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Bigwhy? Finest?

Enthousiaste & Curieux

LE PRISONNIER DU CIEL/ Carlos Ruiz Zafon

Publié le 7 Septembre 2017 par bigwhy in livre, fantastique, 2011

LE PRISONNIER DU CIEL/ Carlos Ruiz Zafon

Oui, une bonne distraction, c’est ce que constitue le dernier roman de l’auteur espagnol, que l’on avait découvert avec « L’Ombre du Vent ». « Le Prisonnier du Ciel » en est d’ailleurs en quelque sorte la suite, ou le prolongement. Il reprend les principaux personnages de « L’Ombre du Vent » : Daniel Sempere et son père, toujours présents dans leur librairie de livres anciens, ainsi que Fermin Romero de Torres, l’ange gardien de Daniel.

L’histoire commence avec la visite impromptue d’un curieux personnage au sein de la librairie. Daniel, resté seul un moment, le reçoit mais il ressent immédiatement un malaise. L’homme qui vient de pénétrer dans sa boutique porte un costume noir sorti d’une autre époque, il boîte et à la place de sa main gauche se tient une prothèse. Et surtout, il ne semble pas être venu là par hasard. Il choisit un livre — le plus cher — qu’il décide d’offrir à Fermin, qu’il semble très bien connaître, avec la dédicace suivante : « Pour Fermin Romero de Torres, qui est revenu d’entre les morts et détient les clefs du futur ». Signé : 13.

Ce message énigmatique est le point de départ de l’histoire, qui va nous entraîner dans le Barcelone de 1939, année de la Retirada et du début de la seconde guerre mondiale. L’Espagne est un champ de ruines, et la Catalogne n’échappe pas à ce désastre qui a vu s’affronter deux camps aussi opposés qu’implacables, et il ne fait pas bon être dans celui des vaincus. Fermin Romero de Torres est enfermé avec beaucoup d’autres dans la citadelle de Montjuic, prison de sinistre réputation qu’utilisa Franco dans les années 40 pour se débarrasser de nombre d’importuns. Comme les autres détenus, il porte un numéro : le 13. Les compagnons des cellules voisines se nomment  David Martin — numéro 12 —, autrefois écrivain de renom et Sebastian Selgado — numéro 14 —, syndicaliste et forte tête.

Carlos Ruiz Zafon tisse ici les fils d’une histoire qui s’est passée avant « L’Ombre du Vent », une histoire que l’on suit assez facilement mais qui est loin d’atteindre le niveau de son premier roman, et c’est un peu là que le bât blesse. Au final, on retiendra un livre qui se laisse lire aisément — les quelques 340 pages étant vite avalées — permettant de passer un agréable moment de lecture, mais sans plus.

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