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Bigwhy? Finest?

Fanzine Enthousiaste & Curieux

Pin Up: Revolution Rebellion Resistance

Publié le 31 Mai 2016 par bigwhy dans pin up, art, pop

Pin Up: Revolution Rebellion Resistance

Un tryptique d'heroines révolutionnaires & sexy (le message passe mieux quand elles sont belles!) Passionaria Propaganda!!!

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Fim Culte: ORANGE MECANIQUE de Stanley Kubrick (1971)

Publié le 31 Mai 2016 par bigwhy dans film, science fiction, politique, USA, UK, 70's, Bande annonce, livre, biographie

Fim Culte: ORANGE MECANIQUE de Stanley Kubrick (1971)

Orange mécanique (A Clockwork Orange) est un film d'anticipation britannique réalisé par Stanley Kubrick, sorti sur les écrans en 1971.

Adapté du roman d'Anthony Burgess, L'Orange mécanique (A Clockwork Orange 1962), il est à classer dans les films d'anticipation, mais peut également se voir comme une satire de la société moderne. Ici, c'est une vision d'une cité urbaine où les jeunes ont pris le pouvoir qui est présentée au spectateur. Le film est aussi un peu futuriste, très violent, très psychologique, avec un côté drôle et parfois dramatique. Dans ce film, Stanley Kubrick semble surtout privilégier le climat malsain et dérangeant qui se dégage, ainsi que le côté viscéral, plutôt que la violence graphique visuelle.

Alex DeLarge, un sociopathe qui s'intéresse au viol, à la musique classique et à l'« ultraviolence », dirige un petit gang de voyous (Pete, Georgie et Dim), qu'il appelle ses droogies (qui provient du russe, друг qui signifie « ami » ou « pote »). Le film est la chronique de l'action criminelle du gang, de la tentative de réhabilitation d'Alex via un controversé conditionnement psychologique. Alex narre à la première personne l'action du film dans le langage Nadsat, un argot adolescent comprenant des langues slaves (principalement du russe), de l'anglais et du Rhyming slang Cockney.

Stanley Kubrick décrit son film en décembre 1971 dans Saturday Review comme « une satire sociale traitant de la question de savoir si la psychologie comportementale et le conditionnement psychologique sont de nouvelles armes dangereuses pouvant être utilisées par un gouvernement totalitaire qui chercherait à imposer un vaste contrôle sur ses citoyens et en faire à peine plus que des robots2. »

Orange mécanique a été sélectionné par Le National Film Registry pour être conservé à la Bibliothèque du Congrès aux États-Unis pour son « importance culturelle, historique ou esthétique ».

Fim Culte: ORANGE MECANIQUE de Stanley Kubrick (1971)
Fim Culte: ORANGE MECANIQUE de Stanley Kubrick (1971)
Fim Culte: ORANGE MECANIQUE de Stanley Kubrick (1971)

Anthony Burgess, de son nom complet John Anthony Burgess Wilson, est un écrivain, musicien etlinguiste britannique, né le 25 février 1917 à Manchester (Angleterre) et mort le 25 novembre 1993 à St. John's Wood en Londres d'un cancer du poumon. Son nom de plume, Burgess, était celui de sa mère.

Il étudie la linguistique et la littérature. De 1940 à 1946, il sert dans l'armée britannique.

Il a été enseignant en Angleterre mais aussi en Malaisie, mais il a d'abord été compositeur : il a écrit 2 symphonies, des sonates, et des concertos. Il ne se tourne que plus tard vers l'écriture. En 1956, il écrit une trilogie satirique sur le colonialisme, inspirée par sa vie en Malaisie. En 1959, les médecins croient qu'il a une tumeur au cerveau, ce qui le fait travailler plus. En une année, il publie 5 romans, et écrira très souvent à partir de cette époque. Il écrit énormément de critiques littéraires, des essais sur Shakespeare et Joyce, des articles de journaux, une vingtaine de romans souvent cruels et caustiques.

Il a également créé l'Ulam, langage préhistorique fictif, pour le film La Guerre du feu (1981).

Anthony Burgess restera surtout connu comme l'auteur de L'Orange mécanique (1962), inquiétant et prémonitoire roman d'anticipation sur la violence de la jeunesse dans une société future corrompue et cynique, porté à l'écran en 1971 par Stanley Kubrick.

Dans le roman, ce sont les "exploits" du personnage principal qui sont racontés à la première
personne: viols, passages à tabac, violence, vol... Ce livre est donc très violent, choquant...
Mais venons-en au personnage: un adolescent britannique d'environ quinez ans qui, avec ses trois "drougs", Jo, Pierrot et Momo, déambule la nuit dans les rues dune Angleterre misérable.
Burgess invente aussi dans ce roman un language attribué aux jeunes, le Nadsat. Cette façon de s'exprimmer est un mélange d'anglais, de russe, d'ancien français qui donne un méta-argot particulièrement original: ainsi, "droug" signifie "amis". "Moloko" est un mot directement tiré du russe qui signifie lait. Tout au long de l'eouvre, ce language est utilisé par Alex qui s'adresse à nous en utilisant "ô mes frères!" et en se désigant comme " votre humble narrateur et martyre".
Sont aussi à retenir:

- son côté politique: Anthony Burgess cherche à blâmer une société totalitaire ou les citoyens sont forcé à agir selon la loi, mais sans choisir, au moins en Angleterre. Je ne suis pas assez mature pour parler polotique ( 16 ans en 2008 ) mais sais tout de même rien qu'en lisant le livre ou en voyant le film, il est obligatoire de voir les incrustations politiques parfois flagrantes, surtout dans la dernière parties.

- son côté anticipationnaire: Burgess cherche avant tout à dénoncer la violence dominatrice de la jeunesse moderne, d'un point de vue qui pourrait bien devenir réel si nous ne faisons pas quelque chose rapidement. On peut d'ailleurs dire que c'est déjà le cas en France, vu le nombre impressionnant de délinquants juvénils.

La violence

De plus, le livre sait être choquant et dérangeant quelques fois: certains passage les plus marquants, outre la violence, et la domination des jeunes violents sur les adultes, la scène de viol ou Alex veut que le mari de la victime " reluche tout sans se sauver", celle ou le même emmène des petites filles, les drogues et abusent d'elles...
On assiste aussi à un combat particulièrement violent entre la bande d'Alex et un gang rival. La violence est par
ticulièrement omniprésente dans le premier chapitre, et devient moins forte part la suite.

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One track a day: VIVA LA REVOLUTION by The Adicts

Publié le 31 Mai 2016 par bigwhy dans musique, video, punk rock, UK, internet, facebook

One track a day: VIVA LA REVOLUTION by The Adicts

Un titre de circonstance, pour finir le mois de Mai, une chose est sure, la démocratie liberalo- capitaliste est un leurre & tout ça s'achevera dans le sang! la guerre civile du tous contre tout le monde n'est vraiment pas loin. Donc la révolution si on ne l'a fait pas pour nous faisons la pour nos enfants (ou ils seront des esclaves!)

The Adicts sont originaire de Ipswich en angleterre, crée en 1975, ils sont le groupe qui est resté le plus longtemps avec le meme line up. Ils sont surtout connu pour leur look tiré d'Orange Mécanique, ils tournent encore (pas mal pour des "accros"). Viva la Revolution de 1982 est leur track le + connu.

One track a day: VIVA LA REVOLUTION by The Adicts
One track a day: VIVA LA REVOLUTION by The Adicts
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One track a day: MOTHER OF EARTH by Gun Club

Publié le 29 Mai 2016 par bigwhy dans musique, video, rock, blues, USA

One track a day: MOTHER OF EARTH by Gun Club

En ce jour de fete des mères, une pensée pour Gaia, notre mère nature, que nous devrions honorer & respecter chaque jour!

Un morceau superbe du Mythique Gun Club.

Près de vingt ans après la mort d'un Jeffrey Lee Pierce hanté par les démons du blues, trois albums du Gun Club ressortent en version flambante. Dont “Miami”, chef d'oeuvre incandescent qui faisait rêver Noir Désir.

Jeffrey Lee Pierce se foutait éperdument d'une époque par laquelle il ne faisait que passer. A 37 ans, il avait déjà lâché la rampe. Mort d'une hémorragie cérébrale, à Salt Lake City dans l'Utah où il était parti couler des jours plus ou moins tranquilles (alcooliques anonymes, écriture d'un livre...) aux côtés de son père, une ancienne forte tête des syndicats californiens. On l'avait rencontré cinq ans avant et il était déjà moribond, avachi sur un lit lui-même effondré, dans un deux étoiles du quartier de la République. L'interview qui n'en était pas vraiment une avait duré une éternité, mais la plupart du temps, c'était sa femme japonaise qui faisait la conversation, affable et charmante, même si leur relation semblait tendue.

Par moments, le chanteur de Gun Club, qui ressemblait toujours plus au Brando flapi et flippant de Missouri Breaks, reprenait le fil d'un monologue filandreux. Avec le blues en point de mire. Toujours le blues. La littérature sur le blues (Albert Murray, LeRoi Jones...), Burroughs, Céline, la littérature du Sud (mais au fond, ça ne l'intéressait pas vraiment) et les disques à venir. Des reprises de blues (publiées en 1992 sous la bannière Ramblin Jeffrey Lee), notamment Bad luck and trouble (« la poisse et les emmerdes ») de Lightnin' Hopkins, un titre qui ne lui allait pas mal du tout.

Tout compte fait sa vie s'était mise à ressembler terriblement à celle des musiciens du Mississippi oubliés dans leur pays (et même des noirs trouvant le blues lourd à porter) et qui avaient échoué sur les routes d'Europe où il restait encore quelques admirateurs accueillants. Jeffrey Lee Pierce était adulé par les Noir Désir qui avaient calé leur musique sur la sienne ; Blondie, Nick Cave ou les Cramps chantaient ses louanges ; la presse s'efforçait de le suivre, mais lui y croyait à peine, se concentrait à peine plus sur les concerts et les enregistrements que sur ses interviews.

One track a day: MOTHER OF EARTH by Gun Club
One track a day: MOTHER OF EARTH by Gun Club

I've gone down the river of sadness
J'ai descendu la rivière de tristesse
I've gone down the river of pain
J'ai descendu la rivière de la douleur
in the dark, under the wires.
dans l'obscurité, sous les fils.
I hear them call my name
Je les entends appeler mon nom

I gave you the key to the highway
Je vous ai donné la clé de l'autoroute
and the key to my motel door
et la clé de la porte de ma motel
and I'm tired of leaving and leaving
et je suis fatigué de partir et de quitter
so, I won't come back no more
donc, je ne reviens plus jamais

Oh, my dark-eyed friend
Oh, mon ami aux yeux noirs
I'm recalling you again
Je vous rappelle encore une fois
soft voices that speak nothing
voix douces qui parlent rien
speak nothing to the end
parler rien à la fin

Oh, Mother of Earth
Oh, Mère de la Terre
the blind they call
les aveugles qu'ils appellent
but, yet stay behind the wall
mais, encore rester derrière le mur
their sadness grows like weeds
leur tristesse pousse comme des mauvaises herbes
upon my thighs and knees
sur mes cuisses et les genoux

Oh, Mother of Earth
Oh, Mère de la Terre
the wind is hot
le vent est chaud
I tried my best, but I could not
J'ai essayé de mon mieux, mais je ne pouvais pas
and my eyes fade from me
et mes yeux se fanent de moi
in this open country
dans ce pays ouvert

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Pin Up: Jane Russell

Publié le 27 Mai 2016 par bigwhy dans pin up, vintage girl, 40's, 50's, USA

Pin Up: Jane Russell

Jane Russell fut l'une des pin-ups préférées des GI et restera dans les mémoires comme la brune incandescente qui donne la réplique à Marilyn Monroe dans Les hommes préfèrent les blondes. La légende veut que le producteur Howard Hughes, qui cherchait une actrice aux formes voluptueuses, l'ait repérée chez son dentiste, où elle travaillait comme réceptionniste, pour en faire l'héroïne du Banni (The Outlaw, 1943). Mais Jane Russell n'en était pas moins une enfant de la balle : fille d'une actrice de troupe ambulante, elle avait pris des cours de piano et de théâtre, notamment avec la fameuse actrice russe Maria Ouspenskaïa, et posait pour des photos de mode.

Née Ernestine Jane Geraldine Russell le 21 juin 1921 dans le Minnesota, elle est l'aînée de cinq enfants. La famille s'installe alors qu'elle est encore enfant à Burbank, en Californie. Son père, un ancien militaire, meurt à 46 ans et elle doit alors gagner sa vie. Howard Hughes arrive à point nommé.

Le Banni, où ses jambes interminables et sa poitrine crèvent l'écran, la propulsera dans le monde de Hollywood, lui vaudra la célébrité et une aura de scandale. La censure tique sur ses décolletés et le film ne sortira pour de bon qu'en 1946. "Tout ça pour un décolleté ! Aujourd'hui, ils en font dans le dos", dira-t-elle bien plus tard.

Dans l'intervalle, elle a eu le temps de tourner dans L'Esclave du souvenir et surtout de figurer sur un poster particulièrement populaire auprès des soldats américains durant la seconde guerre mondiale. On l'y voit dans une pose lascive, étendue sur une meule de foin, le regard provocant, un revolver à la main.

Les hommes préfèrent les blondes de Howard Hawks, sorti en 1953, sera l'apogée de sa carrière d'actrice. Elle y joue le rôle d'une brune idéaliste mais ayant les pieds sur terre, à l'exact opposé du personnage de blonde naïve et vénale incarné par Marilyn. A l'écran comme à la ville, les deux femmes sont amies – même si le cachet de Jane Russell pour ce film est dix fois supérieur à celui de Marilyn Monroe.

Malgré une filmographie abondante, dont Les hommes épousent les brunes (1955), et des talents d'actrice indéniables – mais beaucoup moins exploités à l'écran que sa plastique –, la carrière cinématographique de Jane Russell s'essouffle dans les années 60.

Pin Up: Jane Russell
Pin Up: Jane Russell
Pin Up: Jane Russell
Pin Up: Jane Russell
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Bookcrossing: L'Or de Blaise Cendras

Publié le 27 Mai 2016 par bigwhy dans livre, aventure, biographie, suisse, france

Bookcrossing: L'Or de Blaise Cendras

Issu d'une famille qui par choix, n'avait pas la TV, je me suis, forcément, mis très tot à la lecture. L'Or , est le premier livre qui m'a vraiment marqué, au point que je l'ai plusieurs fois relu. Ce livre d'aventure & de destiné tragique, m'a poussé ensuite, a lire quasiment toute l'oeuvre de son auteur, Blaise Cendras, le génial bourlingueur.

Un jour de mai 1834, Suter, "fuyard, rôdeur, voleur", s'embarque au Havre à destination de New-York. Il a 31ans, et il laisse sa femme et ses 4 enfants en Suisse. Il fuit le milieu familial et sa terre natale qui semble sans promesse. Il n'a pas un sou en poche. Pendant deux ans, il exerce toutes sortes de petits métiers mais il est irrésistiblement attiré vers l'Ouest. Il se rend à Saint-Louis en continuant d'exercer une série de petits boulots. Patiemment, il lie conversation avec tous les aventuriers ou marchands qui reviennent de l'Ouest. Et toutes les informations qu'il reçoit concordent : plus à l'ouest, il existe des terres mystérieuses, fertiles, opulentes. A Santa Fé, chez les Indiens, il apprend l'existence d'un "autre pays s'étendant encore beaucoup plus loin à l'Ouest, bien au-delà des montagnes rocheuses, au-delà des vastes déserts de sable". Ce pays, c'est la Californie. En 1838, Suter tente le grand voyage. En 1839, il arrive à Honolulu, où il a l'idée de se procurer des travailleurs pour la Californie en faisant la traite des populations canaques des îles. Pour cela, il fonde une société, puis entreprend la dernière partie de son voyage.

En 1839, la Califorie est une province de la République de Mexico, mais le pays est à peine exploré et Suter obtient facilement d'importantes concessions. Avec les esclaves canaques et la poignée d'aventuriers blancs qu'il a recrutés, il édifie un immense domaine, "La Nouvelle Helvitie" où les moissons rapportent beaucoup. Manoeuvrant habilement entre les intérêts du Mexique et ceux des Etats-Unis, luttant avec sa petite armée contre les tribus indiennes, il devient le propriétaire de terres immenses, aux revenus fabuleux. Il est comme le roi incontesté d'un véritable petit état. Mais en janvier 1848, le coup de pioche d'un charpentier provoque la découverte de gisements d'or sur ses terres. La nouvelle se répand très rapidement. Des dizaines de milliers d'hommes arrivent en Californie et envahissent la "Nouvelle Helvétie". Les champs, abandonnés par les cultivateurs sont dévastés ou retournent en friche. Suter est ruiné. Pourtant, il détient des titres de propriété délivrés par le gouvernement mexicain et, si ces titres étaient reconnus, Suter serait à la fois propriétaire des plus riches gisements d'or et des terrains sur lesquels s'édifient en quelques années des villes immenses, telle San Francisco. Malheureusement pour lui, la Califormnie vient justement en 1848 d'être rattachée aux Etats-Unis et de nouveaux arrivants exhibent des titres de propriété américains. Suter décide d'intenter un procès au gouvernement américain. Ceci provoque une grande colère dans toute la Californie : émeutes, ses derniers domaines sont ravagés, les pièces du dossier brûlées. Suter perd son énergie et se transforme en "loque humaine". Durant 30 ans, avocats et escrocs vont exploiter son désespoir. Il est seul car il a perdu sa femme qui, à l'issue du voyage qui l'a ramenée près de son mari. Elle est morte d'épuisement peu de temps après son arrivée. Réduit à une grande misère, Suter meurt à 77 ans lorsqu'en guise de plaisanterie, un gmin lui annonce qu'il a gagné son procès.

Né à la Chaux-de-Fonds - Suisse - le 1er septembre 1887, d'une mère écossaise et d'un père Suisse de son véritable nom Frédéric Sauser, Blaise Cendrars (1887-1961) fut le poète de la Fête et de l'Aventure.

À 16 ans il fit une fugue, et comme d'autres vont à Vierzon ou à Bormes-les-Mimosas, prit le premier train rencontré qui le conduisit tout simplement à Moscou. De Moscou il partit allégrement, par le Transsibérien, en Chine, au diable l'avarice (quand on voyage clandestinement sans billet!). Blaise Cendrars, on le voit est allé à la bonne « école buissonnière».Pour une part, il effectua ses fabuleux voyages en compagnie d'un certain Rogovine et vécu avec lui des produits de la vente de pacotilles diverses (des cercueils, des couteaux de poche, des tire-bouchons, etc...).

C'est à vingt ans que Blaise Cendrars qui plus tard devait se faire naturaliser français, vint pour la première fois en France. Pour subvenir à ses besoins, notre génial poète (aventurier au bon sens du terme) entreprit de cultiver le cresson; puis comme cette activité ne s'avéra pas assez rentable, il se fit apiculteur. (Le début de sa fortune !). Huit mille francs de miel par an, proclame-t-il, j'étais riche. Entre-temps il se lia d'amitié avec Gustave le Rouge, l'auteur du «Mystérieux docteur Cornélius ».Peu après, il «copina», avec Rémy de Gourmont dont il admire « Le latin mystique ». Enfin, le voilà à Bruxelles et à Londres. Londres, où il se fait jongleur dans un music-hall, et partage la chambre d'un jeune étudiant qui n'était autre que Charlie Chaplin, à l'époque inconnu et comme lui les poches vides.

Amoureux de notre pays, Cendrars, dés le début de la Grande Guerre, s'engagea dans la Légion étrangère: il y perdit un bras, ce qui procura à sa silhouette ce style à nul autre pareil, qui, si j'ose écrire, convenait comme un gant à ce fabuleux personnage.

Dans la ligne de Valéry Larbaud, autre poète de génie Blaise Cendrars célébra avec une rare authenticité, et une langue qui lui ressemble en tout points - c'est à dire une langue audacieuse et novatrice - le monde moderne naissant, avec ses machines à n'en plus finir, ses gares qu'il compare à des cathédrales et tous les visages anxieux ou étranges qu'il croise au cours d'un siècle qui découvrait la vitesse et les grands espaces, dans un tumulte de révolution et de guerre: 1914, la Grande Guerre dans laquelle il se jette corps et âme, Blaise Cendrars, homme d'écriture, n'hésite pas à laisser des plumes derrière lui. 1917, en URSS, le tsar est chassé de ses appartements par les Soviets. Etc.

En 1964, dans mon émission « Le Club des Poètes », j'ai présenté, sur ce qui était alors la première Chaîne TV, son célèbre poème-fleuve «La prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France».

Bookcrossing: L'Or de Blaise Cendras
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One track a day: SITTIN PRETTY by The Datsuns

Publié le 27 Mai 2016 par bigwhy dans musique, video, rock, hard rock, new zeland, internet, facebook

One track a day: SITTIN PRETTY by The Datsuns

Un retour au hard rock des années du début des 70's, par un groupe sans fioriture, ni pose esthetique quelconque, que j'ai vu sur scène, au poste à galène & qui était sacrément bon & puissant. L'essence du rock quoi!

Heureusement, les Datsuns ( ancien nom de la marque de voiture japonaise: nissan!) jouent bien au-delà de leur seuil de résistance au vacarme.

Découverts par Jack White au fin fond de la Nouvelle-Zélande, ces All Blacks du rock jouent trop vite, trop lourd et trop sauvage pour les précieux ridicules. Parler des Datsuns, c’est évoquer les Stooges, le MC5, Motörhead, AC/DC, la brutalité du metal primitif, la puissance d’un riff lancé sans frein au bas d’un col. Sans temps mort ni temps faible, pour le plaisir tant physique qu’intellectuel qu’il procure, The Datsuns est évidemment l’un des albums de l’année. Et on ne parle même pas des concerts

(critique des inrocks de 2002)

One track a day: SITTIN PRETTY by The Datsuns
One track a day: SITTIN PRETTY by The Datsuns
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Film Culte: Bienvenue a Gattaca de Andrew Niccol (1997)

Publié le 26 Mai 2016 par bigwhy dans film, science fiction, 90's, USA, Bande annonce

Film Culte: Bienvenue a Gattaca de Andrew Niccol (1997)

Très librement inspiré du roman d'anticipation « le meilleur des mondes » d'Aldous Huxley, Bienvenue a Gattaca est un film qui décrit un avenir sordide, qui est entrain, malheureusement d'éclore (eugenisme, apartheid social, fascisme neo-liberal....)

la séquence ADN la plus célèbre du cinéma . Adulé par tous les amateurs d’anticipation, c' est l’ exemple type du film qui passe d’un statut d’ovni au moment de sa sortie pour acquérir au fil des années le statut du film culte ; décryptage de cette œuvre novatrice .

Dans un monde se situant dans un « avenir pas très lointain », on suit l’histoire de Vincent (Ethan Hawke) , « Un enfant du destin » dans un monde où l’on est réduit à l'état de profil (le véritable cv est dans les gènes! ) et où l'eugénisme est devenu une pratique courante .Les enfants du destin ou invalidés sont privés d'éducation et réduits à des tâches subalternes tandis que les validés ou bébés éprouvettes , composés du meilleur de leurs parents, accèdent aux plus hautes fonctions comme devenir élèves astronautes au sein de Gattaca ( la NASA du futur)

Notre cher Vincent ne rêve que d’intégrer Gattaca et de partir dans l’espace au lieu de laver des carreaux quotidiennement. Il va donc faire appel à un trafiquant qui va le mettre en contact avec Jérôme (Jude Law), un ancien champion de natation « validé », qui a perdu l'usage de ses jambes suite à un accident subi à l’étranger . Ce dernier décide de louer son identité et son corps à Vincent afin qu’il puisse réaliser son rêve . A eux deux , ils vont essayer de déjouer les lois de Gattaca.

Andrew Nicol est un fan du genre et cela se ressent : comme « The Truman show » (film de Peter Weir de 1998) inspiré de « 1984 » et « Le Temps désarticulé » roman de Phillip K Dick, Bienvenue à Gattaca est librement inspiré du roman d'anticipation « le meilleur des mondes » d'Aldous Huxley, datant de 1932. Dans le roman d’Huxley , les individus , dès la naissance , sont divisés en deux grands types de population ( les castes inférieures composées des Delta et Epsillon / les castes supérieures composées des alphas et Bêta ) tandis que dans le film de Niccol , les distinctions sont plus simples entre validés / invalidés . Les invalidés de Niccol correspondraient à un mélange entre les Delta et Epsilon c'est-à-dire destinés à occuper les fonctions manuelles assez simples tandis que les validés sont l’équivalent des Alpha et Bêta ( à la fois beaux, sportifs et intelligents mais aussi de sacrés travailleurs ) . Ensuite, comme dans le roman d’Huxley, Niccol marque bien la différence d’univers entre les deux castes. Les validés vivent dans des maisons et appartements somptueux, fréquentent les grands restaurants, tout n’est qu’opulence et luxe . Les invalidés vivent dans des appartements , dans des quartiers miteux . Mais Niccol ne s'efforce pas que de s'inspirer de cette œuvre, il en modifie le genre. Là où généralement les protagonistes du genre se révoltent par amour, pour le bien-être ou la survie d’un peuple ou leur propre survie contre un ordre social arbitraire, dans « Bienvenue à Gattaca », Vincent le fait pour vivre son rêve que cette société lui refuse de par sa condition d'invalidé . Niccol nous entraine aussi dans son univers. Il insiste sur le moindre détail (les différents échantillons, les différents tests de dépistage, le centre ADN pour aider à connaître le code génétique de son prétendant , pianiste à 12 doigts ), nous fait partager son esthétique avec une direction artistique d’une classe folle ( l'esthétique de Gattaca, les véhicules du film) . Ce ne sont que des exemples, l’univers de Gattaca est beaucoup trop riche et fascinant pour être décrit en quelques lignes, je vous invite à y plonger corps et âme.

http://cinematogrill.e-monsite.com/

Film Culte: Bienvenue a Gattaca de Andrew Niccol (1997)
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One track a day: LAST WHITE CHRISTMAS by Basement 5

Publié le 26 Mai 2016 par bigwhy dans musique, video, punk rock, dub, UK, 80's

One track a day: LAST WHITE CHRISTMAS by Basement 5

A Punky Reggae party?

Les sirènes retentissent, la basse s'installe et c'est parti pour une des plus originales aventures du post-punk.
Basement 5 ? Si le nom ne vous évoque rien, c'est normal. Naturellement éclipsés par Public Image Limited, dont ils assureront la première partie, et absolument pas promus par leur label, le groupe sera condamné à l'oubli et ira vite rejoindre les trésors oubliés de cette époque charnière du rock. Souvent taxé de "PiL black" (et non sans raison), le Basement 5 est bien plus qu'un simple ersatz basané de la bande à Lydon.

Né en 1978 d'un métissage culturel qui deviendra bientôt à la mode, Basement 5 est un des premiers groupes avec les Specials à mélanger punk et reggae. Mais attention, ici pas de spiritualité exacerbée, halte aux échappées cosmiques et autres Jah ! Dennis Morris, photographe des Sex Pistols (on lui doit l'idée de la boîte métallique comme support physique du deuxième PiL ainsi que la troublante photo du First Issue) et de Bob Marley, s'improvise chanteur et est très clair sur un point : Basement 5 sera politique ou ne sera pas. Témoignage au vitriol de l'Angleterre Thatcher, l'album dépeint la pauvreté et le racisme qui imprègnent le pays. Et pour donner plus de force à leur discours, Morris, J.R., Leo Williams et Richard Dudanski s'équipent des effets qui firent la puissance de PiL. Au menu donc, guitares abrasives, claviers acérés et basses étouffantes. Mais surtout, au dessus de tout ça, la voix de Morris. Guttural, malade, charriant des râles à n'en plus finir, l'organe du photographe est au moins l'égal de celui de John Lydon dans la catégorie "psychopathe qui ne sait pas chanter".
Mais ce qui fait vraiment entrer cet album dans la cour des (très) grands, c'est bien la production. Confiée à nul autre que Martin Hannett, celle-ci plombe littéralement toute chaleur. Issu du reggae, le son du groupe devait bien à l'origine comporter une certaine ambiance cool, un minimum de souplesse. Si cela avait été un jour le cas, Hannett s'est depuis assuré de le gommer proprement... Le son est froid et cassant, les rythmes de batterie s'enchaînent, mécaniques, accompagnées par les notes de basses assénées comme autant de coups de poing dans le bide (écouter à l'occasion "Omega Man"). Les parties qui conservent un semblant de décontraction reggae ("Hard Work" en tête, où Dennis Morris semble plus fatigué que révolté) se révèlent d'ailleurs être les parties les plus faibles de l'album. Et si cela ne vous suffit pas, écoutez l'EP In Dub qui sortira peu après et contient les versions dub des chansons ici présentes, pour un résultat bien plus faible que ce 1965-1980.

Le producteur qui chouchouta plus tôt les Joy Division admettra que son travail sur cet album fut de mémoire le plus éreintant qu'il ai fourni. Et le résultat le prouve : reggae sec qui sent la marie-jeanne froide, punk engourdi porté par une voix fatiguée, comment catégoriser la créature étrange dont accoucha le groupe ? En bafouant sans vergogne l'identité sonore première du Basement 5, tel un Phil Spector new-wave apposant sa griffe sur tout ce qui passait à portée de sa console de mixage, Hannett réussit là, l'air de rien, un de ses coups de maître. Et un des chefs-d'œuvre oubliés du post-punk.

One track a day: LAST WHITE CHRISTMAS by Basement 5
One track a day: LAST WHITE CHRISTMAS by Basement 5
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Bookcrossing: SOLEA de Jean Claude Izzo

Publié le 25 Mai 2016 par bigwhy dans livre, polar, france, video, jazz

Bookcrossing: SOLEA de Jean Claude Izzo

Le titre fait référence à un titre de Miles Davis sur l'album: "Sketches of Spain"

Solea est le troisième volet de la trilogie marseillaise de Jean-Claude Izzo, qui met en scène le personnage de Fabio Montale.

Le prologue nous met tout de suite en situation : on se trouve dans la tête de Babette, qui nous introduit directement dans l'histoire, dans l'action. Elle est chez un vieil ami dans les Cévennes et on comprend vite que quelque chose cloche : elle est en danger. Elle est en effet poursuivie par la mafia, suite à un reportage sur le réseau ; elle en sait beaucoup plus qu'elle ne devrait à leur goût et ils ont déjà éliminé les proches qu'elle avait en Italie avant qu'elle ne s'enfuie en France. À la fin du prologue, elle écrit une lettre à un homme avec qui elle a eu une liaison, et qui semble lui manquer, le personnage principal : Fabio Montale.

Le récit va ensuite être pris en charge par ce dernier, un ancien policier marseillais qui a déjà été présenté dans les tomes précédents.

Son quotidien nous est un peu décrit au début du premier chapitre. Il semble assez nostalgique et pessimiste. Il est très malheureux que la femme dont il était amoureux l'ait quitté et soit partie ; elle se nomme Lole et lui a brisé le coeur. Il se rend dans un bar tenu par son ami Fonfon, et rencontre une femme, Sonia. Ils discutent, se séduisent, et très vite tout devient flou ; Fabio se réveille le lendemain matin avec un mal de tête abominable et un coup de téléphone du même goût. C'est en fait un appel d'un membre de la mafia qui le menace pour le pousser à retrouver Babette. Il ne prend pas tout de suite la chose trop au sérieux, et se demande juste dans quoi se retrouve Babette, ce qu'elle a fait. Dans la soirée, il essaie de téléphoner plusieurs fois à Sonia, il ne se souvient plus vraiment de leur nuit mais il a envie de la revoir. Elle ne décrochera pas, on apprend qu'elle a été égorgée sous la douche dans la matinée. Au début, le personnage n’établit pas de lien, c'est suite à un nouveau coup de fil de la mafia qu'il va comprendre : ils ont mis leurs menaces à exécution.

C'est une sorte d'engrenage qui s'enclenche et va s’ensuivre une série de meurtres des proches de Fabio. Les tueurs ne sont pas décidés à laisser Babette leur échapper, ils sont vraiment prêts à tout. C'est terrible pour le personnage principal, qui disait n'avoir déjà plus beaucoup de vrais amis ; les deux meilleurs sont morts des années auparavant et depuis il n'a plus vraiment confiance en la nature humaine ni en la société.

Cependant, un personnage va l'aider, Hélène Pessaire, commissaire de police chargée de l'enquête sur le meurtre de Sonia ; ils se séduisent l'un l'autre mais leur histoire reste platonique. Fabio a des relations assez compliquées avec les femmes. Dans cet ouvrage, il semble tomber amoureux assez facilement, notamment de Sonia, la jeune femme décédée ; il s'imagine douloureusement la belle histoire qu'ils auraient pu vivre tous les deux, alors qu'il ne la connaissait que depuis la veille. Il semble assez proche du commissaire aussi. Ils s'avouent leur désir l'un pour l'autre mais ne vont pas plus loin. Toutes les relations de Fabio avec les femmes semblent vouées à l'échec. Après tout, c'est un peu à cause d'une d'entre elles qu'il se retrouve dans cette situation : Babette.

L'intrigue est bien menée, même si on comprend assez vite le rôle de la mafia ; l'auteur nous tient en haleine pour ce qui est de savoir quel personnage va mourir ou non. On s'attache assez vite à eux, surtout au protagoniste. On attend avec lui qu'il trouve une solution quand il retrouve enfin Babette et qu'elle arrive à Marseille ; il pense pouvoir la cacher encore quelque temps avant que la police ou la mafia ne la retrouve, il veut surtout lui demander d'arrêter de les mettre tous en danger en voulant à tout prix réveler la vérité sur le réseau mafieux. Il aimerait trouver un compromis. On arrive à la fin du livre et rien ne semble indiquer une solution possible, qui épargnerait la vie de Babette et de Fabio. Et en effet, je ne vous révelerai pas la fin mais je dirai juste qu’elle est triste et aussi noire que le roman.

Bookcrossing: SOLEA de Jean Claude Izzo
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