peinture, pochettes de disques pour les Rolling Stones (It’s only Rock’n’Roll), David Bowie (Diamond Dogs) ou Etienne Daho (Pour nos vies martiennes), et affiches de films pour Martin Scorsese (Taxi Driver), Robert Altman (Short Cuts) ou Wim Wenders (Paris, Texas)... Sans oublier le générique qu’il a dessiné pour l’émission « Cinéma Cinémas » diffusée sur Antenne 2. « Je ne suis pas un homme de chapelles, je suis un hybride, un bâtard. Disons que je laisse des chewing-gums sous la table » , livre-t-il à Beaux-Arts Magazine en 2003 (3). C’est sûr, il y avait en Guy Pellaert un touche-à-tout pointilleux qui ne se prenait pas au sérieux, mais amassait méticuleusement quantité de coupures de presse ou d’annonces publicitaires, et pouvait passer des jours sur le détail d’une toile.

MÉLANCOLIE

Rock Dreams, le livre qu’il sort avec l’écrivain Nik Cohn en 1973, fait aussitôt figure de monument de papier pour la génération des baby-boomers. « Il y a un avant et un après. On a tous été touchés. C’est arrivé à un moment où on ne s’y attendait pas, le rock était en perte de vitesse. On avait enfin trouvé quelqu’un qui comprenait » , se souvient Olivier Lorquin, commissaire de l’exposition que le musée Maillol, à Paris, consacre à l’artiste à partir du printemps (voir encadré). Six ans après Pravda, Guy Peellaert met en scène une centaine d’icônes du rock dans des décors clignotants aux allures de guirlandes électriques fatiguées qui semblent signifier que la fête est bel et bien finie. Bill Haley dans le reflet d’un miroir, sous une lumière blafarde de salle de bain où traîne un kleenex usagé, une fillette en robe de mariée assise sous l’affiche de Jerry Lee Lewis, le regard égaré de Diana Ross, Bob Dylan à l’arrière d’une limousine, Johnny Cash derrière des barbelés... Palpable, l’ombre inspirante du peintre Edward Hopper projette un voile de solitude et de mélancolie sur une Janis Joplin fragile, cernée par les murs nus d’une chambre d’hôtel, comme sur le Las Vegas dépeint par Guy Peellaert dans The Big Room, son livre suivant. « Rock Dreams est rempli d’Annonciations, de Nativités, d’Adorations, de Passions, d’Agonies, de Crucifixions et de Pietas, plein de Tentation, d’Extases et presque chaque page contient une Epiphanie. Mais pas de Résurrections » , souligne Michael Herr en introduction à l’ouvrage. Ces images sont le condensé d’une vérité brûlante et crue, celle des moments où la mort saisit le vif, quand les étoiles s’éteignent dans la banalité du quotidien, quand l’horreur côtoie le merveilleux ou quand parfois le rêve se mue en cauchemar. Ainsi des Rolling Stones en uniforme nazi faisant cercle autour de quelques chérubins dénudés.
« Guy Peellaert part d’un support photographique, le fameux aérographe, puise dans une documentation extraordinaire, utilise la gouache et le pastel, pour réaliser des collages, observe Olivier Lorquin. C’est grâce à cette technique qu’il constitue son univers fantasmagorique. » On retrouve cet univers dans son dernier livre édité en 1999, Rêves du XXe siècle, qui dessine les contours obsessionnels d’une époque traversée par le spectacle. On y croise De Gaulle, Piaf, Hitler, Einstein, Trotsky, Mitterrand ou Gainsbourg. Et là encore, ce goût du détail qui le poussait, dans les années 1970, à retrouver les affiches qu’on trouvait épinglées dans les salons de coiffure de New York ou la Ford datant de 1959. Du coup, décors et accessoires viennent imprimer leur vérité sur la surface réfléchissante des images dans un monde, comme l’écrit Michael Herr, qui « consomme les icônes comme des assiettes en papier » . C’est aussi cela que Guy Peellaert a su si bien montrer.

Zoom sur un artiste: Guy Peellaert
Zoom sur un artiste: Guy Peellaert
Zoom sur un artiste: Guy Peellaert
Zoom sur un artiste: Guy Peellaert
Zoom sur un artiste: Guy Peellaert
commentaires

Pin Up: Ornella Muti

Publié le 6 Mai 2016 par bigwhy dans pin up, italie, 70's, 80's, vintage girl, film, erotisme

Pin Up: Ornella Muti

Pas (encore) tout a fait Vintage, la Sublime & volcanique Ornella Muti naît le 9 mars 1955 à Rome, sous le nom de Francesca Romana Rivelli, fille d'un père napolitain, journaliste, et de Ilse Renata Krause, femme sculpteur estonienne. Ses grands-parents maternels avaient émigré de Saint-Pétersbourg pour s'installer en Estonie.

Francesca rêve de devenir danseuse, et débute comme mannequin à 14 ans. Alors qu’elle pose pour des romans-photos et des magazines, elle est remarquée par le réalisateur Damiano Damiani qui la fait débuter avec succès au cinéma l'année suivante, en 1970 avec Seule contre la mafia.

Pour moi 2 films qui m'ont particulièrement marqués:

Le très érotique: Conte de la folie ordinaire (Storie di ordinaria follia), de Marco Ferreri

& le très kitsch: Flash Gordon, de Mike Hodges

Pin Up: Ornella Muti
Pin Up: Ornella Muti
Pin Up: Ornella Muti
Pin Up: Ornella Muti
commentaires

Bookcrossing: DO IT! de Jerry Rubin

Publié le 12 Avril 2016 par bigwhy dans livre, revolution, 70's, 60's, psychedelique, USA

Bookcrossing: DO IT! de Jerry Rubin

A lire & a relire en ces temps de nuits debout & de pouvoir au peuple!

Il avait une classe folle. A la fois activiste génial, contestataire perpétuel et fouteur de merde d’élite, Jerry Rubin aura été un cauchemar pour l’Amérique des sixties, qui n’appréciait ni ses diatribes enflammées, ni ses appels à manifester contre la guerre du Vietnam, ni sa présentation d’un cochon comme candidat aux présidentielles. Elle le lui fera payer au tribunal, ce que Rubin raconte dans « Do It !». Jouissif.

Do It! C’est l’histoire du mouvement Yippies (pour Youth International Party). Ou comment renverser les rapports de force naturels en foutant une merde noire et gluante. Un bordel tel que Jerry Rubin, figure essentielle de la contestation des sixties, opposant farouche à la guerre du Vietnam et militant d’extrême-gauche, a même été convoqué plusieurs fois à Washington par la très sérieuse et sans pitié Commission des affaires anti-américaines (grande orchestratrice de la chasse aux sorcières). A chaque fois, il en a fait une fête. Quand la commission lui a filé des sous pour venir à Washington, il s’y est rendu gratos et a vécu pendant six mois grâce à l’argent. En plus, il le criait sur tous les toits, l’immonde salopard… Surtout, il arrivait aux convocations à moitié à poil, vêtu de fanfreluches et les nichons peinturlurés, portant un pantalon Viet-cong et un faux M16 en plastique. Ridicule. L’audience s’est ainsi transformée en une farce pénible pour les autorités. Une fois même, Jerry est venu habillé en père Noël, ils ne l’ont pas laissé entrer.

C’est la manière la plus évidente de casser l’autorité : prendre les évènements à contre-sens avec le plus évident mépris des conventions. Comme débarquer au dessert pendant la convention démocrate et apporter en habit d’Eve de grosses têtes de cochons sur un plateau. L’assistance hurle, s’horrifie, puis une vieille se met à hurler : « Tapez lui dessus ! Elle est nue ! ». Et tout le monde de reprendre en coeur en essayant de molester les activistes…

C’est ça, le truc de Rubin. Rendre à la réalité son vrai visage, lui enlever son smoking et faire apparaître le porc sadique qui se cache en-dessous. Dans la mythologie Yippie, le cochon représente ainsi les institutions de l’Amérike (le k est essentiel, c’est un petit coucou à l’Amérique du Klan, Rubin ne la nomme jamais autrement).

Personnellement, vu mon affection immodérée pour la gente porcine, ça m’a un peu chagriné. Dieu merci, Jerry Rubin a confessé que les cochons n’y étaient pour rien… Et quand il a, avec ses amis, présenté Pigasus, un merveilleux porcelet, aux élections présidentielles américaines, Jerry l’a bien précisé : ces animaux n’ont rien à voir avec les bêtes sauvages du gouvernement.

Le bouquin est beau, marrant et fait une apologie convaincante de l’activisme. C’est un morceau essentiel dans l’histoire de la révolte, la subversion pour la subversion, rien que la subversion. Comme se rendre à une conférence communiste et pendant son temps de parole faire écouter les Beatles à l’assemblée. Une blague, une énorme blague.

Il y a aussi un revers à cette médaille rigolote, c’est ce que lui reprocherons les Diggers de San Francisco, d’être exactement pareil que les personnes qu’il combat, de manipuler les foules sans aucun scrupule, notamment pendant la convention de Chicago où l’émeute était inévitable. Une manière de jouer avec l’intégrité physique des autres sans leur consentement qui a un côté déplaisant. En fait, Jerry Rubin apparaît surtout comme un fouteur de merde professionnel. En cela, il mérite une petite courbette.

Pour ne rien gâcher, la préface de Do It a été rédigée par Eldridge Cleaver, celui qui a réalisé avec Rubin la jonction entre les Black Panthers et les hippies. Là, il y a une claire apologie de la violence, mais elle est à replacer dans le contexte de la violence étatique et de la nécessité de l’autodéfense. De toute façon, le sujet n’est pas là.

En fait, le livre donne surtout envie de brûler une école et de courir tout nu dans la rue. Qu’à la fin des sixties, le gentil Rubin ait retourné sa veste et que de yippie soit devenu yuppie n’a, à mon avis, aucune importance.

Source: « Do It », de Jerry rubin : foutre la merde avec classe, c’est tout un art ! par Herr Grimaud

http://www.robin-woodard.eu/spip.php?article445

Bookcrossing: DO IT! de Jerry Rubin
Bookcrossing: DO IT! de Jerry Rubin
Bookcrossing: DO IT! de Jerry Rubin
commentaires

Bookcrossing: ACID TEST de Tom Wolfe

Publié le 11 Avril 2016 par bigwhy dans livre, psychedelique, utopie, hippie, USA, 70's

Bookcrossing: ACID TEST de Tom Wolfe

Préfigurant le "nouveau journalisme" ce livre raconte l'histoire de Ken Kesey (auteur de: " vol au dessus d'in nid de coucou") et de son groupe, les Merry Pranksters, alors qu'ils parcouraient les USA dans un bus couvert de peinture fluorescente, appelé "Further", parvenant à la révélation personnelle et collective à travers la consommation de LSD et d'autres drogues psychedeliques. Le roman relate leur parcours à travers le pays, ainsi que les fêtes "Acid Tests", les premiers spectacles des Grateful Dead et l'exil de Kesey au mexique.

Acid Test est un roman "vécu, mouvementé, étonnamment lyrique...". C'est ce qu'on peut lire sur sa page de garde. L'auteur raconte une page d'histoire des 60's. Ont y rencontre Jack Kerouac, Allen Ginsberg & autres "Beatniks & Hippies"....

Bookcrossing: ACID TEST de Tom Wolfe
Bookcrossing: ACID TEST de Tom Wolfe
commentaires

Clin d'oeil: That Moment (Planante)

Publié le 5 Avril 2016 par bigwhy dans psychedelique, vintage girl, 70's

Clin d'oeil: That Moment (Planante)

Une pochette d'un groupe dont je n'ai jamais écouté la zique, mais la photo est si puissante, j'ai l'impression d'y etre, (ou d'y avoir été?). Planante je vous dit!

commentaires

Bookcrossing: JACK BARRON ET L'ETERNITE de Norman Spinrad

Publié le 5 Avril 2016 par bigwhy dans livre, culte, science fiction, USA, 70's

Bookcrossing: JACK BARRON ET L'ETERNITE de Norman Spinrad

Norman Spinrad est peut etre pas le plus grand des auteurs de SF mais, en tout cas pour moi, c'est mon préféré!

Appartenant à la Nouvelle vague littéraire qui a révolutionné la science-fiction dans les années 1960-1970. Il a été rendu célèbre par des livres perçus à l'époque comme de véritables bombes, le style est volontiers provocateur, le but est avant tout de disséquer et de dénoncer. Spinrad est trop contestataire pour l'Amérique, il déménage pour Paris, où son œuvre est mieux acceptée qu'aux États-Unis, il est un auteur de romans atypiques basés sur des thèmes sulfureux. Il publie dans sa carrière une trentaine de romans, deux anthologies et quatre collections de nouvelles.

Jack Barron et l'Éternité (titre original : Bug Jack Barron) est un roman de science-fiction publié en 1969. Le style de Norman Spinrad est littéralement décapant, aussi bien par les thèmes qu'il aborde que par sa manière de réinventer une écriture au rythme psychédélique, aux rugosités décuplées par l'usage de l'argot et de descriptions érotiques crues.

« Vous êtes le présentateur-vedette d'une émission de télévision très populaire, mais très dérangeante pour les hommes politiques au pouvoir. Et si un jour on voulait acheter votre silence contre un faramineux contrat d'immortalité ! Que feriez-vous ? »

Jack Barron, ancien révolutionnaire communiste désabusé, est devenu le présentateur-vedette d'une émission de télévision américaine très populaire : « Bug Jack Barron ». Principe de l'émission : un téléspectateur appelle Jack Barron en direct pour pousser un « coup de gueule » contre la société et Jack Barron organise ensuite le débat entre le téléspectateur en colère et la personnalité du monde politique ou financier qu'il a choisie pour lui répondre. Jack Barron, toujours très cynique, mène la vie dure aux personnalités qu'il appelle pendant son émission, et son sens aigu de la répartie fait de lui l'homme public le plus redouté de la classe politique américaine, bien que son émission apparaisse aussi comme une soupape de sécurité entre le pouvoir en place et le peuple. De fait, Barron choisit soigneusement les « cas » traités et s'arrête toujours avant la ligne rouge. Deux événements politiques importants marquent l'actualité : l'élection du futur président des États-Unis, et le passage devant le Congrès d'un projet de loi autorisant l'État à financer la « Fondation pour l'Immortalité Humaine », l'entreprise du richissime Benedict Howards, qui a pour but de cryogéniser des clients payants le temps que la science découvre le moyen de prolonger la vie, voire de la rendre éternelle. Lorsque Benedict Howards se rend compte que l'émission de Jack Barron met en péril ses projets, il lui propose de partager son secret et de signer un contrat d'immortalité contre son silence et sa coopération. Quand Jack Barron découvrira l'abominable secret de l'immortalité que cache Benedict Howards, il interrogera sa conscience léthargique et sera de nouveau confronté à ses idéaux de jeunesse.

Et si un jour était découvert le moyen de rendre l'homme immortel, mais à un prix effroyable, quelle force pourrait s'opposer au chantage de ceux qui en détiendraient le secret ? Spinrad pense que seuls les mass media pourraient constituer un recours, à condition qu'un homme seul puisse y accéder en direct et ait la volonté de le faire. Politique et médias s'entrechoquent dans ce roman, chef-d'œuvre qui assura la célébrité de son auteur. En filigrane, l'ouvrage constitue aussi un réquisitoire sur l'exploitation du Tiers-Monde. Lors de sa prépublication dans le magazine anglais New Worlds à la fin des années soixante, ce roman souleva un véritable scandale au Royaume-Uni, au point qu'il fut évoqué par les députés à la Chambre des Communes.

Le temps joue à l'évidence un très grand rôle lorsqu'il s'agit de traiter d'un sujet comme l'immortalité, et Norman Spinrad sait jouer avec une grande aisance sur tous les plans temporels pour les réunir ensuite dans la promesse même de l'immortalité. Si Jack Barron écrase littérairement tous les autres personnages du roman, c'est grâce aux tensions entre son passé, son présent et son futur potentiel, largement développées par l'auteur. Son passé est marqué par son activisme révolutionnaire communiste et par un grand amour, Sara, qui restent dans sa mémoire comme deux expressions d'un même idéal romantique déçu. Son présent s'inscrit en revanche pleinement dans le cynisme d'une société dominée par l'argent et les médias, dans laquelle Jack Barron feint de jouer le rôle d'agitateur public. Il a bien compris que s'il va trop loin dans la provocation, les financeurs de son émission lui retireront son soutien. Ce constat d'échec et d'impuissance à changer le monde, résorbé dans une sorte de fatalisme désabusé, lui laisse un goût amer de solitude. Son possible avenir d'immortel est surtout, pour Jack Barron, la promesse d'une immortalité partagée avec Sara, enfin revenue vers lui.

Le temps joue également un rôle primordial dans la conception de l'émission de télévision « Bug Jack Barron ». En effet, Jack Barron utilise à la fois les effets visuels et l'intervalle entre deux pages de publicité pour étriller ses invités de marque. C'est sous la pression de ce temps calculé à la minute près qu'il accule ses interlocuteurs et les pousse dans leurs retranchements. Benedict Howards, ivre d'immortalité, persuadé de détenir ainsi le plus grand des pouvoirs terrestres, ne sera plus capable de saisir la densité symbolique et l'importance politique de l'instant médiatisé, ce moment de télévision suivi par des millions de spectateurs et dont les enjeux politiques et moraux lui sont devenus totalement étrangers. Quelques minutes de télévision auront finalement raison de son rêve d'éternité.

Le roman de Norman Spinrad passe au crible de nombreux aspects de la société américaine :

  • le monde politique y apparaît comme miné par les calculs de pouvoir et la corruption, les Républicains les plus racistes décident de s'allier temporairement aux ex-communistes menés par un sénateur noir pour gagner les prochaines élections présidentielles, l'assassinat politique et les pots-de-vin sont toujours d'actualité
  • le monde de la télévision, avec ses contraintes politiques et financières, donne une impression de totale vacuité morale
  • la communauté noire instruite se débat pour trouver sa place au sein de la société américaine, le rêve du sénateur Lukas Greene de devenir un jour président des États-Unis semble pour le moins irréalisable, les classes populaires noires se distinguent par la misère économique dans laquelle elles vivent, poussant certaines familles à « vendre » leurs enfants contre la promesse d'un avenir meilleur
  • les idéaux révolutionnaires de toute une génération, tués par le cynisme de la réalité et les dégâts des psychotropes, n'ont plus qu'une apparence fantomatique dans les esprits de personnages lessivés par le réel

Ce roman est l'une des œuvres majeures de la littérature de science fiction américaine des années 60-70. A lire absolument.

Bookcrossing: JACK BARRON ET L'ETERNITE de Norman Spinrad
commentaires

Pin Up: Marissa Mell

Publié le 23 Mars 2016 par bigwhy dans pin up, vintage girl, 50's, 60's, 70's, italie, autriche, trash

Pin Up: Marissa Mell

Mama Mia! The body & the Eyes (faut il regarder les yeux? ou le reste?)

La fabuleusement belle Marisa Mell naît à Graz en Autriche, le 24 février 1939. Marisa est alors Marlies Moitzi pour l’état civil. Elle ne s’est jamais répandue en confidences sur sa famille et les années de guerre. Dès 1954, elle apparaît dans quelques productions. Dix ans plus tard, elle tourne en Angleterre, puis, nous retrouvons la belle de l’autre côté de la frontière italienne où elle fait partie du bataillon de beautés aspirantes à la gloire cinématographique dont Cinecittà a fait sa spécialité en cette fin des années cinquante.

En 1965, mise sur les rails du succès, Marisa Mell partage l’affiche de «Casanova 70» avec Virna Lisi et Michèle Mercier, victimes consentantes de Marcello Mastroianni, une excellente comédie orchestrée par Mario Monicelli et produite par Calo Ponti. Le destin ne sera malheureusement pas aussi clément pour Marisa que pour ses belles contemporaines. Ursula Andress s’est envolée pour la mer des Caraïbes du «Docteur No», alors que Marisa, défigurée, est hospitalisée après un accident de voiture qui la laisse plusieurs jours dans le coma. Il faudra de nombreuses opérations de chirurgie esthétique pour rendre sa beauté à ce visage fracassé, beauté qui restera étrangement figée.

Avec la libération des mœurs ambiante, Marisa Mell, boudée par le cinéma, semble passer sa vie à poser pour les photographes de plus en plus déshabillée. Qualifiée d’actrice, elle connaît quelques sursauts de carrière dans des films de série B tels que: «New York appelle Superdragon» (1965) de Giorgio Ferroni avec Ray Danton, «Danger Diabolik» (1967) réalisé par Maria Bava où elle a entre autres Michel Piccoli et John Phillip Law l’ange de «Barbarella» comme partenaires, «Perversion story» (1969) de Lucio Fulci et «Sept orchidées tachées de sang» (1971) de Umberto Lenzi. Parfois la chance semble vouloir tourner, elle est en 1970 la tête d’affiche de «La machination» de Piero Sciumè où son nom devance celui de Lea Massari. Le temps passant, l’intérêt du public pour la nudité des actrices s’émousse, on préfère maintenant les malheurs des Princesses aux fesses des championnes du déshabillage photographique telles Marisa, Ursula ou Laura Antonelli.

La sincère amitié de Helmut Berger lui permet de sortir de l’ombre, imposée par l’acteur sur le tournage de «Ultime violence» (1977) que réalise Sergio Grieco, mais ce n’est pas suffisant pour sauver Marisa Mell de l’ornière où elle s’enfonce inexorablement. L’actrice qui avait rejeté un fabuleux contrat avec la «MGM» sombre dans l’érotisme à petit budget.

© Céline COLASSIN

Pin Up: Marissa Mell
Pin Up: Marissa Mell
Pin Up: Marissa Mell
Pin Up: Marissa Mell
Pin Up: Marissa Mell
Pin Up: Marissa Mell
Pin Up: Marissa Mell
Pin Up: Marissa Mell
Pin Up: Marissa Mell
commentaires

Pin Up: EDWIGE FENECH

Publié le 29 Février 2016 par bigwhy dans pin up, vintage girl, italie, 60's, trash, 70's

Pin Up: EDWIGE FENECH

Surnommée la sexy queen italienne, Edwige Fennech (déja le nom est tout un programme?) etait une vedette du cinéma d'exploitation italien des années 60 & 70, aucun chef d'oeuvre dans sa carriere, juste une plastique explosive (je vous laisse juger!) et des yeux incendiaires (mama mia!). l'Italie l'autre pays de la starlette....

Pin Up: EDWIGE FENECH
Pin Up: EDWIGE FENECH
Pin Up: EDWIGE FENECH
Pin Up: EDWIGE FENECH
Pin Up: EDWIGE FENECH
Pin Up: EDWIGE FENECH
Pin Up: EDWIGE FENECH
commentaires
1 2 > >>