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Bigwhy? Finest?

Fanzine Enthousiaste & Curieux

Yes Mistress (4)

Publié le 17 Juillet 2017 par bigwhy in erotisme, fetish, pin up, femme fatale, film, Bande annonce, mistress

Yes Mistress (4)

Il n'y à pas beaucoup de films valables traitant du BDSM & des rapports dominants dominés, je pourrais vous parler de "Portier de nuit" & de "La secrétaire" mais ils sont hors sujet ( car le maître est homme!) donc pour illustrer ce dossier sur la suprématie féminine, j'ai (arbitrairement) choisi 3 films: Le premier est "Maîtresse" un film de Barbet Schroeder datant de 1975 avec Bulle Ogier & un très jeune gérard Depardieu.

Olivier, depuis peu dans la capitale, retrouve son ami Mario, qui l'accueille chez lui. Vendeur d'encyclopédies, Mario se révèle être, par ailleurs, un habile cambrioleur. Un jour, alors qu'ils «visitent» ensemble un appartement, les deux hommes découvrent tout un attirail sadomasochiste. Une prostituée de luxe, Ariane, règne sur cet univers dépravé. La jeune femme s'éprend d'Olivier et le convie à participer à ses petits jeux. Le jeune homme s'installe bientôt chez Ariane...

Une plongée dans la prostitution sado-maso ? On achète, surtout quand c’est filmé par Barbet Schroeder et joué par Bulle Ogier et Gérard Depardieu. Un must absolu. Celui-là, on peut dire qu’on l’a attendu longtemps. Un titre magnifique, et un sujet tellement excitant : une plongée dans la prostitution sado-masochiste. Pour un gamin dont la sexualité s’était fondée sur la vision en cachette de Belle de jour le soir de la disparition de Buñuel, Maîtresse scintillait comme une promesse de dévoilement définitif des mystères de la perversité sexuelle, pardon, pléonasme, du sexe. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on ne fut pas déçu.

C’est à travers les yeux vierges d’Olivier (Depardieu, à l’époque de sa splendeur), jeune provincial monté à Paris, que le spectateur va appréhender les rituels SM. Au cœur du dispositif, Ariane (Bulle Ogier, interprète idéale d’un rôle aussi casse-gueule, elle dont la classe n’a jamais été démentie). Barbet Schroeder a l’intelligence de filmer la relation sado-masochiste comme un théâtre plus cérébral que sexuel. Ce qui est excitant ici n’est pas tant ce qu’on voit, mais la mise en scène en soi, un spectacle raffiné qui fait durer le désir, puisqu’il est bien entendu que c’est le désir qui compte, le plaisir s’autodétruisant au moment où il arrive. Et ce n’est pas la moindre élégancedu film que de montrer que le SM n’exclut pas l’amour, bien au contraire…

Au-delà de ses grandes qualités de mise en scène, le cinéma de Barbet Schroeder a toujours su s’emparer au bon moment des sujets qu’on avait envie de voir : la drogue dans More, le trip baba-cool dans La Vallée, le jeu dans Tricheurs, etc.

Allen Jones
Allen Jones
Allen Jones
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Yes Mistress (4)
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