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Bigwhy? Finest?

Fanzine Enthousiaste & Curieux

Articles avec #40's catégorie

Weird Vintage Cars: ZIS 101 A (1940)

Publié le 29 Juin 2017 par bigwhy dans weird cars, russie, 40's

Weird Vintage Cars: ZIS 101 A (1940)

Le modèle unique de la voiture de sport préféré de Joseph Staline! Les communistes sovietiques savaient aussi faire des belles choses (ou sinon c'est la Sibérie!?)

Weird Vintage Cars: ZIS 101 A (1940)
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Pin Up: Ava Gardner

Publié le 24 Avril 2017 par bigwhy dans pin up, 40's, 50's, USA

Pin Up: Ava Gardner

C'est La sex-symbol qui occulte presque toutes les autres. La femme fatale qui a conduit Frank Sinatra au bord du suicide, et l'a hanté jusqu'à la fin de ses jours. Howard Hughes l'a suppliée en vain de l'épouser. Elle lui a cassé deux incisives pour toute réponse. Son charisme, sa beauté, ses liaisons scandaleuses ont fait de la star des « Tueurs, de Pandora, de La nuit de l'iguane » et de La « Comtesse aux pieds nus » un véritable mythe, une des très rares vedettes dont la vie fut plus colorée, plus mouvementée que n'importe quel scénario de film. Cette biographie exhaustive la première qui lui est consacrée s'appuie sur une documentation exceptionnelle et regorge de témoignages issus de centaines d'entretiens exclusifs avec ses partenaires à l'écran, ses amis et ses nombreux amants. Elle restitue dans un style enlevé une vie haute en couleur, minée par une tendance tenace à l'autodestruction, sur un arrière-plan des plus spectaculaires : le système des grands studios américains dans les années quarante et cinquante, les comédies musicales de la MGM et la naissance du film noir, des tournages exotiques au Pakistan, en Afrique orientale, au Mexique, jusqu'au Las Vegas de Frank Sinatra en passant par la Rome de la Dolce Vita et l'Espagne des toréadors au charme irrésistible.

Pin Up: Ava Gardner
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Pin Up: SWEATER GIRLS

Publié le 10 Février 2017 par bigwhy dans pin up, 40's, 50's, 60's

Pin Up: SWEATER GIRLS
 
Le terme de "Sweater girl" est devenu populaire dans les années 1940 et 1950 pour décrire les actrices d'Hollywood comme Lana Turner, Jayne Mansfield et Jane Russell, qui ont adopté la mode populaire de porter des chandails serrés sur un soutien-gorge en forme de cône ou en forme de balle qui souligne leurs poitrines. Le terme était pratiquement synonyme de "pin-up girl". La tendance sweater girl n'était pas limitée à Hollywood et a été vue avec inquiétude par certains. En 1949, un surintendant de la police de Pittsburgh a même choisi la chandail de pull-over comme un symptôme du déclin moral de la jeunesse d'après-guerre.
 
 
L'apparition de Lana Turner dans le film de 1937 They Will not Forget dans un haut en tricot ajusté est parfois considérée comme le premier cas de la "Sweater girl, car les publicistes hollywoodiens ont cherché une phrase accrocheuse pour décrire l'impact qu'elle a faisaitt sur l'écran. Les magazines de films l'ont surnommée «The Sweater Girl».
Pin Up: SWEATER GIRLS
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Pin Up: Gene Tierney

Publié le 16 Janvier 2017 par bigwhy dans pin up, vintage girl, 40's, 50's, USA

Pin Up: Gene Tierney

Dans la constellation des étoiles brillant au firmament des années 40, Rita Hayworth apparut plus sensuelle, Lauren Bacall moins empruntée. Aucune, pourtant, n'allia avec autant de grâce et d'émouvante incertitude le chic new-yorkais à l'exotisme envoûtant. 

 
Avec un prénom masculin hérité d'un oncle prématurément mort du diabète, et une tante, compagne de jeu, que l'on disait atteinte de troubles mentaux, la culpabilité annonçait d'autres maux : "Nous vivions, dira-t-elle, une jeunesse dorée pour laquelle il nous faudrait payer un jour." Bien que touché par le krach de 1929, le père de la fillette, riche courtier en assurances d'origine irlandaise, était parvenu à éviter aux siens le déclassement. Gene grandit ainsi, l'hiver entre écoles privées et gouvernantes européennes à domicile, l'été dans des villas de Long Island, avant d'être envoyée, à 16 ans, au pensionnat suisse de Brillantmont, près de Lausanne. L'adolescente aux yeux verts y apprend le français et se passionne pour la peinture, en attendant de nourrir de plus ardents desseins. 
 
Ceux-ci la conduisent à visiter, de retour aux États-Unis, les studios Warner, guidée par un ami de son père. Au bord d'un plateau, le réalisateur Anatole Litvak l'interpelle : "Mademoiselle, vous devriez faire du cinéma..." Il vient de lui montrer sa voie. Un bout d'essai, suivi d'une promesse de contrat, ne fait pourtant pas fléchir Howard Tierney, qui assène à sa fille : "Hollywood n'est pas l'endroit qui convient pour faire ses débuts." Mais Gene lui tient tête pour la première fois. George Abbott, auteur réputé de Broadway qui la distribue dans un rôle, ne lui trouve-t-il pas des qualités ? "Elle lisait très bien, témoignera-t-il. Il y a des gens qui ont ce don, sans avoir appris. Et puis, je lui trouvais une grande séduction personnelle." Éternel malentendu. 

Décidée à progresser en tant que comédienne, Tierney n'intéresse que pour son physique si particulier. Pommettes saillantes, regard profond, menton légèrement prognathe ; la jeune femme retient l'attention de Columbia qui l'engage avant de la trouver trop inexpérimentée. Retour à la case Broadway. Gene en profite pour perdre du poids, s'initier à la danse et au chant, subissant au passage les assauts de Howard Hughes, expert en vierges farouches, qui lui envoie des wagons entiers de gardénias.  

Mais c'est par un autre amateur éclairé qu'elle est repérée dans un night-club de Manhattan. Darryl F. Zanuck l'attire dans les filets de Fox, non sans avoir négocié un contrat léonin avec Howard Tierney. Lequel en profite pour voler sa fille et quitter le foyer familial. Bouleversée par la trahison paternelle, Gene fait front et devient une vraie "Fox Girl", jeune première douce et raffinée apprenant son métier auprès de Fritz Lang et de John Ford, puis l'amour avec Henry Fonda. 

En coulisses, pourtant, un séducteur moins exposé attend de rafler la mise. Styliste de Paramount, Oleg Cassini semble foudroyé : "Gene était éblouissante avec sa peau dorée, veloutée et des yeux légèrement turquoise. Elle produisit sur moi un effet magnétique, viscéral." Hâbleur, considéré comme un imposteur par le clan Tierney, Oleg se donne du mal. Puis, n'y tenant plus, entraîne Gene à Las Vegas afin de l'épouser. Celle qui fut si sage paraît, enfin, maîtriser ses choix. N'enchaîne-t-elle pas, désormais, les succès au cinéma ?  

Sur les cimes du Ciel peut attendre, où elle tient tête à Lubitsch, "le plus exigeant des réalisateurs", avant d'affronter Preminger. Le cinéaste la transfigure, elle si peu star, en femme fatale de films noirs. "Laura possédait la magie, dira-t-elle de son oeuvre emblématique. Mais je pense que les gens se souviennent moins de moi pour ma performance d'actrice que comme la jeune fille au portrait." Comment peut-elle encore douter de ses capacités ? Évoluant, peu après, dans les couleurs flamboyantes de Péché mortel en femme vénéneuse et névrosée, prête à tuer, elle récolte une nomination à l'Oscar. 

 

En vérité, il est trop tard. Et c'est sa vie privée qui se charge, une nouvelle fois, de jouer la maléfique. Embrassée par une admiratrice lors d'un gala pour l'effort de guerre, l'actrice, alors enceinte, contracte la rubéole. Née huit mois plus tard, la petite Daria en portera à jamais les stigmates, à la fois sourde, aveugle et attardée mentale. Malgré la naissance d'une autre fille, Christina, le couple formé avec Oleg ne s'en remettra pas. Une longue dérive, psychique et sentimentale, attend alors Gene.  

Sur le plateau du Château du dragon, son regard, se portant vers la caméra, plonge "dans les plus beaux yeux bleus" que la comédienne ait pu voir. Le visiteur du film de Mankiewicz est un lieutenant de vaisseau, célibataire et catholique, répondant au nom de John Fitzgerald Kennedy. Lequel présente la comédienne à sa famille et l'entraîne, un soir, à un concert d'Édith Piaf. Mais Kennedy a l'âme d'un politicien, et un futur Président américain ne peut épouser une star, aussi sublime soit-elle. Gene, en miroir de Marilyn... 

Pour guérir, mais sans trop y croire, elle se noie dans les tournages, y gagne le surnom de "One-take Tierney" pour son professionnalisme et confie, le coeur brisé, sa petite Daria à une institution spécialisée. Histoire de faire le tour du malheur, et tandis qu'Oleg l'a abandonnée pour Grace Kelly, Gene joue dans d'ultimes diamants noirs signés Preminger et vit d'insatisfaisantes liaisons avec Kirk Douglas et Spencer Tracy.  

 

C'est alors qu'elle rencontre, à Paris, le prince Ali Khan, aimable jet setter tout juste remis de son divorce avec Rita Hayworth. Ils s'éprennent l'un de l'autre et entament une liaison de dix-huit mois. "À une période où j'en avais besoin, confessera Gene, Ali ramena la joie dans ma vie." Leur séparation est une nouvelle déchirure qui plonge l'actrice dans l'affliction. Aux déprimes succèdent l'angoisse, les troubles de la mémoire, la dépression.  

Étrangère à elle-même, Gene est alors obsédée par le parcours de France Farmer, comédienne des années 30, adulée puis internée, qu'elle prend pour sa soeur. Elle se fait traiter dans deux hôpitaux psychiatriques, passe entre les mains de douze médecins, subit la camisole de force et trente-deux électrochocs. Un matin de 1957, la police retrouve l'ex-star des films noirs en train d'évaluer la force d'attraction terrestre, au rebord du quatorzième étage de son immeuble new-yorkais. Sauvée de justesse, Gene fait une ultime tentative dans la célèbre clinique du Dr Menninger, qui pense que sa rémission passe par l'anonymat.  

Mais Gene a-t-elle encore besoin des caméras ? Au côté de Howard Lee, magnat du pétrole texan séparé de Hedy Lamarr, elle finit enfin par surmonter son désespoir. Grand-mère visiblement apaisée mais désoeuvrée, savourant, résignée, le culte dont elle commence à faire l'objet parmi les cinéphiles du monde entier. Près de trente ans d'une vie bourgeoise entre parties de poker et barbecues géants, bonnes oeuvres et conventions républicaines. 

 

Pin Up: Gene Tierney
Pin Up: Gene Tierney
Pin Up: Gene Tierney
Pin Up: Gene Tierney

1920
Naissance de Gene Tierney dans la banlieue chic de New York, au sein d'une famille aisée d'origine irlandaise. 

1938
Gene débute à Broadway avant d'être engagée, un an plus tard, à Hollywood. Elle passe vite de Columbia à Fox. 

1945
Apogée de la carrière de Tierney, auréolée du succès de Laura et nommée aux Oscars pour Péché mortel. 

1957
Victime de troubles mentaux depuis des années, l'actrice tente de se suicider en se défenestrant. 

1991
Retirée des écrans depuis 1980, Gene, grande fumeuse, décède d'un emphysème. Elle est enterrée à Houston. 

Filmographie sélective

1940Le retour de Frank James (Lang) 
1941 The Shanghai Gesture (Von Sternberg)
1943 Le ciel peut attendre (Lubitsch)
1944 Laura (Preminger) 
1945 Péché mortel (Stahl) 
1946 Le château du dragon (Mankiewicz) 
1947 L'aventure de Madame Muir (Mankiewicz)
1949 Le mystérieux docteur Korvo (Preminger) 
1950 Les forbans de la nuit (Dassin), Mark Dixon, détective(Preminger) 
1951 Sur la Riviera (Lang) 
1954 L'Égyptien (Curtiz) 
1962 Tempête à Washington (Preminger) 

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Weird Vintage Cars: Duesenberg Coupé Simone (1939)

Publié le 10 Janvier 2017 par bigwhy dans weird cars, 40's, USA

Weird Vintage Cars: Duesenberg Coupé Simone (1939)

Est-ce la toute première Batmobile? Datée de 1939 ce modèle unique est réalisé par le carrossier américain  Emmet-Armand sur la base du Duesenberg Type J. Son propriétaire était le "roi" de la cosmétique française: Guy De LaRouche, comme cadeau pour son amante de l'époque: Simone.

Weird Vintage Cars: Duesenberg Coupé Simone (1939)
Weird Vintage Cars: Duesenberg Coupé Simone (1939)
Weird Vintage Cars: Duesenberg Coupé Simone (1939)

Duesenberg est un constructeur automobile américain du début du xxe siècle.

La marque est fondée en 1913 par les frères Duesenberg, dans le but de construire des voitures de course. Elle s'illustre en particulier aux 500 Miles d'Indianapolis (qu'elle remporte à quatre reprises, au Grand Prix de France qu'elle remporte en 1921 (première voiture américaine à s'imposer dans un Grand Prix européen.

À la suite de difficultés financières, la société est rachetée en 1926 par Errett Lobban Cord, qui en fait la marque de prestige de son groupe automobile. Sous son impulsion, Duesenberg crée son chef-d’œuvre, le Duesenberg J, qui est présenté au salon de New York de 1929 et qui est rapidement choisi par les vedettes d'Hollywood comme Clark Gable ou Gary Cooper.

Grâce à ce modèle, et à son dérivé à compresseur Duenseberg SJ, Duesenberg acquiert aux États-Unis une réputation comparable à celle de Bugatti en Europe, en tant que constructeur alliant performances et élégance exceptionnelles. Toutes les Duesenberg fabriquées deviennent des classiques de la construction automobile américaine de prestige, un cran au-dessus de CadillacLincolnPackard ou Pierce-Arrow.

À la suite de la faillite du groupe Cord, Duesenberg cesse sa production en 1937. L'usine est rachetée par le constructeur de camions Herrington.

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Pin Up: Rita Hayworth

Publié le 2 Janvier 2017 par bigwhy dans pin up, vintage girl, USA, 40's, 50's, rousse

Pin Up: Rita Hayworth

Pour en finir (momentanément) avec les rousses, nous conclurons par celle qui est, à mon avis, la plus emblématique: La Superbe Rita Hayworth, dont la carrière est a cheval entre le noir & blanc & le technicolor. dans les 2 cas elle est superbe & inoubliable. Je vous donne tous les pseudo top modèles anoréxiques de notre époque, pour un seul de ses regards: La grande classe!

Pin Up: Rita Hayworth
Pin Up: Rita Hayworth
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Pin Up: Maureen O'Hara

Publié le 29 Décembre 2016 par bigwhy dans pin up, vintage girl, USA, irlande, 40's, 50's

Pin Up: Maureen O'Hara

L'héroïne irlandaise de "Quasimodo", de "Qu'elle était verte ma vallée" et de "L'homme tranquille" la rousse flamboyante, qualifiée de "reine du technicolor", était l'interprète fétiche du cinéaste John Ford.

Pin Up: Maureen O'Hara
Pin Up: Maureen O'Hara
Pin Up: Maureen O'Hara
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Pin Up: Eleanor Parker

Publié le 28 Décembre 2016 par bigwhy dans pin up, vintage girl, 40's, 50's, USA, rousse

Pin Up: Eleanor Parker

Connue pour ses cheveux roux à tendance blond vénitien, Eleanor Parker émerge à la fin des années 40, alors que l'âge d'or hollywoodien vit ses dernières grandes heures. Célébrée pour sa riche filmographie, elle est de ces actrices qui ont su s'émanciper et sortir des sentiers battus alors que la concurrence était féroce, dictée par des studios peu enclins à offrir à leurs actrices une exposition aussi importante qu'aux hommes.

 

Eleanor Parker débute donc pendant la Seconde Guerre mondiale avec Mission à Moscou, mais c'est à l'aube des années 1950 et d'une société de consommation de masse que la belle actrice originaire de l'Ohio perce avec Femmes en cage de John Cromwell, qui lui vaut un prix d'interprétation à Venise et la première de ses trois nominations à l'Oscar. L'année suivante, en 1951, elle convoite une deuxième nomination avec Histoire de détective, mais échoue à nouveau.Éternel second rôle à l'écran, Eleanor Parker marque le paysage de l'époque, même si aujourd'hui, le grand public l'a quelque peu oubliée.

Pin Up: Eleanor Parker
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Pin Up: Eleanor Parker
Pin Up: Eleanor Parker
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Pin Up: VERONICA LAKE

Publié le 18 Octobre 2016 par bigwhy dans pin up, USA, 40's

Pin Up: VERONICA LAKE

Veronica Lake : créature du spectacle capitaliste

Le personnage de Veronica Lake a été source d'inspiration pour beaucoup de réalisateurs, écrivains, scénaristes, jeunes femmes, dessinateurs,... Erigée en icône, elle fut tout aussi rapidement déchue de la notoriété et oubliée par le même système qui l'avait rendue célèbre : les trusts de production cinématographiques hollywoodiens.

Dans les métropoles impérialistes, vivre sa personnalité de manière épanouie est déjà très difficile pour tout le monde, pour toutes les personnes hors star-système. Les femmes sont rabaissées, oppressées, violentées.

Parfois certaines femmes font le terrible choix de mettre de côté tout ce qui les constitue réellement (idées, identité, image, physique, famille, vie...). Elles prennent cette décision parce qu'elles placent leurs ultimes espoirs d'une vie meilleure dans la célébrité façonnée par les médias capitalistes qui refaçonne leur identité en retour.

La volonté de devenir célèbre pour oublier ses conditions de vie

Frances Marie Constance Okelman est née en 1922, à Brooklyn. Fille d'un père danois/irlandais et d'une mère irlandaise, Frances est née dans une famille ouvrière. En 1932, son père (ouvrier pour une compagnie pétrolière) décède dans l'explosion d'une industrie de Philadelphie. Sa mère se remarie avec un ami de la famille, Anthony Keane. Frances est alors envoyée en internat non-mixte catholique à Montréal. Son renvoi de l'institution conforte sa mère dans l'idée que sa fille est dérangée mentalement.

Après de multiples déménagements, la famille Okelman/Keane se pose enfin à Beverly Hills en 1938. Frances Marie s'éloigne de sa mère et de son beau-père en intégrant une école d'acteurs. 

Frances Marie pense qu'elle ne trouvera le succès qu'en façonnant son look et son apparence physique afin qu'ils correnspondent aux stéréotypes de l'époque tout en lui permettant de se distinguer indivuellement. Elle arbore de longs cheveux blonds platines, une grande mèche crantée recouvrant son oeil droit (plus petit que le gauche). C'est cette coiffure qui lui fera rencontrer le succès lors du tournage de Sorority House, en 1939. En effet, le réalisateur Jonh Farrow remarquant cette curieuse coiffure décide de la présenter aux producteurs de la Paramount.

De Frances Marie Okelman à Veronica Lake : la construction d'une icône

Frances Marie rencontre Arthur Hornblow Jr, producteur de la Paramount. Entrer dans le star-système signifie bien entendu s'y conformer. Dans un premier temps, le nom et le prénom doivent être modifiés. Frances Marie devient Veronica, pour plus de classicisme, et Okelman devient Lake (ses yeux avaient la couleur d'un lac bleu). Sa façon particulière de se coiffer aussi doit désormais porter un nom. Ainsi, chaque américaine pourra demander une telle coiffure à son coiffeur pour s'identifier à cette actrice. La coiffure "Peek-a-boo" ("coucou-beuh") fait donc son apparition.

Le personnage de Veronica Lake vient d'être fabriqué : un nom, une image. Frances Marie Okelman choisit alors de se l'approprier pleinement, ne laissant plus à son identité que les rares moments d'intimité pour s'exprimer. Sa carrière peut être lancée, elle signe avec la Paramount en 1941.

Le personnage de Veronica Lake sera révélé au grand public, dans le film L'Escadrille des jeunes en 1941. Mais c'est plus précisément avec Les Voyages de Sullivan (1941) qu'elle devient une star du cinéma hollywoodien. Une coiffure qui évoque le mystère, des tenues mettant la poitrine et les hanches en valeur, une attitude froide et distante ont fait, tout de suite, de Veronica Lake l'archétype de la femme fatale des années 1940. Sa présence dans les films noirs tels que Tueur à gages (1942), La clé de verre et Le Dahlia bleu (1946), renforce l'atmosphère lourde et en même temps permet de mêler suspens, histoire de coeur et beauté intrigante. Pour la Paramount c'était le trio gagnant pour un "bon" film (c'est-à-dire faisant de nombreuses entrées).

Mais pour que le personnage de Veronica Lake marque aussi les esprits de toute la famille, elle est présente dans le film de René Clair, I married a witch (1942), une comédie familiale.

De Veronica Lake à Frances Marie Okelman : la déchéance d'une femme

Frances Marie Okelman avait cependant bien conscience de ce hiatus entre sa personnalité intime et le personnage qu'elle incarnait. Elle savait très exactement ce que le personage de Veronica Lake inspirait aux hommes. Dans une interview, elle a déclaré "I wasn't a sex symbol, I was a sex zombie".

Ce qu'elle était avant cette carrière cinématographique semblait mort. Elle savait que la personne que désiraient les réalisateurs et le public, c'était cette autre femme fabriquée qui avait pris plus d'importance que sa propre identité intime. Par conséquent, de par le choix d'incarner ce personnage, Frances Marie Okelman a également choisi de nier ce qu'elle était réellement, autrement dit de nier la dignité du réel. Cette très forte contradiction ne pouvait qu'aboutir à sa destruction.

En 7 ans, cette actrice fût essorée durant 20 films où les studios et les producteurs attendaient encore plus de Veronica Lake.

Lors de cette période, Frances Marie mit au second plan ses sentiments et sa vie au profit de sa carrière, en adoptant complètement le personnage de Veronica Lake, non sans douleurs. Durant tout le tournage de Les voyages de Sullivan, elle cacha sa première grossesse par peur de "casser" l'érotisme du personnage (Elaine Detlie née le 21 août 1941). Dans l'homme qui précède l'aube, en 1944, elle trébuche sur un câble électrique durant le tournage ce qui provoque la naissance prématurée de son fils William, qui meurt une semaine plus tard.

Les relations amoureuses qu'elle entretenait n'étaient qu'en lien avec son métier : producteurs de film (S.Detlie), comédiens (Alan Ladd), réalisateurs (de Toth). Après ses multiples fractures sentimentales, Frances Marie se réfugie dans l'alcool. C'est tout au moins la raison invoquée par la Paramount pour ne pas renouveler son contrat en 1948. Pour autant, deux ans plus tôt, elle était capable d'obtenir la licence de pilote et était capable de voler en solitaire de Los Angeles à New York.

Après son non-renouvellement de contrat, le personnage de Veronica Lake n'était plus l'icône de la Paramount. Il disparût du devant de la scène, permettant à Frances Marie Okelman de réaffirmer son identité au quotidien. Mais avec un grand nombre de fractures dues à cette vie schizophrène menée pour le compte de la Paramount.

La fin de sa vie ne fût qu'arrestations (ivresses publiques, conduites désordonnées,...). Elle retrouvait une "notoriété" comme employée sous le nom de "Veronica Lake", dans des hôtels de passe tenus par des soi-disant amis.

Elle meurt le 7 juillet 1973, d'une hépatite aigüe et d'une insuffisance reinale dûes à son alcoolisme.

Une fin tragique, mais qui est le résultat logique d'une vie vécue à se nier soi-même, à suivre la voie du faux.

Lorsqu'une photo ou une image de Veronica Lake apparaît, cela évoque chez beaucoup de personnes différentes images, et pour cause ! Le personnage de Veronica Lake (coiffure et attitude) est souvent évoqué dans les films de son époque et actuels.

The Major and the Mino est un film de 1942, réalisé par Billy Wilder. Lors du bal final, les jeunes femmes du pensionnat apparraissent coifées de la coupe "peek-a-boo".

Shadow of a doubt de Alfred Hitchcock est sorti en 1943 aux USA. Dans ce film, Ann termine ses prières en demandant à dieu de bénir "sa famille, Veronica Lake et le président des USA".

Dans, Qui veut la peau de Roger Rabbit ?, film de K.Wolf datant de 1988, le personnage de la sulfureuse Jessica Rabbit (femme de Roger) porte le peek-a-boo et tient l'attitude de Veronica Lake.

James Ellroy, écrivain américain, s'est inspiré de nombreuses fois de films où Véronica Lake jouait : Le dahlia noir (interprétation directe du Dahlia bleu), L.A Confidential en 1990.

Sept ans plus tard, Curtis Hanson réalisa l'adaptation cinématographique de L.A Confidential. Kim Basinger y incarne une prostituée de luxe, habillée, coiffée et nommée Veronica Lake (rappelant la triste fin de vie de Frances Marie Okelman).

En 2006, Le Dahlia noir est adapté au cinéma, par Brian de Palma. C'est un film dans lequel la figure de Veronica Lake résonne encore.

Et tout dernièrement, Dark Shadows (dernier film en date de Tim Burton, sortie Mai 2012), le rôle de la sorcière Angélique Bouchard (incarné par Eva Green)  fait directement référence à Veronica Lake dans le film I married a witch, de part le scénario et le look de la sorcière.

Il est important de connaître ce personnage. Cependant, il faut aussi se souvenir de ce qu'elle représente ! Frances Marie Okelman et le personnage de Véronika Lake sont un symbole de la falsification de soi-même. En réponse à cela, il faut brandir la sincérité ! Il faut arborer l'authenticité pour pouvoir vivre en harmonie avec soi-même et les autres !

(http://lesmaterialistes.com/

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Pin Up: Maria Montez

Publié le 29 Juillet 2016 par bigwhy dans pin up, vintage girl, 40's

Pin Up: Maria Montez

Ca y est je sais maintenant, qui a inspiré la reine des pin up: Bettie Page, dans la popularisation de cette coiffure si reconnaissable, le "bettie bang".

Maria Montez dans le film de 1949 "Siren of Atlantis", avec pour partenaire son mari Jean Pierre Aumont.

Maria Montez, de son vrai nom Maria Africa Garcia Vidal, née le 6 juin 1912 à Santa Cruz de Barahona enRépublique dominicaine et décédée le 7 septembre 1951 à Suresnes, est une actrice dominicaine.

Après une série de titres exotiques dans lesquels Maria Montez joue les utilités (Une nuit à Rio, Moonlight in Hawaii, South of Tahiti), l'actrice semble se diversifier avec The Mystery of Marie Roget d'après Edgar Allan Poe et la comédie Deux nigauds dans une île avec Abbott et Costello, où Virginia Bruce (ex madame John Gilbert) tient la vedette féminine. En vain : les scènes de Maria dans le second film seront même coupées.

Une série de films d'aventures exotiques décident de son emploi définitif. Les Mille et Une Nuits et Ali Baba et les 40 voleurs fixent les collaborateurs réguliers de la nouvelle star : les réalisateurs John Rawlins, Arthur Lubin (et Charles Lamont), les acteurs Jon Hall et Sabu. Ce délire romanesque atteint un de ses sommets dans Le Signe du cobra du grand réalisateur Robert Siodmak. La "fière Tzigane" voyage ainsi du Soudan àTanger, sur des sujets parfois partiellement écrits par Richard Brooks ou James Cain.

En 1947, la vedette à l'image de "bomba latina" s'illustre dans un film historique du grand Max Ophüls. Elle tourne ensuite, face à Jean-Pierre Aumont, un remake de L'Atlantide d'après Pierre Benoit. Le film marque aussi sa rencontre avec le troisième grand cinéaste de sa carrière, John Brahm - non crédité sur ce film. Elle le retrouvera en 1951 pour Le Voleur de Venise. Entre temps, Maria Montez, mariée à Aumont, s'est installée en Europe. Le couple travaille ensemble (Hans le marin) mais aussi séparément : ainsi Montez donne la réplique à Erich von Stroheim et Pierre Brasseur dans Portrait d'un assassin.

La star internationale paraît se spécialiser dans le film d'aventures historiques italien, avec Massimo Seratopour partenaire privilégié, quand elle meurt brutalement.

Il n'aura manqué en définitive à Maria Montez que la rencontre avec Raoul Walsh ou King Vidor pour qu'elle s'impose, comme Dolores Del Rio avant elle, comme une étoile du box office, mais elle fut une divineShéhérazade et une non moins divine reine d'Atlantide, et ses personnages portaient souvent des prénoms aussi beaux qu'elle : Naila, Tollea, Naja, Amara, Tahia, Melahi ou Zuleika.

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