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Bigwhy? Finest?

Fanzine Enthousiaste & Curieux

One track a day: " Le chant des Partisans" de Anna Marly

Publié le 30 Novembre 2015 par bigwhy dans ziziq, video, histoire, politique, résistance, reflexion

One track a day: " Le chant des Partisans" de Anna Marly

Certains disent qu'il faut tirer des leçons de l'histoire (laquelle? celle écrite par les vainqueurs?), d'autres, "post modernes" disent que depuis un certain 11 septembre, l'histoire n'existe plus! Enfin tout cela est bien à l'image de notre époque, informations désinformations, propagande, marketing, conspirationisme.....rien n'est fait pour que l'on sache & réfléchisse!

l'histoire, (tragique & horrible) on est entrain de la vivre maintenant! alors si c'est terriblement confus & effrayant, ecoutons nos coeurs (si on en a encore?) nos racines, notre culture familiale, ça peut aider.

Moi j'avais un grand père résistant, communiste, stalinien jusqu'a sa mort en 1976! Gustave je pense à toi, tu nous accompagne et nous montre le chemin de l'Action & de la Résistance.

60 millions de collabos & pas beaucoup de Jean Moulin dirait Renaud............

One track a day: " Le chant des Partisans" de Anna Marly

Le Chant des partisans ou Chant de la libération est l' hymne de la résistance durant l'occupation nazie. La musique, initialement composée en 1941 sur un texte russe, est due à Anna Marly ancienne émigrée russe qui en 1940 avait quitté la France pour Londres. Les paroles originales en français ont ensuite été écrites en 1943 par Josephe Kessel, également d’origine russe et son neveu Maurice Druon, qui venaient tous deux de rejoindre les force françaises libres.

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Bookcrossing: "Le Bloc" de Jerome Leroy

Publié le 29 Novembre 2015 par bigwhy dans livre, politique, polar, internet

Bookcrossing: "Le Bloc" de Jerome Leroy

Ca se passe du côté d’aujourd’hui. Les banlieues brûlent. Le gouvernement est débordé. Il décide d’ouvrir les ministères à Agnès Dorgelles, la fille du Chef, l’héritière présentable du Bloc Patriotique. C’est la nuit des dents longues. Pendant que la droite et son extrême négocient, deux membres du parti ont du mal à dormir. L’un va mourir, l’autre va devenir ministre. Comment en sont-ils arrivés là? Leurs souvenirs glissent sur trente ans d’histoire française.

«Le Bloc» de Jérôme Leroy est plus qu’un excellent polar. C’est un cauchemar éveillé. Son auteur est un communiste qui écrit dans la presse de droite. Quelques bonnets de nuit se saisiront de ce drôle de CV pour lui reprocher de prendre ses délires «rouge-brun» pour des prophéties. On n’aime jamais les gens qui nous empêchent de roupiller en paix.

"Finalement, tu es devenu fasciste à cause d'un sexe de fille."
Commencer un roman par une phrase pareille dénote un culot, un désir de prendre le lecteur à bras-le-corps, une envie de provoquer qui suscite une attente susceptible de se transformer aussi sec en féroce déception. Ici, on ne connaît pas l’auteur, jamais entendu parler avant. Le choc de la première phrase n’en est que plus terrible. Mais va-t-il tenir ce rythme ? Chers lecteurs, au risque de ne pas vous faire lire la suite, la réponse est oui.

Demain la France, Terminus la peur
« La France a peur », annonçait autrefois Roger Gicquel. Ça n’a jamais été aussi vrai que dans ce roman où les banlieues sont secouées par des émeutes sanglantes. Le gouvernement, aux abois, décide d’entamer des négociations avec le Bloc Patriotique, parti d’extrême-droite. Agnès Dorgelles, la fille du fondateur, se rend discrètement dans les palais de la République pendant que son mari, Antoine Maynard boit devant la télé. Quelque part en ville, des tueurs sont lâchés par le Bloc pour en finir avec Stanko. Stanko, chef de la sécurité du Bloc, homme des basses œuvres, au courant de tous les secrets les plus inavouables du parti, doit disparaître. C’est le prix à payer. Maynard boit, pense à son meilleur ami, son frère, tapi quelque part, qui attend les tueurs. Et se souvient.

Soldats perdus
Maynard est l’intellectuel, l’écrivain qui adore aller casser du gauchiste. Rebelle à sa famille, il a choisi l’extrême-droite pour faire chier ses parents, avec au cœur le souvenir de son grand-père communiste, l’autre rebelle, le seul auquel il désire ressembler. Stanko, c’est l’enfant du Nord, élevé dans la pauvreté qui voit se fermer les usines. Son père sombre dans l’alcoolisme et meurt pendant que sa mère couche avec l’épicier arabe du coin : Stanko en devient fou et commet son premier meurtre. Maynard fraie avec les petits blancs, fréquente les milieux d’extrême-droite avant de rejoindre le Bloc, une aventure pour lui autant esthétique que politique. Maynard et Stanko se rencontrent. L’intellectuel et le prolétaire. Ils s’aiment comme des frères, au service de Dorgelles. Communient dans la haine du Système et le rejet des immigrés. Mais ils sont sincères, se voient comme des chevaliers prêts à mourir pour la patrie, en laquelle s’incarne Agnès, la fille du chef, ce sexe de fille pour lequel Maynard devient fasciste.

Force du style
On aura reconnu derrière la fiction les Le Pen père et fille, le Front derrière le Bloc Patriotique. Mais ce roman est plus qu’une enquête où un exercice de politique fiction. Véritable bombe littéraire, le Bloc séduit aussi par sa narration à deux voix, ce « je » et ce « tu » qui s’entremêlent et nous entraînent au cœur même de la psyché de ces deux personnages. Voyage au bout du pays des fachos ? Plus que ça. Leroy ne juge pas ses personnages, ne voit pas en eux des monstres. Il les montre humains, trop humains. Ils s’aiment, s’agitent. Commettent des actes terribles mais qui pour eux sont au service d’une cause juste. Ils nous ressemblent plus que la bonne conscience de certaines élites ne voudrait bien l’admettre.

Leroy nous parle d’aujourd’hui, de ce qui secoue la société française depuis trente ans. De la fin des idéologies, de personnages déstabilisés par la crise économique et morale. Il jette un regard acerbe, réaliste sur ce qui se passe aujourd’hui et pas demain.

Pour finir, en hommage aux soldats perdus et à ce roman aussi monstrueux qu’explosif, aussi politique que noir, laissons le dernier mot à Eddy Mitchell, dont l’extrait ci-dessous colle si bien aux personnages du roman :

« Je vous dérange, fallait pas me provoquer
Je vous dérange, je suis pas venu vous chercher
Je vous dérange, fallait pas m’inviter
Je vous dérange, mais je n’ai rien demandé »

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One track a day: "Warrior on the edge of time" by Hawkwind

Publié le 29 Novembre 2015 par bigwhy dans ziziq, video, psychedelique, planant, hard rock, UK, 70's, internet, facebook, heroic fantasy

One track a day: "Warrior on the edge of time" by Hawkwind

Le "Warrior" sur le pont du temps, c'est toi ou moi, maintenant, à la jonction de l'ancien temps qui s'écroule & du nouveau à venir! La peur de l'inconnu, mais aussi surtout, l'exaltation de l'aventure à construire, pour pouvoir continuer d'avancer, & d'etre vivant. Stop ou encore? Passif ou actif? qui aurait cru que cette illustration d'Heroic Fantasy, puisse m'évoquer à ce point la, une réflexion personnelle particulière & un contexte historique chaotique.... merci les barbus spatiaux de Hawkwind.

Hawkwind est un groupe de anglais formé en 1969 & considéré comme l'un des pionniers du genre Space Rock/Psychedelique.Ils ne sont jamais arréter de tourner ni de faire des disques!

Dans les années 70, le groupe préféra privilégier le spectacle scénique avec des projections d'images, plutôt que de mettre en avant tel ou tel musicien. Des danseuses furent ajoutées, pendant que deux batteurs (à partir de 1974) scandaient les hymnes répétitifs. Cette époque reste la plus originale avec des disques cultes comme Doremi fasol latido, In search of space et le mythique live Space ritual qui restent des œuvres majeures de l'histoire de la musique contemporaine. À cette époque, la musique, les paroles et le spectacle scénique étaient ceux de guerriers célestes, combattant contre ou avec les forces primitives de l'univers, mystiques & écolos, ils font parti des pionniers du mouvement des "travellers" qui succède définitivement à celui des beatniks et autres clochards célestes.

Cette période culmina avec l'intervention de l'écrivain culte de SF & de Fantasy: Michael Moorcok qui déclamait poésies et incantations sur scène. Il figure notamment sur le disque Warrior on the edge of time.

La musique d'Hawkwind est rock et spatiale. C'est le genre de musique psychedelique appropriée pour se promener d'une galaxie à l'autre dans des vaisseaux cosmiques lancés à des vitesses folles dans le vide sidéral. Attention, 'est une musique planante mais hybride : une rythmique puissante, basse et batteries, émettent des pulsations hypnotiques, parfois à des cadences infernales et la guitare électrique, très présente avec des effets, soutient le martèlement pour décrocher dans des soli parfois éruptifs conduisant à l'occasion Hawkwind à flirter avec le hard rock malgré son enrobage électronique.

C'est aussi un des premiers groupe de Lemmy, roadie puis bassiste (le nom Motorhead est un titre de Hawkwind) avant de se faire virer lors d'un tournée car il s'était fait choper à la frontière canadienne,avec un gros paquet d'amphets! (lui aussi c'est un sacré Warrior!)

One track a day: "Warrior on the edge of time" by Hawkwind
One track a day: "Warrior on the edge of time" by Hawkwind
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Plaisir Coupable: "Cherchez le garçon" by Taxi Girl

Publié le 27 Novembre 2015 par bigwhy dans ziziq, video, pop, new wave, france

Plaisir Coupable: "Cherchez le garçon" by  Taxi Girl

Plaisir coupable, parce que adolescent je tenais, avec férocité, un discours esthetique, anti New Wave, et pourtant quand personne n'était la pour souligner mes contradictions, j'écoutais, en secret, "cherchez le garçon" de Taxi Girl, maintenant je peux l'avouer. Mea Culpa!

Au crépuscule des années 70, la France musicale, qui n’a guère été ébranlée par l’irruption du punk, connaît une petite secousse avec l’arrivée des «jeunes gens modernes», étiquette créée par le magazine Actuel. Ces garçons sans signe extérieur d’appartenance à une quelconque tribu ont les yeux cernés et le teint pâle, et une passion pour l’expressionnisme en noir et blanc de Fritz Lang. Ils empruntent les claviers des pionniers allemands du rock synthétique et cultivent le détachement, l’atonie, l’apolitisme. Ils ont pour nom Marquis de Sade, Modern Guy, Suicide Romeo, Tokow Boys, Edith Nylon ou Taxi Girl. Ces derniers étaient-ils les meilleurs du lot ? Sans doute pas, ni comme musiciens, ni au niveau des compositions. Mais il flotte autour d’eux une aura malsaine, suicidaire, qui fascine : en novembre 1979, en première partie des Talking Heads au Palace, le chanteur Daniel Darc se taillade les avant-bras au cutter. Baptême de sang.....

Plaisir Coupable: "Cherchez le garçon" by  Taxi Girl
Plaisir Coupable: "Cherchez le garçon" by  Taxi Girl
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One track a day: "Sound of da Police" by KRS One

Publié le 26 Novembre 2015 par bigwhy dans ziziq, video, hip hop, USA, internet

One track a day: "Sound of da Police" by KRS One

Prophetique? Le rabattu "assassins de la police", tiré de son morceau Sound of da police (hymne anti-flics présent sur l'album "Return Of The Boom Bap", 1993), et qui dit en vérité "Woop, woop, that's the sound of da police" (en référence au son de la sirène ). Nos oreilles de Français entendent bel et bien "assasins de la police", mais ce faisant, nous nous trompons.

KRS-One, est un rappeur US. Il est souvent désigné comme un acteur majeur du rap dit « politique ». Il est connu pour ses textes engagés socialement et politiquement qui prônent la connaissance de soi et l'éducation, il donne de nombreuses conférences dans les universités, il agit également beaucoup dans le secteur social en créant Human Education Against Lies, et en distribuant des livres et disques aux plus démunis. il est également pasteur de l'église de Riverside (NY) et fondateur du Temple of Hip Hop.

One track a day: "Sound of da Police" by KRS One
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Film à voir: Crash de David Cronenberg (1996)

Publié le 25 Novembre 2015 par bigwhy dans film, science fiction, trash, erotisme, canada, Bande annonce

Film à voir: Crash de David Cronenberg (1996)

Qui mieux que le canadien, David Croneneberg, pouvait adapter le roman trash de JG Ballard? Pas culte mais assez dérangeant pour qu'on ne l'oublie jamais.

C'est un film d'épouvante sur l'amour fou. Dérangeant. Effrayant. Bouleversant aussi. Comme dans tous les films de Cronenberg, il y est question de la progression d'une maladie, d'une mutation soudaine, dont les personnages acceptent les effets, jusqu'à l'extrême limite. Mais, cette fois, plus d'effets spéciaux spectaculaires sur des corps contaminés ­ juste quelques images de prothèses médicales ­, puisqu'il s'agit de la maladie d'aimer. James et Catherine (James Spader et Deborah Unger) sont jeunes, beaux et riches. Mais insatisfaits. Entre eux, il y a un manque, un vide, qu'ils tentent de combler en multipliant les expériences érotiques, chacun de leur côté. En espérant que « quelque chose d'autre » se produise, qui les réunisse. Ce « quelque chose » survient, un soir, sur l'autoroute. James percute une voiture de plein fouet, dont le conducteur, projeté à travers le pare-brise, atterrit quasiment dans ses bras, tué net. La passagère, Helen (Holly Hunter), est sauve. Hospitalisé, James rencontre un homme en blouse blanche, Vaughan, qui se dit photographe médical et semble fasciné par ses plaies. En fait, c'est l'ange noir qui va changer sa vie. Vaughan vit, à travers les accidents de voiture, l'expérience ultime du plaisir. Pour lui, la vitesse et la griserie qu'elle procure, mais surtout l'attente de la collision, subie ou provoquée, jouent comme de puissants stimulateurs érotiques. Vaughan n'a plus qu'à entraîner James, et bientôt Catherine, dans un véritable voyage au bout de la nuit... Crash, roman culte de J.G. Ballard, semble avoir été écrit pour permettre à Cronenberg de réaliser, vingt-trois ans après sa parution, ce film-somme, splendide aboutissement d'une oeuvre tellement originale dans l'étrange qu'elle n'est comparable à aucune autre. On est frappé par l'éblouissante logique qui mène des petits films fantastiques canadiens de ses débuts (Rage, Frissons) à ce véritable diamant noir, où sont réunies toutes ses préoccupations. Poète du dérèglement, de tous les dérèglements (organiques, psychologiques), Cronenberg pose, une nouvelle fois, la question qui le hante : jusqu'où peut-on aller par amour ? Question que se posaient déjà les jumeaux de Faux-Semblants, indissociables jusque dans la mort ; et l'héroïne de La Mouche, devant son amant transformé en insecte monstrueux ; et le diplomate de M. Butterfly, qui se suicide habillé en geisha parce qu'il refuse d'admettre que la chanteuse qu'il aime est un espion chinois travesti... Dans Crash, le dérèglement des personnages est interne. D'où un film épuré, sans images-coups de poing, lisse, nocturne, et mélancolique comme la superbe musique d'Howard Shore qui l'accompagne. Helen, la femme du conducteur tué par la voiture de James, entre à son tour dans le jeu de Vaughan, qui semble animer une véritable secte. La nuit venue, dans les lumières fantomatiques d'une clairière, celui-ci organise des reconstitutions d'accidents célèbres. Ce soir-là, sans ceinture de sécurité et sans trucage, on « joue » la collision qui coûta la vie à James Dean. Interrompu par l'arrivée de la police, le « show » se termine par la déroute des spectateurs. C'est un des moments les plus fantastiques du film, un de ceux où l'on se sent au coeur d'un cauchemar éveillé. Une longue séquence érotique, dans un véhicule qui traverse une station de lavage automatique, devient passage du Styx. Des centaines d'automobiles, glissant silencieusement sur des bretelles d'autoroute entrelacées, sont, pour les héros, autant d'appels érotiques. Il arrive au cinéaste de tempérer d'un peu d'humour cette quête douloureuse. Appareil photo en main, Vaughan erre parmi les survivants d'un gigantesque carambolage. Comme un drogué en manque, il tend la main vers une voiture renversée, aussi fébrile que le Nosferatu de Murnau, quand, devant le doigt blessé de son invité, il murmure : « Votre sang, votre précieux sang ! »... Tels des somnambules ­ à la fois envoûtés et effrayés par l'obscur objet de leur désir ­ les personnages se laissent aspirer par une sexualité tous azimuts. Et Cronenberg filme les étapes de cette tentative désespérée de trouver le plaisir comme une irréversible course à l'abîme. Mais avec un calme et, presque, une douceur infinis. Chez lui, c'est bien de mourir d'amour dans un monde inhumain qu'il s'agit. Si Crash peut créer un malaise profond, c'est qu'il débusque des peurs enfouies en chacun de nous, et montre, sans faux-semblants, les gouffres où peut mener le désir. Une chose est sûre, dans ce film faussement glacial, les seules cicatrices inguérissables sont intérieures. Et pour le dire, Cronenberg a réussi un film brûlant et désespéré. Bernard Génin Contre ... Grotesques emboutissements Cronenberg vient de réussir la plus belle mystification de l'année. Crash, qui est, sans doute, le film le moins inventif que l'inclassable et passionnant cinéaste canadien ait signé depuis des lustres, a reçu (merci, M. Coppola) l'estampille indélébile de « l'originalité et de l'audace » lors du récent festival de Cannes. Ainsi, l'interminable balade techno-trash-mais-chic chez des frappadingues du macadam serait une métaphore supérieure de l'horrible condition infligée aux humains par notre civilisation vouée sans rémission au culte mortifère de la bagnole. Horrible, mais, dans certaines configurations, excitante tout de même, la condition humaine... Cronenberg part d'une donnée sur laquelle il ne reviendra pas au cours du film : il faut admettre, une fois pour toutes, qu'un couple en pleine déconfiture sexuelle se jette ­ au sens figuré puis, rapidement, au sens propre ­ dans les bras d'une espèce d'allumé notoire, couturé de partout et pas peu fier de l'être (couturé). Son pied, il le prend exclusivement en provoquant des accidents sur les autoroutes du voisinage. Ou en se remémorant, tout en s'envoyant en l'air dans sa vieille caisse (couturée de partout, elle aussi), ceux qu'il a déjà provoqués dans un passé, à l'évidence, très embouteillé. Ce qui étonne, très vite, c'est la docilité avec laquelle ce couple-là, même en pleine panne des sens, va s'adonner sans réticence, mais sans le moindre plaisir apparent non plus, à ce jeu aussi imbécile que mortel. Et puis, des signes intriguent : la vacuité de leur regard, leur démarche somnambulique, leur intangible indifférence au monde hallucinant où ils ont plongé. Bref, en fait d'humanité, s'incrustent dans l'histoire des humanoïdes décérébrés qui forniquent la tête ailleurs. D'où viennent-ils ? Que veulent-ils ? Qu'éprouvent- ils ? Qu'est-ce qui pourrait les arracher à leur morne torpeur ? Mystère. Les zélateurs de Crash ont trouvé la réponse : Cronenberg a osé. Quoi ? Se débarrasser de tout scénario cohérent et, surtout, de cette psychologie élémentaire (beurk !) qui nuit salement au cinéma contemporain. Crash est donc un film « d'avant-garde ». Crash est « expérimental ». Et d'ailleurs, il est adapté d'un « livre culte » qui, lui-même, en son temps... Parlons-en, du livre de J.G. Ballard. Ou plutôt, lisons-le. L'expérience est tout simplement ébouriffante. C'est un livre fou, foisonnant, fiévreux ; plein de dérapages dans une dimension inconnue où il ne reste plus que les mots pour traduire des sensations indicibles. C'est le roman d'une apocalypse terrible et excitante, où l'on sent le sperme et le sang à chaque page, où la description de l'enchevêtrement de la chair et des tôles fait mal. Où, enfin, les personnages se posent des questions, hésitent, reculent et, finalement, vivent cette aventure extrême avec leurs tripes. C'était, bien sûr, une oeuvre parfaitement inadaptable. Cronenberg est trop intelligent pour ne pas avoir longtemps hésité. Mais il s'est jeté à l'eau. En essayant, explique-t-il, de « distiller » la prose de Ballard. En clair, cela signifie que tout ce qui ne tenait que par la seule force de percussion de l'écriture s'est évaporé en route. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si la seule scène réellement troublante du film repose entièrement sur les dialogues, fidèlement tirés du livre... Le Crash de Cronenberg se déroule dans une espèce de no man's land glacé (comme on dit « papier glacé »), avec ses collisions impeccablement cadrées, ses parties de jambes en l'air tirées au cordeau et ses « audaces » millimétrées. Cependant, la combinatoire des partenaires et des positions étant somme toute limitée, le cinéaste y a ajouté quelques fantaisies de son cru. Ainsi a-t-il affublé un de ses personnages (pauvre Rosanna Arquette) d'un appareillage de contention tout chrome et cuir du plus grand chic SM, mais qui l'oblige à marcher les jambes raides ; autant dire que la séance qu'elle passe à la place du chauffeur en compagnie du héros (pauvre James Spader) relève plus du contorsionnisme de cirque que de la copulation joyeuse. Mais on rit tout de même. Car on se dit alors que ce serait plus simple s'ils faisaient « ça », comme tout le monde, sur la banquette arrière... La mystification, elle est là, tout entière résumée dans ce genre de scène gratuite. D'un sujet qu'il prétendait hisser au niveau d'incandescence où Ballard l'avait situé, c'est-à-dire là où la réflexion sur l'amour et la mort n'est pas qu'un prétexte à scènes érotiques multiples mais le coeur même de l'oeuvre, Cronenberg a tiré un morne simulacre, où la douleur se résume au filmage complaisant de cicatrices atroces et de plaies sanguinolentes, d'accidents grotesquement répétitifs dans des ambiances mécaniquement macabres. Ni dérangeant ni choquant, et hélas encore moins excitant, Crash est une coquille vide. Tellement vide que, pour la combler, il n'y aura pas trop de toutes les exégèses attendues sur le génie supposé inentamé d'un cinéaste exceptionnel. Mais disons-le carrément, Cronenberg s'est, pour une fois, envoyé dans le décor en beauté... (critique télérama)

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Bookcrossing: "Crash!" de J G Ballard

Publié le 25 Novembre 2015 par bigwhy dans livre, science fiction, UK, trash, erotisme, internet, anticipation sociale

Bookcrossing: "Crash!" de J G Ballard

L’automobile, symbole de la paranoïa agressive et de la frénésie sexuelle de notre époque. J G Ballard considérait Crash ! comme un roman pornographique technologique.

Ce roman a choqué et donné à Ballard la reconnaissance littéraire, bien au-delà du cercle de la SF.

Rangé au rayon Livre Culte, Crash ! n’est pourtant pas le chef-d’oeuvre promis. Basé sur une unique idée développée sur plus de 300 pages (la rencontre entre le sexe et la mort, via la technologie - essentielle-ment automobile), le roman aurait fait une prodigieuse nouvelle. Lu aujourd’hui, dans un monde où la voiture-reine a pourri jusqu’aux cimes des montagnes, Crash ! est un texte trop long, poussif et parfois fatiguant, mais dont les visions maladives et clairement critiques hantent bien longtemps le lecteur aventureux.

Servi par une écriture d’une fausse simplicité, Crash ! est encore éprouvant en 2004. Le choc a dû être terrible en 1974, quand les librairies ont commencé à vendre cet OVNI littéraire pornographique et bizarre, dont il serait réducteur et franchement stupide de se débarrasser en le taxant de roman malsain.

Malsain, le texte de Ballard l’est assurément, mais au sens critique. Rien de vain dans Crash !, rien de gratuit, mais une obscénité réellement scandaleuse : l’excitation sexuelle la plus crue, produite par la relation morbide entre Eros et Thanatos (passez par la case Georges Bataille et revenez contents), entre accident de la route et éjaculation. Homosexualité fascinante et fascinée, coprolalie et coprophagie, fluides et humeurs gluantes, salive, sperme et cyprine répondent aux leviers de vitesse, tôles froissées et sciure de bois, l’ensemble se lubrifiant évidemment à l’huile de moteur...

Pourtant, Crash ! produit ses meilleurs effets quand Ballard laisse l’outrance de côté. Ainsi, il ne faut pas passer à côté de la description au ralentit d’un film mettant en scène un accident de la route de type crash test, et des diverses postures (et amputations) des mannequins, dont la curieuse danse désarticulée est rendue de manière hallucinante. La preuve éclatante d’un incroyable talent d’écrivain, dont le propos reste d’actualité malgré un la répétition.

Autre trouvaille qui achève de perturber le lecteur, le choix délibéré de l’auteur de se mettre en scène lui-même, en tant que J.G. Ballard, principal personnage de l’histoire. Une histoire difficilement racontable, mais dont on peut dévoiler le squelette principal : la fascination grandissante (théorique, pratique et sexuelle) de Ballard envers Vaughan, malade mental entièrement tourné vers l’accident de voiture et les situations sexuelles qui en découlent. Lui-même victime d’un accident qui tue le chauffeur de l’autre voiture impliquée, Ballard ne tarde pas à coucher avec la veuve, tous deux unis par la même évocation morbide de la mort sexuelle (ou du sexe mortel ?) dont l’accident à été le liant. De la découverte de ses inavouables fantasmes jusqu’à la mort de Vaughan , Ballard découvre, descend et étale. Salement. Mais c’est évidemment ça qui est bon...

(critique du cafard cosmique excellent site sur la SF lien ci joint)

Bookcrossing: "Crash!" de J G Ballard
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One track a day: " Talk of the town" by The Colli Crew

Publié le 25 Novembre 2015 par bigwhy dans ziziq, video, hip hop, australie, culture, social, education

One track a day: " Talk of the town" by The Colli Crew

The Colli Crew est un groupe de rappeurs minuscules mais acérés! Ce sont 10 enfants (maintenant ados) issus de la communauté Aborigène du désert australien, qui par le biais d'un programme d'animation/education basé sur l'alphabetisation, ont crée ce groupe qui à produit 6 singles. Les chansons sont écrites avec l'objectif de l'autonomisation et en préconisant la conscience des questions sociales et des cultures indigènes.

Chapeau les minots, et en + c'est du bon son!

One track a day: " Talk of the town" by The Colli Crew
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Bookcrossing: "Tromper la mort" de Maryse Rivière

Publié le 23 Novembre 2015 par bigwhy dans livre, polar, irlande

Bookcrossing: "Tromper la mort" de Maryse Rivière

Récompensé par le prestigieux prix du quai des orfèvres 2015, le roman «Tromper la mort», permet à Maryse Rivière de remettre en scène trois éléments chers à son univers narratif.

D’abord, son affection pour l’Irlande, «terre de silences».

Ensuite, l'entrée en action des deux personnages autour desquels elle avait déjà construit l’intrigue de son premier polar, «Sous le signe de la Souris». Il s’agit du capitaine Damien Escoffier, figure emblématique de l’officier tenant en horreur «les platitudes et l’obséquiosité» et conscient des dégâts que le mal pouvait engendrer. C’est lui qui va diriger l’enquête pour la police française dans une étroite collaboration avec la Garda irlandaise, car il connaît mieux que quiconque la personnalité du tueur, Yan Morlaix, ancien libraire dans le quartier du Montparnasse, homme lettré, ayant basculé dans la folie mystique et devenu tueur en série.

Enfin, le troisième élément, mélange réussi de tous les ingrédients du thriller psychologique qui trouve son sens dans cette continuité d’action, permettant au nouveau polar de Maryse Rivière de s’accrocher au précédent au niveau à la fois de l’intrigue («Il s’agit davantage d’une traque que d’une enquête à proprement parler») et de l’introspection dans les soubresauts d’un mécanisme meurtrier. Damien Escoffier se voit d’ailleurs confier le rôle et la position éminents d’auteur-narrateur – voix secrète de notre romancière qui préfère s’effacer devant son personnage et construire ainsi un pont entre ces deux récits qui se nourrissent de cette unité quasi classique.

Avec ces trois éléments, la narratrice tient les piliers thématiques de son livre pour construire une histoire dont l’intrigue va mobiliser les polices des deux côtés de la Manche, dans une collaboration dominée par l’urgence de l’extrême dangerosité de Yan Morlaix qui, pris dans sa folie, voulait «ériger le crime en œuvre d’art» et se sentir ainsi le maître du monde.

Donné pour mort lors d’une course poursuite par l’équipe du capitaine Escoffier qui le croyait définitivement enterré dans les carrières de Montmartre sous les tonnes de béton déversées («Les policiers croyaient ainsi sceller la tombe de Yann Morlaix, ad vitam aeternam !»), celui-ci réussit à s’en fuir miraculeusement et se réfugie chez Michel Le Bihan, son ami d’enfance, devenu prof de philo dans le lycée de Carhaix, en Bretagne. Après toutes ces années où ils s’étaient perdus de vue, Le Bihan découvre la dérive criminelle de Morlaix. Leur amitié allait s’arrêter donc là, dorénavant le geste de donner la mort les séparait définitivement. Pourtant, il ne le dénonce ni le livre à la police, mais le cache dans une ferme et lui promet de l’aider à se réfugier en Irlande à condition qu’ils coupent définitivement tout contact.

Deux ans plus tard, Yann Morlaix va de nouveau faire parler de lui. Il s’était, depuis, réfugié à Dublin, sous la protection de Suzie O’Brien («Susie avait recueilli Morlaix comme on ramasse un chien errant, sans poser de questions sur son pedigree»), une femme à l’allure encore jeune, malgré ses soixante ans passés et «les stigmates d’une vie de luttes et de sacrifices». Suzie, qui tient une épicerie pour les pauvres, lui propose un poste de transporteur au service d’un dénommé Charlie, ancien de l'IRA et devenu chef d’un réseau qui «ressemblait à une multinationale aux activités aussi lucratives que diversifiées, du trafic de drogue aux coups de main donnés aux personnalités, en passant par la prostitution». La consigne que reçoit la nouvelle recrue est claire : «Tu prends des colis, tu les transportes d’un bout à l’autre du pays, et tu poses pas de questions».

Voici donc le libraire et criminel fugitif rentrer dans un univers qui lui convient parfaitement. Morlaix n’est en effet pas l’homme à se poser des questions («Il livrait la marchandise sans savoir ce qu’il transportait»), et finit par se rendre indispensable aux yeux de Charlie qui aime bien «ce messager taiseux et sans attaches». Vrai loup solitaire, il fait aussi de petits boulots pour arrondir ses fins de mois.

Résistera-t-il longtemps à ses pulsions de mort ? Rien n’est sûr dans ce pays «sombre comme la Guinness». Faut-il pour autant croire que cette retraite serait synonyme de paradis doré pour le héros de Maryse Rivière ? C’est sans compter sur les démons intérieurs qui rongent son personnage et qui vont refaire surface avec encore plus de violence et de rage pour le plonger de nouveau dans son délire mortifère.

Lors d’une livraison en Écosse, dans le comté d’Antrim, Morlaix s’arrête comme à son habitude à l’hôtel Causeway. Le soir, il discute avec Aine McBride, «une jeune réceptionniste, dodue et ferme», qui rêve d’une vie meilleure, dans une grande ville, comme employée de bureau ou serveuse dans un fast-food. La nuit, il pénètre dans la chambre de la jeune-femme et la tue par strangulation dans son sommeil. Pour Morlaix, ce crime a une autre dimension, loin de la gravité et de la cruauté d’un tel acte : il se place plutôt dans un rituel de sacrifice où il sent tout puissant («L’homme sentit sa force décupler»).

Ce meurtre n’est que le début de toute une série d’autres crimes où paranoïa et délire mystique se mélangent à une vision pervertie de la littérature. Cela nous amène à nous interroger sur la typologie tout à fait particulière de ce personnage. Son portrait surprend dès la première apparition, lors de la rencontre avec son ami, Le Bihan. Loin de se remettre en cause, il est convaincu que, s’il est devenu criminel, c’est parce que la vie en avait décidé ainsi, que son destin banal et insignifiant avait succombé à une «force qui le dépassait». C’est donc à la recherche d’un sentiment plus grand que la jouissance, celui d’un «plaisir extatique», que cette force le pousse à chaque instant. Cette force a un nom et un visage, chacun puisé dans les légendes irlandaises. Il s’agit de Banshee, l’esprit féminin qui apparaît aux hommes pour leur annoncer leur mort. Dans ce sens, non seulement l’univers légendaire celtique est altéré par la pulsion paranoïaque de Morlaix. Sa relation avec la littérature en général finit par le pousser vers un autre penchant assassin. Son regard sur l’esthétique est détourné et vidée de toute notion de beauté. Elle est d’autant plus dangereuse qu’elle arrive même à guider le choix de ses victimes («il s’en prenait à des jeunes femmes plutôt jolies parce qu’il abhorrait la laideur») et à transformer en volupté son plaisir criminel («La beauté amplifiait son plaisir»).

À tel point qu’il trouve inutile de maquiller ses actes, son ADN étant facilement identifiable sur les lieux des crimes.

Ce n’est pas le seul détail qui attire l’attention des policiers de la Garda, mais cet indice les conduit directement vers les fichiers des criminels les plus dangereux, jusqu’au Fichier français des empreintes génétiques. Les policiers irlandais vont être dirigés vers les services français de la Crim’ à qui ils vont demander de l’aide.

Cette enquête, menée des deux côtés de la Manche, s’inscrit parfaitement dans l’esprit du roman. Elle permet à Maryse Rivière d’élargir son univers narratif à des manières plus amples d’appréhender le monde, s’appuyant sur le croisement des cultures et les spécificités historiques des deux peuples.

L’enquête franco-irlandaise réussira à refaire le parcours du fugitif criminel. En plus, elle aboutira sur d’incroyables aspects liés aux milieux paramilitaires irlandais convertis dans le trafic de drogue, comme c’est le cas de la bande de Charlie, le patron de Morlaix. Ici encore, Maryse Rivière réussit à mettre en avant sa parfaite connaissance de l’Irlande contemporaine et des gangrènes qui n’ont cessé de la ronger. Ce sera pour le capitaine Damien Escoffier une bonne occasion de connaître les sentiments que les expatriés français éprouvent pour ce pays, vrai mélange d’inquiétude et d’admiration, de peur et d’attachement.

Tandis que l’étau se resserre sur Yann Morlaix et ses complices, le policier français profite pour savourer les moments d’une histoire d’amour avec Alexia, une franco-irlandaise énigmatique qui, après la mort mystérieuse de son père, décide de s’installer en Irlande et d’essayer, plus tard, d’élucider les circonstances troubles de la disparition de son aïeul.

Même s’il n’échappe pas au risque d’incarner l’image d’Épinal du polar, cet intermède remplit bien son rôle, surtout par l’audace avec laquelle la romancière tente de donner toute sa noblesse à cette relation entre deux êtres solitaires et en recherche de bonheur – brève histoire d’amour et allégorie d’une quête d’identité.

La réalité prenant vite le pas sur l’imaginaire, souvent avec des évolutions encore plus inattendues, l’action du roman prend des allures haletantes à la mesure des dangers de plus en plus grands que représentent les crimes commises par Morlaix. L’urgence conjugue anticipation et unité d’action entre les deux polices nationales. Paris et Dublin multiplient leurs contacts, mettant en veilleuse leurs différences d’analyse qui s’avèrent insignifiantes.

Vont-ils pour autant réussir à éviter le pire, en laissant Morlaix leur échapper encore une fois ou venir à bout de sa folie meurtrière ? Quelle empreinte cette traque va-t-elle laisser sur le capitaine Escoffier et quel sera son regard sur ce pays plein de mystère où il a laissé une petite partie de son cœur ?

Tout cela construit une suite d’événements que le lecteur aura plaisir à découvrir à l’intérieur de ce livre réussi, bien mené et sensible.

Suspense garanti !

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No Pasaran!

Publié le 20 Novembre 2015 par bigwhy dans politique, revolution, video, résistance, histoire

No Pasaran!

La phrase espagnole ¡No pasarán!, signifie « Ils ne passeront pas ! », a été prononcée par les partisans de la seconde république espagnole (1936-1939) en lutte contre les rebelles nationalistes commandés par Franco dont le soulèvement déclencha la guerre civile espagnole. Ce célèbre slogan reste associé à Dolores Ibárruri Gómez, par la vigueur avec laquelle celle-ci le proclama dès le premier jour de la lutte dans un discours radio-diffusé, puis dans Madrid assiégée, quelques mois plus tard, période durant laquelle ce slogan devint le cri de ralliement des républicains espagnols.

Devenu le symbole de la résistance anti- Fasciste, la phrase « ¡No pasarán! » est ensuite reprise dans de multiples contextes.En France, Le réseau No Pasaran est,une organisation Anti fasciste & libertaire.

La résistance c'est maintenant!

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