Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Bigwhy? Finest?

Fanzine Enthousiaste & Curieux

Bookcrossing: LA SOCIETE DU SPECTACLE de Guy Debord

Publié le 31 Mars 2017 par bigwhy dans livre, film, documentaire, reflexion, politique

Bookcrossing: LA SOCIETE DU SPECTACLE de Guy Debord

La Société du spectacle est essentiellement une critique radicale de la marchandise et de sa domination sur la vie, que l'auteur voit dans la forme particulière de l'« aliénation » de la société de consommation. Le concept de spectacle se réfère à un mode de reproduction de la société fondé sur la reproduction des marchandises, toujours plus nombreuses et toujours plus semblables dans leur variété. Guy Debord prône une mise en acte de la conscience qu'on a de sa propre vie, envers une illusoire pseudo-vie que nous impose la société capitaliste, particulièrement depuis l'après-guerre.

« L’aspect sans doute le plus inquiétant du livre de Debord tient à l’acharnement avec lequel l’histoire semble s’être appliquée à confirmer ses analyses. Le cours des événements s’est accéléré partout si uniformément dans la même direction, qu’ il semble que la politique mondiale ne soit plus aujourd’hui qu’une mise en scène parodique du scénario que celui-ci contenait. L’unification substantielle du spectacle concentré et du spectacle diffus (les démocraties occidentales) dans le spectacle intégré, s’avère à présent d’une évidence triviale Afin que ce spectacle intégré puisse se réaliser pleinement également dans leur pays, les gouvernements de l’Est ont abandonné le parti léniniste, tout comme ceux de l’Ouest avaient renoncé depuis longtemps à l’équilibre des pouvoirs et à la liberté réelle de pensée et de communication, au nom de la machine électorale majoritaire et du contrôle médiatique de l’opinion »

On lit ici et là de plus en plus de papiers conspirationnistes, d’auteurs dénonçant la mainmise des politiques sur les médias, la version “officielle” du 11 septembre, la désinformation sur le conflit irakien, le nucléaire iranien, … Le monde paraît manipulé, mis au secret, masqué des yeux du public, bref l’objet d’un complot permanent. Il est nécessaire de retracer la généalogie intellectuelle de cette pensée, à travers l’auteur majeur du situationnisme, Guy Debord et son ouvrage La Société du Spectacle.

Qu’est-ce que le spectacle chez Debord ?

Dans La Société du spectacle, et plus encore dans ses Commentaires sur la société du spectacle, Debord critique la démocratie et ses fondements.

Dans le texte de 1967, Debord ne distinguait que deux formes du spectaculaire, l’une diffuse (dont le modèle était la société américaine, dans laquelle le modèle du citoyen-consommateur dominait) et l’autre concentrée (représentée par les régimes dictatoriaux reposant sur le culte du chef). En 1988, le penseur situationniste ajoutait un troisième type : le spectaculaire « intégré », synthèse des deux premiers. Ce dernier, en sus d’être apparu le plus récemment selon lui, est transversal à tous les régimes politiques, mais acquiert une force particulièrement grande dans les démocraties spectaculaires, et se caractérise par cinq traits :

« le renouvellement technologique incessant ; la fusion étatico-économique ; le secret généralisé ; le faux sans réplique ; un présent perpétuel ».

« Le secret généralisé se tient derrière le spectacle, comme le complément décisif de ce qu’il montre et, si l’on descend au fond des choses, comme sa plus importante opération. » ; « Notre société est bâtie sur le secret, depuis les ”sociétés-écrans” qui mettent à l’abri de toute lumière les biens concentrés des possédants jusqu’au ”secret-défense” qui couvre aujourd’hui un immense domaine de pleine liberté extrajudiciaire de l’Etat » .

On le voit ici, le secret couvre le champ tant économique que politique. Il convient ainsi de déterminer en quoi le secret est au coeur du spectacle, et quelle est précisément sa fonction : en quoi est-il sa « plus importante opération » ? Le secret, comme technique de gouvernement, apparaît comme la clé de voûte du système spectaculaire, en ce qu’il permet de masquer le spectacle, autrement dit la domination, au public. Il est ainsi vital à l’exercice de la domination. Mieux, le secret est le mode de production de la domination. Car sans lui, cette dernière, apparaissant au grand jour, deviendrait, dans sa nudité et son obscénité, insupportable et donc fragile. C’est pourquoi Debord fustige ceux qui organisent le secret, ses agents, à savoir les services secrets, les experts, les médias et les sociétés secrètes.

Bookcrossing: LA SOCIETE DU SPECTACLE de Guy Debord
Bookcrossing: LA SOCIETE DU SPECTACLE de Guy Debord

Le rôle des services secrets

Les services secrets, sous couvert de protéger une société de ses ennemis, constitueraient en fait un réseau d’espionnage des citoyens, visant à surveiller et à contrôler toute découverte de ces derniers de la véritable nature de la société spectaculaire, bref pour étouffer toute tentative de renversement du pouvoir. Ils symbolisent l’arbitraire du pouvoir, leurs actions injustes, assassinats, enlèvements, pressions, restant à jamais dans l’ombre. La condamnation de l’impunité dont jouissent ses agents est renforcée par la détention d’informations capitales, qui assoit leur pouvoir : ils convertissent leur savoir en un pouvoir qu’ils exercent sur toute la société.

Les experts

Les experts participent, quant à eux, de la même dynamique. Ils ont pour rôle de falsifier le passé (réalisant la « mise hors la loi de l’histoire » ), organisant l’amnésie collective de la société, le présent (avançant « des récits invérifiables, des statistiques incontrôlables, des explications invraisemblables et des raisonnements intenables ») et le futur, la mise à distance du monde et l’impossibilité de bâtir un projet réformateur, bref la déréalisation du monde, le devenir-falsification du monde.

Les médias

Les médias renforcent les effets du spectaculaire en rendant futile et stérile tous les débats, fondés uniquement sur le divertissement. Assujettis au pouvoir, ils constituent, pour Debord, les meilleurs propagandistes de la société du spectacle, maintenant, via la pratique de la rumeur et de la désinformation, les individus dans l’ignorance.

Les sociétés secrètes

Enfin, les sociétés secrètes, quatrième « institution » de la société spectaculaire, concourt à la prolifération du secret. Elle naît sur le sol même du spectacle, complice, et non rival, de l’Etat. L’alliance de la Mafia et du spectaculaire intégré consiste, nous dit Debord, à déposséder, comme cela a été le cas lors de la prohibition aux Etats-Unis, le public de toute autonomie. Ils participent de la même conspiration contre les citoyens. Debord érige la Mafia, société secrète criminelle, en unique modèle de société secrète.

Secret et démocratie

Par conséquent, le secret existerait avant tout comme secret de la domination. Debord nous présente l’image d’une société divisée en deux camps, les manipulateurs et les manipulés, les uns complotant contre les autres. Cette théorie du complot généralisé, d’ascendance marxienne, ne traduit-elle pas une conception paranoïaque du pouvoir et de ses soi-disant affidés ? Faire du secret, la source de production et de conservation de la domination ne donne-t-elle pas une vision manichéenne de la société ? Le sujet, chez Debord, est réduit à la passivité, ingérant sans discernement ce qu’on lui présente. Or, même en admettant que le secret est omniprésent, ne peut-on pas « miser » sur la capacité critique des citoyens à faire montre de méfiance ?

commentaires

One track a day: HALLUCINATION GENERATION by The Fuzztones

Publié le 31 Mars 2017 par bigwhy dans musique, video, garage, 60's, USA, internet, facebook

One track a day: HALLUCINATION GENERATION by The Fuzztones

The Fuzztones est un groupe culte de rock/garage de NY, fondé au début des années 1980 par le géant Rudi Protrudi.

Inspirés par le son des groupes garage des années 1960, les Fuzztones, armés de guitares "Phantom" à l'apparence et aux sonorités sans pareilles, délivrèrent pendant quinze ans un rock psychedelique énergique enrobé par des nappes d'orgue remettant à l'honneur des compositions oubliées ou restées inconnues.

Après une pause à la fin des années 1990, les Fuzztones refirent un honorable album Salt for zombies en 2003 et, en 2005, célébrèrent 25 ans de carrière par une compilation intitulée LSD 25 (25 years of fuzz and furry) agrémentée d'un DVD d'images live et de clips.

Vu pour la première fois au Camden Palace en 1989 avec Thee Hypnotics, grosse claque & respect pour le style & l'attitude résolument vintage/Garage (toujours pas remis depuis!)

One track a day: HALLUCINATION GENERATION by The Fuzztones
commentaires

One track a day: FUCKED UP BABY by D.O.A

Publié le 30 Mars 2017 par bigwhy dans video, musique, punk rock, canada, facebook

One track a day: FUCKED UP BABY by D.O.A

Depuis 1978, contre tout les fascismes & le KKKapitalisme US (reagan, bush & maintenant donald....) le groupe canadien D.O.A de Vancouver est avec les Dead Kennedys, l'un des pionniers du genre de ce coté la de l'atlantique.

Durant toute leur carrière, les membres de DOA ont partagé l'engagement politique des Dead Kennedys et de leur amis canadiens de Subhumans, et ont également cultivé une image de groupe de partie. Populaire donc mais pas populiste !

Le maire de Vancouver, Larry Campbell, pendant la cérémonie de leur vingt-cinquième anniversaire de DOA a déclaré en l'honneur du groupe le 21 décembre comme étant le "DOA Day".

One track a day: FUCKED UP BABY by D.O.A
commentaires

Film à voir: FAITES LE MUR de Bansky (2010)

Publié le 30 Mars 2017 par bigwhy dans film, Bande annonce, art, documentaire

Film à voir: FAITES LE MUR de Bansky (2010)

Faites le mur ! (Exit Through the Gift Shop) est un film documentaire réalisé par Bansky (Célèbre street artiste engagé) sorti en 2010.

Thierry, un commerçant français excentrique, documentariste amateur vivant à Los Angeles et présenté dans le film comme le cousin de l'artiste space Invader, il filme de manière compulsive la nouvelle génération du street art, son obsession pour Bansky le pochoiriste britannique se fait plus dévorante. Ils se rencontrent enfin. Banksy incite Guetta à se tourner vers l'art urbain. C'est alors que naît Mr. Brainwash....

Dans un monde où nous sommes bombardés de messages publicitaires qui envahissent l’espace public, les œuvres de Banksy offrent un regard différent, un regard à la fois drôle et incisif, sans être dogmatique pour autant. Banksy a fini par convaincre l’Anglais moyen que les véritables vandales de notre société sont ceux qui construisent des immeubles plus hideux les uns que les autres et non ceux qui dessinent sur leurs murs.

Vous pensiez que, pour prétendre au statut d’artiste, il fallait d’abord en chier – un minimum. Travailler sa pelote, son petit paquet de fange insortable autrement que par la création. S’arracher à la glande confortable et déprimante pour aller chercher le rush là où il ne peut qu’être : au bout du marker ou du pinceau. Avec son film Exit Through The Gift Shop, Banksy nous apprends qu’on peut tout aussi bien réussir en étant un pire cave et en s’appelant Thierry. Explication dans la douleur.

Introduit par son cousin Space Invader dans le monde très fermé des street artists, Thierry Guetta, gentil bohème à bacchantes résidant à L.A, propose à Shepard Fairey (père du fameux « Obey Giant ») de le suivre, caméra au poing. Quelques mois plus tard, Fairey présente un Guetta ébahi au street artist sans visage Banksy – précurseur et grosse pointure du milieu. Dès cet instant, le frenchie ne va plus quitter la paire et enregistrer, à leurs côtés, des centaines d’heures de rushes. Mais le documentaire tant attendu ne verra jamais le jour : si Thierry Guetta adore vraisemblablement son sujet, c’est un mauvais caméraman, doublé d’un piètre réalisateur. Le résultat est catastrophique.

Histoire de tirer profit (déjà…) de cette expérience, et sur l’invitation polie de ses mentors, Guetta, devenu expert en cavalcades nocturnes, et techniquement au point, décide de prendre le pochoir à bras le corps et la rue d’assaut – comme un grand. Mais – vouloir n’étant pas pouvoir – sa démarche peine à dissimuler le fond du problème : celui d’un commerçant pataud (il possède une boutique de fringues à L.A.) et désorienté, en pleine crise de fin de trentaine, cherchant une lubie, aventureuse et glamour, à embrasser. Sous sa sensiblerie, on devine le besoin de reconnaissance à tout prix, cette volonté flippante « d’en être », et des manières de margoulin avide (celles du stagiaire qui se barre avec les brevets de la boîte au bout de ses six mois). Banksy et Fairey ne le savent pas encore, mais ils viennent de faire entrer le loup dans leur bergerie.

Le street art est une activité a-libérale, par essence. Rien à vendre. Pas grand-chose à gagner. Tout à perdre. Pratique d’urbains inadaptés à une société toute en performance et en vitesse, le street art n’a aucune d’utilité, peu de valeur, pas de hiérarchie. Culture du do it yourself et de la récup’, c’est le bricolage de ceux qui n’ont pas d’autre choix, pour qu’un peu de sens subsiste au fond, que de faire ce qu’ils ont à faire – sans cooptation des réseaux communautaires et cadenassés.

Et l’ingénue bêtise de la scène street art, précisément, c’est d’avoir cru que sa lubie n’intéresserait qu’elle. Pourtant, pour mémoire, les Beautiful Loosers s’étaient déjà fait phagocyter – et vivement – par candeur, honnêteté, absence de calcul. Aaron Rose a longtemps voulu croire que le génie de ses potes de la New-yorkaise Alledged Gallery (Templeton, Mc Fetridge, Fairey…) ne pouvait attirer qu’une clientèle pointue amatrice d’art naïf, de decks customisées et de tee-shirts en séries limitées. Mais quand les journaleux et attachés de presse ont un jour passé son seuil, il était trop tard. Débauchés, après quelques mois de médiatisation soutenue, par des poids lourds du NYSE, les petits crayonneurs ont mis leurs pattes au service des bons payeurs. Et, comme souvent, il suffit qu’une simple maille casse pour que le tricot repasse à l’état de pelote.

Le fin Français, donc, veut gagner en épaisseur. Son alias – double fantasmé – ne tarde pas à voir le jour : Thierry Guetta à la ville sera Mister Brainwash (« MBW ») à la rue.

Si la plupart des street artists travaillent dans l’anonymat et le secret – par humble effacement devant leur travail, et par sécurité surtout – Mister Brainwash préfère, lui, l’exhibition constante (son gimmick visuel, c’est lui). Et cette surenchère d’exposition d’aboutir là où on redoutait de l’attendre : dans le froid glacial d’une galerie. Nouveau pas vers l’adoubement (qui ne viendra jamais) de ses pairs, cette « sortie » de la rue, quelques mois seulement après y être entré, est brutale et calculée. A défaut de talent et d’expérience, MBW, pas entrepreneur pour rien, choisit de hâter sa mise en lumière en usant des méthodes éprouvées des corporations : benchmarking sans vergogne des confrères (contre sens créatif, travail et affinage méticuleux), sous-traitance des tâches de conception à des équipes salariées (contre don de soi et d’énergie – en pure perte), production forcenée et massive (contre patience et longueur de temps), lourds investissements matériels (contre autoproduction, bricolage légitime et système D), dirigisme mégalo (contre production réelle et entraide) et promotion forcenée (contre confidentialité et préservation). Mister Brainwash, ex-Ouvrier Spécialisé du pochoir et de la brosse, devenu bourgeois rentier d’une niche artistique.

Au royaume de Guetta, c’est le règne de l’intermédiaire – signe annonciateur du début de la fin. Médiation entre le travail de l’artiste et le public d’une part, constituée par l’armada de petites mains (de la chargée de RP aux installateurs, en passant par les vigiles). Et médiation instaurée par le retour au support (la toile, le papier, le bois…) d’autre part, là où il n’y avait qu’un rapport direct entre la production et l’œil, sans medium.

Alors que le street art était proprement révolutionnaire par son absence de medium (des créations en lévitation dans les rues), par son refus du rapport marchand (création et contemplation purement gratuites), et par son impossible appropriation (un art populaire), le confinement d’une street art piece sur un chassis, dans un hangar, ou au-dessus de la cheminée (en attendant une offre d’achat à quatre zéros) nous laisse penser :

1 – que les spécialistes historiques du go-between, parasites entremetteurs et avides, ont mis la main sur une nouvelle manne bientôt totalement élitiste, vidée et chiante.

2 – que la nécrose générale guette, vue la spectaculaire mutation du public (passé du peuple dans sa diversité, à l’étudiant beaux-arteux enthousiaste et con)

3 – que l’urgente nécessité de s’arracher aux cercles de « l’infecte Culture aux mille tentacules » (L.J.) n’est plus une alternative.

Mais finalement ! Inattendue manifestation de justice immanente (tout se paye, toujours) : le rouleau compresseur français ne s’en tire pas à si bon compte, au final… Pour annoncer la sortie de son film, Banksy diffuse le teaser prometteur d’un road-trip street-arteux bordélique et fendard. A l’arrivée, au festival de Sundance, c’est le lessiveur de cerveaux qui se fait essorer : Exit Through The Gift Shop (littéralement : sortie par la boutique), à la surprise générale, s’adresse en fait directement à lui. Une belle lame à double fil, à tenir à pleines mains : passé à la caisse pour ramasser lauriers et billets, M. Brainwash est sommé de cracher une deuxième fois au bassinet – son honneur, cette fois. Mise à poil de l’arriviste Guetta, et baroud d’honneur de Banksy qui, après avoir montré le mauvais exemple et s’être laissé déborder par son Golem, choisit de mettre le feu à l’atelier – laissant les gogos applaudir devant des ruines fumantes. Lutte – et solution – finale : rideau. Et puis, quoi ? C’est tout ?

On a beaucoup dit, lors de sa sortie, que le film de Banksy était un hoax, tellement l’ensemble sonnait faux. Trop cliché, trop déjà-vu, trop pop art. Suspectes, les cautions personnelles de Banksy et Fairey pour un travail aussi mauvais (arguant que c’était le seul moyen, pour eux, de récupérer les rushes de MBW). Bizarrement à propos, le financement de l’installation par Daniel Salin et Roger Gastman – deux proches de Banksy et Fairey. Comme si l’opération Mister Brainwash, duale célébration et condamnation de la marchandisation du street art, était pilotée en loucedé par les deux têtes pensantes – curieusement silencieuses depuis l’arrivée en fanfare de MBW sur la scène internationale. Comme si, histoire de prendre une dernière fois et du pognon, et le marché de l’art, et le public pour des cons, le trio était de mèche – Guetta acceptant et jouant, à merveille, son rôle de kamikaze téléguidé.

Quoi qu’il en soit, et si justice il peut y avoir, elle ne sera pourtant jamais réparatrice. Pas de happy ending dans cette histoire, puisque la beauté, l’innocence et le don n’auront pas survécu à la charge des Marchands, qui ne peuvent, essentiellement, que mépriser ceux qui aiment passionnément et radicalement.

Si l’ère moderne (urbanisation du territoire, aide des réseaux de communication…) aura permis à un éphémère courant de cheap art de voir le jour, c’est bien la Modernité qui l’enterre aujourd’hui. Et sans les honneurs.

(gonzai.com)

Film à voir: FAITES LE MUR de Bansky (2010)
commentaires

Zoom sur un Artiste: Michael Manning

Publié le 29 Mars 2017 par bigwhy dans art, erotisme, fetish, comix, USA, internet

Zoom sur un Artiste: Michael Manning

Attention! Artiste Sulfureux ......

Michael Manning est un illustrateur & dessinateur de BD californien, spécialisé dans un mélange très particulier de science fiction & de Fetish/BDSM, le résultat est très graphique, mais aussi très choquant!

Je vous est prévenu......

Zoom sur un Artiste: Michael Manning
Zoom sur un Artiste: Michael Manning
Zoom sur un Artiste: Michael Manning
Zoom sur un Artiste: Michael Manning
commentaires

One track a day: MA DEAR by The Hot Pants

Publié le 29 Mars 2017 par bigwhy dans musique, video, rock, france, 80's

One track a day: MA DEAR by The Hot Pants

Les Hot Pants sont nés en 1984, le nom du groupe est tiré d'une chanson de James Brown qui portait ce titre. Mélangeant le rockabilly, le punk et les sonorités latines, les Hot Pants préfigurent déjà, de manière plus minimaliste, ce que sera la Mano Negra avec des chansons en anglais et en espagnol.

One track a day: MA DEAR by The Hot Pants
One track a day: MA DEAR by The Hot Pants
commentaires

Weird Vintage Cars: Plymouth XNR (1960)

Publié le 28 Mars 2017 par bigwhy dans weird cars, 60's, USA

Weird Vintage Cars: Plymouth XNR (1960)

Depuis le début des années 50, Virgil Exner, le très créatif et influent chef du design du groupe Chrysler collabore avec Ghia, le non moins renommé carrossier turinois.
Au cours de l’année 1960, Chrysler présente le biplace futuriste Plymouth XNR conçu avec Ghia. Le sigle XNR est un auto-hommage à Virgil Exner dont la Plymouth est la seule création à porter son nom.
L’idée ? Chrysler souhaite mettre à son catalogue une voiture de sport pour concurrencer la Corvette. Exner décide alors de construire un concept car. Dès sa présentation au public, la XNR fait la une des principaux magazines automobiles généralistes contemporains.
 Avec ce concept, Exner fait parler son goût prononcé pour les carrosseries asymétriques et néo-classiques. La face avant sert à la fois de calandre et de pare-chocs,  un trait stylistique révolutionnaire pour l’époque
On remarque tout de suite l’aileron vertical prenant naissance derrière la tête du pilote un peu à l’image de Jaguar Type D qui a gagné les 24h du Mans de 1955 à 1957. L’immense renflement pour la prise d’air sur le capot interminable et les ailes latérales sont  en forme de nageoires. Ce bossage de capot, placé côté conducteur, continue jusqu’au tableau de bord, où un saute-vent arrondi joue les « pare-mouches ». Ce bossage se poursuit au niveau de l’appuie-tête du conducteur, qui se finit en aileron dont l’arrière intègre un pare-chocs chromé en forme de croix histoire de finir de vous «crucifier».
L’ensemble est atypique mais génial. A noter également qu’une autre version beaucoup plus sage a été construite sous le nom de Ghia Assimmetrica et l’une d’elles fut acquise par le célèbre romancier belge, Georges Simenon alias « le veinard »
Tout dans cette voiture est asymétrique : les cadrans du tableau de bord, le siège passager décalé, le double pare-brise (l’un bombé fixe, l’autre plat et repliable).

Weird Vintage Cars: Plymouth XNR (1960)
Weird Vintage Cars: Plymouth XNR (1960)
Weird Vintage Cars: Plymouth XNR (1960)
commentaires

One track a day: 99 LUFTBALLONS by Nena

Publié le 28 Mars 2017 par bigwhy dans musique, video, new wave, allemagne, 80's

One track a day: 99 LUFTBALLONS by Nena

99 Luftballons (littéralement 99 ballons de baudruche) est une chanson engagée du groupe allemand Nena, numéro 1 des ventes en allemagne en 1983. La chanson est sortie en pleine période d'intensification de la course aux armements dans le cadre de la guerre froide. Les paroles sont très engagées contre la Guerre froide. Le thème général est l'histoire de 99 ballons qui flottent dans le ciel et qui sont identifiés par les forces militaires comme une attaque. Ainsi toute l'armée et tous les armements sont mobilisés pour neutraliser les ballons et provoquent une gigantesque explosion destructrice qui dévaste la planète.

One track a day: 99 LUFTBALLONS by Nena
commentaires

BIGWHY PLAYLIST/ Ska & Rocksteady

Publié le 27 Mars 2017 par bigwhy dans ska, rocksteady

BIGWHY PLAYLIST/ Ska & Rocksteady

Depuis l'indépendance de la Jamaique en 1962, le Ska avec son skank a contretemps typique, puis à la fin des 60's le Rocksteady sous influence de la soul US, jusqu'a maintenant avec une scène vivace & internationale, sont des musiques qui rendent heureux, de danser, de chanter & de partager des choses authentiques & simples!
Très très loin de la hype du moment, Bigwhy?Finest? vous a concocter une formidable playlist avec des classiques de la première époque (RIP Prince Buster) de la seconde époque (specials, selecters) mais aussi de maintenant avec aussi beaucoup de reprises de standarts & quelques éléments atypiques.
Enjoy It it's party time!

  • Russkaja Energia

  • The Specials Skinhead Girl

  • Prince Buster One Step Beyond

  • Bombskare Fistful of Dynamite

  • Ska Boys Norwegian Wood Disco

  • Liberator Government spies

  • Dubioza Kolektiv Blam Blam

  • The Frightnrs Sharon

  • The Delegators Be Good To Me

  • Doreen Schaffer Sugar Sugar

  • The Specials Dirty Old Town

  • Bombskare Crime of the century

  • Jackie Mittoo Deeper And Deeper

  • Rita Marley Pied Piper

  • Phyllis Dillon Woman Of The Ghetto

  • Count Skylarkin Dub of a Preacherman

  • Mungo's Hifi Divorce a l'Italienne

  • The Aggrolites Reggae Hit L.A

  • Diane Lawrence Hound dog

  • Jimmy Cliff feat. Tim Armstrong Guns of Brixton

  • Ken Boothe Ain't no sunshine

  • The Rulers Copasetic

  • Tim Armstrong Wake Up

  • Prince Fatty & The Mutant Hifi Up the creek

  • The Selecter On My Radio

  • Sex Pistols & Dubmatix Anarchy In The UK Ska Remix

  • My Neighbour Is Ska Kan Ka

  • Satélite Kingston Dick tracy Ska

  • The Busters Ca Plane Pour Moi

  • The Dead 60s Ghostfaced Killer

  • Maroon Town Nostalgia

  • The White Stripes & Dubmatix Seven Nation Army Ska Remix

BIGWHY PLAYLIST/ Ska & Rocksteady
BIGWHY PLAYLIST/ Ska & Rocksteady
commentaires

Pin Up: Julie Ege

Publié le 27 Mars 2017 par bigwhy dans pin up, norvege, 60's, 70's

Pin Up: Julie Ege

Julie Ege naquît le 12 novembre 1943 à Sandnes, en Norvège.
Elle débuta sa carrière en 1967.
Elle fut marié à trois reprises pour de courtes durés.
Il y a peu d'information à ce sujet.
Après sa courte carrière qui la décevait, elle devint infirmière dans son pays
Elle s'éteignit d'un cancer le 29 avril 2008 à Olso, en Norvège.
Elle était âgée de 64 ans.

”je tourne à Londres mon quatorzième film qui sera aussi mauvais et ennuyeux que les 13 précédents, je ne sais pas pourquoi, mais je ne tourne que des films abominablement rasoirs...Mais comme personne ne va les voir, ce n'est pas grave!“

” L'ennui que dégage mon dernier mari , Alf, est pyramidal! D'ailleurs c'est un dentiste, rien n'est plus triste qu'un dentiste, heureusement que nous vivons à 3 avec sa petite amie, comme ça on se partage la corvée!“

Pin Up: Julie Ege
Pin Up: Julie Ege
Pin Up: Julie Ege
Pin Up: Julie Ege
commentaires
1 2 3 4 5 > >>