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Bigwhy? Finest?

Fanzine Enthousiaste & Curieux

Les Amants (12): Le Fils

Publié le 31 Juillet 2016 par bigwhy dans art, iconographie, erotisme

Les Amants (12): Le Fils

L'amour nait au printemps, mais il devient charnel, avec la chaleur de l'été, je vous concocte donc, un petit dossier iconographique, qui n'est ni chronologique, ni objectif, juste des belles images sur les amants de tous les temps!

Cette fois ci, c'est vraiment la fin! Les Amants sont fatigués de leurs ébats, il est temps qu'ils aillent se reposer. Donc pour finir, 3 oeuvres numériques personnelles réalisées en 2005, lors d'une période créative, surgie de nulle part & disparue aussi vite quelle était apparue!

Bon été les amoureux, prenez des forces pour les saisons froides qui arrivent (the winter is comming!)

Les Amants (12): Le Fils
Les Amants (12): Le Fils
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Mash Up: THE KNIFE by Dedy Dread

Publié le 31 Juillet 2016 par bigwhy dans musique, video, mashup, groove, portugal, internet, facebook

Mash Up: THE KNIFE by Dedy Dread

Malgré son anorak polaire! Dedy Dread vient de Lisbonne au Portugal, ou il distille avec ses platines, la bonne parole du groove, avec du reggae, du hip hop, de l'electro swing & meme du jazz. The Knife est un clin d'oeil rare, à Louis Amstrong; le Satchmo, celui qui riait toujours & qui a grandement contribué à faire découvrir le jazz, sur le vieux continent.

Comme on dit avec un couteau & un bout de ficelle ( & 2 disques!) un DJ s'en sort toujours!

Obrigado!

Mash Up: THE KNIFE by Dedy Dread
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Les Amants (11): Le Père

Publié le 30 Juillet 2016 par bigwhy dans art, iconographie, erotisme, internet

Philippe Michon (Eden)

Philippe Michon (Eden)

L'amour nait au printemps, mais il devient charnel, avec la chaleur de l'été, je vous concocte donc, un petit dossier iconographique, qui n'est ni chronologique, ni objectif, juste des belles images sur les amants de tous les temps!

Afin de conclure ce dossier, on va faire un tour dans ma propre famille, ou mon père, artiste peintre, a eu une vie amoureuse volcanique & très compliquée......On pourra après, passer au fils (moi) pour mettre enfin le mot fin!

les amants

les amants

Passion

Passion

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One track a day: THE NEW BREED by Jimmy Holiday

Publié le 30 Juillet 2016 par bigwhy dans musique, video, soul, funk, groove, 60's, USA

One track a day: THE NEW BREED by Jimmy Holiday

Une bombinette soul funk pour finir le mois?

Jimmy Holiday est un chanteur, auteur et compositeur de Soul Music ayant enregistré la plupart de ses singles durant les années 60. Fils spirituel et ami de Ray Charles, il est notamment connu pour avoir coécrit la chanson Put a Little Love in Your Heart, avec Jackie DeShannon et Randy Myers.

Place au Boogaloo (de la sueur & encore de la sueur) let's dance, soul brothers & sisters!

One track a day: THE NEW BREED by Jimmy Holiday
One track a day: THE NEW BREED by Jimmy Holiday
One track a day: THE NEW BREED by Jimmy Holiday
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Les Amants (10): Gravures & Dessins

Publié le 29 Juillet 2016 par bigwhy dans art, iconographie, erotisme, internet

Les Amants (10): Gravures & Dessins

L'amour nait au printemps, mais il devient charnel, avec la chaleur de l'été, je vous concocte donc, un petit dossier iconographique, qui n'est ni chronologique, ni objectif, juste des belles images sur les amants de tous les temps!

Finesse & assurance, technique & légereté, le vocabulaire du dessin, peut s'apparanter au langage amoureux. débarrassé de la couleur, l'oeuvre déssinée (ou gravée) est plus directe & aussi plus "assimilable" par chacun (meme les + non initiés). Aujourd'hui donc, quelques dessins de Matisse, mais surtout la découverte de Pierre Yves Trémois, peintre, graveur & sculpteur français, membre de l'institut. Un fantastique mélange d'art classique, de symboles & d'influences modernes, tout simplement merveilleux!

pierre yves Tremois
pierre yves Tremois
pierre yves Tremois

pierre yves Tremois

Les Amants (10): Gravures & Dessins
Les Amants (10): Gravures & Dessins
Matisse
Matisse

Matisse

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Pin Up: Maria Montez

Publié le 29 Juillet 2016 par bigwhy dans pin up, vintage girl, 40's

Pin Up: Maria Montez

Ca y est je sais maintenant, qui a inspiré la reine des pin up: Bettie Page, dans la popularisation de cette coiffure si reconnaissable, le "bettie bang".

Maria Montez dans le film de 1949 "Siren of Atlantis", avec pour partenaire son mari Jean Pierre Aumont.

Maria Montez, de son vrai nom Maria Africa Garcia Vidal, née le 6 juin 1912 à Santa Cruz de Barahona enRépublique dominicaine et décédée le 7 septembre 1951 à Suresnes, est une actrice dominicaine.

Après une série de titres exotiques dans lesquels Maria Montez joue les utilités (Une nuit à Rio, Moonlight in Hawaii, South of Tahiti), l'actrice semble se diversifier avec The Mystery of Marie Roget d'après Edgar Allan Poe et la comédie Deux nigauds dans une île avec Abbott et Costello, où Virginia Bruce (ex madame John Gilbert) tient la vedette féminine. En vain : les scènes de Maria dans le second film seront même coupées.

Une série de films d'aventures exotiques décident de son emploi définitif. Les Mille et Une Nuits et Ali Baba et les 40 voleurs fixent les collaborateurs réguliers de la nouvelle star : les réalisateurs John Rawlins, Arthur Lubin (et Charles Lamont), les acteurs Jon Hall et Sabu. Ce délire romanesque atteint un de ses sommets dans Le Signe du cobra du grand réalisateur Robert Siodmak. La "fière Tzigane" voyage ainsi du Soudan àTanger, sur des sujets parfois partiellement écrits par Richard Brooks ou James Cain.

En 1947, la vedette à l'image de "bomba latina" s'illustre dans un film historique du grand Max Ophüls. Elle tourne ensuite, face à Jean-Pierre Aumont, un remake de L'Atlantide d'après Pierre Benoit. Le film marque aussi sa rencontre avec le troisième grand cinéaste de sa carrière, John Brahm - non crédité sur ce film. Elle le retrouvera en 1951 pour Le Voleur de Venise. Entre temps, Maria Montez, mariée à Aumont, s'est installée en Europe. Le couple travaille ensemble (Hans le marin) mais aussi séparément : ainsi Montez donne la réplique à Erich von Stroheim et Pierre Brasseur dans Portrait d'un assassin.

La star internationale paraît se spécialiser dans le film d'aventures historiques italien, avec Massimo Seratopour partenaire privilégié, quand elle meurt brutalement.

Il n'aura manqué en définitive à Maria Montez que la rencontre avec Raoul Walsh ou King Vidor pour qu'elle s'impose, comme Dolores Del Rio avant elle, comme une étoile du box office, mais elle fut une divineShéhérazade et une non moins divine reine d'Atlantide, et ses personnages portaient souvent des prénoms aussi beaux qu'elle : Naila, Tollea, Naja, Amara, Tahia, Melahi ou Zuleika.

Pin Up: Maria Montez
Pin Up: Maria Montez
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Pin Up: Maria Montez
Pin Up: Maria Montez
Pin Up: Maria Montez
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One track a day: BLOOD RED MOON by The Hives

Publié le 29 Juillet 2016 par bigwhy dans musique, video, rock, punk rock, suede, internet, facebook

One track a day: BLOOD RED MOON by The Hives

Régulièrement, on pense que le Rock est mort, & puis, tel un éternel Phoenix, apparait un groupe ou un artiste qui se charge de démontrer le contraire. les suedois de The Hives m'ont re-fais croire dans cette musique éternellement rebelle & jeune. comme la lune qui disparait de notre vue,pour mieux ressurgir quelques temps plus tard, l'amour du rock qui tache, fait de vous un has-been, pendant longtemps & puis d'un coup, sans que vous l'ailliez demandé, le "branché" le + en avance sur son temps! et puis sa recommence..... les modes passent, mais la bonne musique reste, tout le reste n'est que Bullshit!

One track a day: BLOOD RED MOON by The Hives
One track a day: BLOOD RED MOON by The Hives
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Les Amants (9): Surréalisme

Publié le 28 Juillet 2016 par jean david michon dans art, iconographie, erotisme, surrealisme, internet

Les Amants (9): Surréalisme

L'amour nait au printemps, mais il devient charnel, avec la chaleur de l'été, je vous concocte donc, un petit dossier iconographique, qui n'est ni chronologique, ni objectif, juste des belles images sur les amants de tous les temps!

Man Ray (27 août 1890 – 18 novembre 1976) est un artiste phare du XXème siècle aux multiples casquettes : peintre, photographe et réalisateur à la fois, il fut un acteur majeur du dadaïsme à New-York avec son ami Marcel Duchamp, puis du surréalisme en France. En 1929 il rencontre à Paris Lee Miller qui deviendra sa muse et son amante et qu’il formera au métier de photographe. Lors d’une fête du tout Paris, elle rencontre le décorateur d’intérieur d’origine russe Zizi Svirsky et lui tombe dans les bras. Naïvement, elle emmena Man Ray à l’une des soirées de son nouvel amour sans rien lui dire, mais Man Ray devina tout. Victime de trahison et d’infidélité, voilà sa lettre d’adieu.

"Je t’ai aimée follement et jalousement ; mon amour a réduit toute autre passion en moi et, pour compenser, j’ai essayé de justifier cet amour en te donnant toutes les occasions qui étaient en mon pouvoir d’exploiter ce qui était intéressant en toi. Plus tu progressais, plus mon amour était justifié, et moins je regrettais tous les efforts vains de ma part. […] J’ai essayé de faire de toi un complément de ma propre personne, mais ces escapades t’ont fait chanceler, douter de toi, et voilà que tu veux, seule, retrouver ton assurance. Mais tu ne fais que passer sous le contrôle d’un autre, un contrôle encore plus subtil et tyrannique. […] Tu le sais bien, depuis le début j’ai mis à profit tout ce qui pouvait contribuer à ton talent, à ton bonheur, même quand je courais le danger de te perdre ; je ne me suis jamais permis d’intervenir qu’après coup, afin d’empêcher toute rupture brutale, afin que nous puissions revenir ensemble, car toutes les disputes et les réconciliations sont une étape vers la rupture finale, et je ne voulais pas te perdre."

Man Ray (série woodman)
Man Ray (série woodman)
Man Ray (série woodman)
Man Ray (série woodman)
Man Ray (série woodman)
Man Ray (série woodman)
Man Ray (série woodman)

Man Ray (série woodman)

Giorgo De Chirico

Giorgo De Chirico

Giorgio De Chirico, né le 10 juillet 1888 à Volos en Thessalie, Grèce et mort le 20 novembre 1978 à Rome, Italie est un peintre, sculpteur et écrivain italien dont les œuvres, unanimement admirées des surréalistes jusqu'en 1925, ont ensuite été rejetées tout aussi unanimement après!

Leon Darwin
Leon Darwin

Leon Darwin

leon Darwin est un peintre surréaliste américain né en 1972 à Las Vegas.

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Bookcrossing: JONATHAN STRANGE & Mr NORRELL de Susanna Clarke

Publié le 27 Juillet 2016 par bigwhy dans livre, fantastique, UK

Bookcrossing: JONATHAN STRANGE & Mr NORRELL de Susanna Clarke

Prix Hugo 2005 Meilleur Roman
Prix World Fantasy Award 2005 Meilleur Roman
Prix Locus 2005 Meilleur premier Roman
Prix Mythopoeic 2005
Prix du meilleur roman de l'année pour le Time

L’Angleterre et la magie, c'est une longue histoire.
Que se passe-t-il donc dans le royaume d’Angleterre ? Jadis terre de magie par excellence, l'île n'est plus en 1806 qu'une contrée bien ennuyeuse. Les magiciens, jadis si nombreux, sont désormais devenus une denrée rare. Du moins, les magiciens pratiquants. Ce n'est pas la société de magie de York qui va fournir d'authentiques praticiens de la magie puisque ces nobles messieurs se bornent à la théorie, une chose qui ulcère John Segundus, un des plus jeunes membres de cette assemblée bien décevante. Avec l'aide de Mr Honeyfoot, il va pourtant faire la connaissance d'un homme mystérieux vivant en ermite avec son domestique, John Childermass, dans l'abbaye d'Hurtfew. Quelle n'est pas la surprise de Mr Segundus d'apprendre par la bouche de ce Mr Norrell qu'il est un magicien praticien tout ce qu'il y a de plus respectable. Après un premier exploit à la cathédrale de York, Norrell sort de sa réserve et part s'installer à Londres, où il espère restaurer la magie anglaise ainsi que peser dans la guerre contre Napoléon. A son insu, un autre homme, plus jeune et impétueux, découvre la magie. Son nom : Jonathan Strange. Forcément amené à rencontrer Mr Norrell, Strange devient non seulement un élève talentueux mais également le seul véritable ami de ce petit homme condescendant. Jusqu'au jour où Strange découvre que Norrell se refuse à lui laisser explorer toutes les voies existantes de la magie. Bien décidé à découvrir les plus profonds secrets d'un patrimoine millénaire, Jonathan va s'attirer les foudres de celui qui fut son mentor pendant bien des années. Jusqu'où les deux hommes iront-ils pour affirmer la supériorité de leurs opinions ?

Se lancer dans Jonathan Strange et Mr Norrell requiert, il faut l'avouer, un certain courage. Cet impressionnant volume écrit en tout petit (et avec des notes de bas de pages encore plus petites, forcément) a de quoi faire peur. Encensé par la critique à sa sortie, le roman de Susanna Clarke a également déchaîné les passions entre ceux qui y voyaient un interminable roman prétentieux et ceux qui ont vu en Clarke une des nouvelles grandes plumes de la littérature mondiale. La vérité, elle, semble ne pas être aussi claire. Histoire gigantesque, le récit de ces deux magiciens représente une description minutieuse d'une époque mais aussi d'un certain mode de vie : le british way of life. L'anglaise situe son action au XIXème siècle, en plongeant ainsi son lecteur dans la société anglaise à l'heure des guerres napoléoniennes. Son style foisonnant et d'une grande richesse se veut un hommage à des écrivains tels que Jane Austen mais aussi, plus généralement, aux romans de cette même époque. De ce fait, Jonathan Strange use et abuse des descriptions, autant celles concernant ses personnages que son environnement. C'est bien là que le bât blesse, puisque cette volonté de coller au plus près possible à un style particulier et une époque précise force le roman à devenir excessivement verbeux, tout en présentant une longueur tout à fait remarquable (d'où les 1140 pages).

L'énorme inconvénient de ce choix, c'est qu'il divise forcément. Il s'agit tout autant d'une faiblesse que d'une force. Une faiblesse car Jonathan Strange et Mr Norrel est un roman qui prend son temps, qui prend tout son temps. Il faut par exemple près de 300 pages avant de voir apparaître Jonathan Strange, il en faut encore bien davantage pour voir se mettre en place les enjeux de l'histoire elle-même. Susanna Clarke décrit avec un immense talent ses deux héros (et ses innombrables personnages secondaires), réussissant l'exploit de ne jamais nous perdre dans la galerie d'individus qu'elle dépeint. Vinculus, Drawlight, Lascelles, Walter Pole, Wellington... la liste est très longue, pourtant le lecteur ne s'y trompe jamais. Malheureusement, le rythme du récit s'en ressent énormément. Il faut en effet un temps pas possible pour voir les choses s'emballer... enfin s'emballer à la façon Clarke, puisqu'il n'y a pas vraiment de gros passages d'action dans ce roman d'ambiance, si l'on excepte la bataille de Waterloo. Ainsi, si vous n'êtes pas de ceux qui prennent un roman pour lentement le déguster, vous risquez très clairement la narcolepsie à la lecture de celui-ci.

Pourtant, il s'agit également d'une force. Il est impensable en fin de compte d'enlever cette lenteur et cette orgie de détails à Jonathan Strange & Mr Norrell, tant la lenteur du récit lui donne son caractère unique. Avec tout le flegme britannique possible, Susanna Clarke nous ébauche une histoire certainement très longue mais d'une richesse inouïe, allant de même bien plus loin qu'un bête affrontement entre deux magiciens. Il s'agit en fait de décrire une époque, une certaine conception de l’Angleterre et surtout de mettre en valeur la richesse de la littérature anglaise. Jonathan Strange & Mr Norrel reste un roman de magie, évidemment, mais il est avant tout un roman sur l’Angleterre. Tous les amoureux de l'île d'Albion seront aux anges dans ces centaines de pages dévolues corps et âme à l'esprit british. Dès lors, détruire le roman pour sa lenteur et sa profusion de détails n'a guère de sens, puisque c'est passer à côté des intentions de Clarke en l'écrivant. Retirez le rythme du récit, et vous obtenez un livre agréable mais rapidement oublié.

Jonathan Strange & Mr Norrell n'est pas un simple roman sympathique. Il s'agit tout d'abord d'une vraie déclaration d'amour aux livres et au pouvoir de la littérature. Mr Norrell en est fou, Strange ne rêve que de poser les yeux sur l'immense bibliothèque de son maître, tous les magiciens en herbe du royaume s'arrachent la moindre page de livre sur la magie... bref, le livre dans l'approche de Clarke est un moteur fondamental pour l'humanité. Même s'ils ont leurs limites, les livres représentent un pas indispensable sur le chemin de la connaissance. En ce sens, le roman de Clarke constitue un brillant exercice de style à ce niveau également : jamais le livre n'aura semblé aussi magique et vital. Un autre aspect primordial du roman, c'est l'approche de la relation élève-maître à travers l'apprentissage de Strange aux côtés de Norrell. Les deux personnages ont une conception radicalement opposée des choses, le premier étant condescendant, casanier, et pour tout dire extrêmement conservateur, quand le second est aventureux, fougueux, n'ayant que la découverte en tête. Ainsi s'affrontent deux conceptions bien nettes de l'existence : le conservatisme et le libéralisme. Au lieu de donner raison à l'un ou l'autre, Clarke a l'intelligence de les renvoyer dos à dos, cherchant la solution quelque part entre les deux. Même si l'on reste plus proche de Strange - car plus moderne et humain - on peut tout à fait comprendre les positions de Norrell, surtout aux vues des malheurs qui vont s'abattre sur la tête des deux compères.

Clarke doit en effet introduire des enjeux dans son histoire et profite de la divergence d'opinions entre Strange et Norrell pour placer un homme-fée malveillant au milieu de l'histoire. L'homme aux cheveux comme du duvet de chardon s'avère d'ailleurs une grande réussite, glaçante et intelligente à la fois. Il donne un fil rouge passionnant au lecteur et permet au final de montrer les dangers d'une connaissance sans limite ou garde-fou. Ce n'est pourtant pas la plus grande trouvaille du roman puisqu'à l'arrivée, c'est peut-être davantage une petite musique de fond qui marque de façon bien plus durable le lecteur. Un peu à la façon de La maison des feuilles de Danielewski, Jonathan Strange & Mr Norrell regorge de notes de bas de pages apportant des précisions "historiques" à l'ensemble. Pourquoi les guillemets ? Parce que Clarke imagine par ce biais une histoire anglaise alternative où l'île a connu une période coupée en deux, avec un roi magicien au Nord et un autre, authentique cette fois, au Sud. Elle invente non seulement un ensemble de mythes, de légendes et de contes, mais également une profusion de précisions sur les sorts, la magie elle-même ou les personnalités de son univers (Le Roi-Corbeau en tête naturellement). Ce procédé permet de donner une richesse encore plus immense au roman et laisse même entrevoir une histoire dans l'histoire, celle de John Uskglass. Celui-ci semble étendre son ombre de la première à la dernière page, constituant un des personnages principaux... sans même faire une seule apparition (ou presque). Une sacrée prouesse.

Roman de magie, roman à l'anglaise, Jonathan Strange & Mr Norrell pourrait-il être un roman de science-fiction ? C'est bien une des questions que l'on se pose en lisant cette colossale épopée. Et si le roman de Clarke n'était pas autre chose qu'une uchronie ? En effet, l'anglaise imagine comme on l'a dit une histoire alternative ayant dévié à un certain moment de l'histoire de l'Angleterre. Elle décrit de même une époque que l'on connaît bien, transfigurée par la résurgence des pouvoirs magiques. Napoléon est vaincu autant par les troupes de Wellington que par la magie, Byron s'inspire de Strange pour composer Manfred... autant d'éléments qui convoquent autant la fantasy que l'uchronie. Susanna Clarke n'a, en réalité, que faire des étiquettes, et son premier roman vient finalement exploser nombre de barrières pour balayer des thèmes aussi variés que l'esclavage (l'excellent personnage de Stephen Black), la guerre (les brillants passages en Espagne et à Waterloo), la folie (le roi, les relations avec les fées) ou encore le rapport à la nature. A l'arrivée, même si certains passages auraient largement mérité des coupes franches, Jonathan Strange & Mr Norrell est un premier roman extrêmement impressionnant.

Fresque démesurée tirant à plusieurs reprises à la ligne, Jonathan Strange & Mr Norrell constitue une histoire passionnante et d'une richesse sidérante. Marqué par des personnages forts, le roman de Susanna Clarke recèle de multiples trésors plus ou moins cachés qui surprendront plus d'une fois le lecteur.
Une délicieuse (re)découverte de la magie anglaise.

Bookcrossing: JONATHAN STRANGE & Mr NORRELL de Susanna Clarke
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Les Amants (8): Cinéma

Publié le 27 Juillet 2016 par bigwhy dans art, iconographie, erotisme, film, USA, 50's, Bande annonce

Les Amants (8): Cinéma

L'amour nait au printemps, mais il devient charnel, avec la chaleur de l'été, je vous concocte donc, un petit dossier iconographique, qui n'est ni chronologique, ni objectif, juste des belles images sur les amants de tous les temps!

Le baiser le + torride de l'histoire du cinéma!? Deborah Kerr & Burt Lancaster sur la plage dans "Tant qu'il y aura des hommes" (From Here to Eternity 1953)

“ Les hommes se battent, vengent, boivent, pleurent, souffrent, aiment, (échouent). Et rêvent d'être fougueusement embrassés sur une plage. ”

Eté 1941, à Honolulu, alors qu'au loin s'accumulent les menaces annonçant la guerre. Prewitt, un ancien boxeur qui a renoncé à combattre après avoir durement blessé son adversaire, rejoint son affectation. Le sergent Warden, son chef, et surtout le capitaine Holmes tentent de le convaincre de remonter sur le ring pour défendre les couleurs du régiment. Prewitt refuse. Il essuie nombre de brimades, destinées à lui forcer la main. Maggio, un petit gringalet, est persécuté par le sergent Judson, surnommé «gras double». Le sergent Warden devient, quant à lui, l'amant de Karen, la femme de son supérieur...

Les Amants (8): Cinéma
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