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Bigwhy? Finest?

(Fanzine Enthousiaste & Curieux)

Focus sur un artiste: John Buckland Wright

Publié le 2 Mai 2017 par bigwhy in art, erotisme, nouvelle zelande, UK

Focus sur un artiste: John Buckland Wright

John Buckland Wright, né le Dunedin en Nouvelle-Zélande le 3 décembre 1897 et mort à Londres le 27 septembre 1954 (à 56 ans), est un illustrateur et graveur néo-zélandais.

Il part tôt pour l'Angleterre, où il étudie l'Histoire et l'architecture, mais préfère se consacrer à des activités artistiques. Il s'installe en Belgique en 1926 et apprend de façon autodidacte la gravure sur bois. Il intègre la société artistique locale et se fait remarquer par la parisienne, ce qui le mène à Paris en 1929. Très proche de l'Atelier 17 de Stanley William Hayter et de l'atelier Lacourière-Frélaut, où il côtoie de grands artistes, il se perfectionne et devient très productif, aussi bien en gravure sur bois que sur cuivre. Il collabore principalement avec deux presses privées : celle d'Alexander A. Stols, Halcyon Press, à Maastricht et celle de Christopher Sandford, Golden Cockerel Press à Londres.

Quand la seconde Guerre mondiale éclate, il rentre en Angleterre, où il continue de travailler avec la presse privée britannique. Il devient professeur universitaire de gravure et publie l'important ouvrage Etching and Engraving: Techniques and the Modern Trend, juste avant de mourir en 1954.

L'œuvre de JBW est caractérisé par le portrait du nu sensuel, dans lequel les formes féminine sont dépeintes avec grâce et charme. Cela tient son origine des événements dont il est témoin pendant la grande guerre : il trouve en effet le réconfort dans le dessin de personnages féminins qui incorporent l'idéal romantique de la philosophie grecque dans l'expression émotionnelle de son travail. Il remplace au travers de son art les paysages des horreurs de la guerre par des paysages à la nature luxuriante et la beauté des personnages féminins. Il s'inspire abondamment des paysages et des jardins néo-zélandais et britanniques. Il y exprime la profonde croyance du renouveau de la vie et de l'esprit humain.

Les comptes de Buckland Wright montrent qu'il a engagé des modèles tout au long de sa carrière pour les dessiner. Il s'efforce toujours de faire ressortir leur caractère, quoi qu'en les dépeignant de la façon la plus décontractée possible ; ils ne semblent avoir aucune préoccupation ni ont une attitude provocatrice, l'auteur préférant représenter leur innocence. Par le biais de ces dessins, il explore des idées de thématique et étudiait les poses. On peut observer que ses dessins sont de deux sortes : ceux dans lesquels l'artiste fait des essais sur les formes du corps uniquement, et ceux qui au contraire abondent de détails et d'étude du caractère du personnage.

Quand il était à Paris, lui et Stanley William Hayter ont pris le train du surréalisme. Mais tandis que Hayter se décrivait lui-même comme un passager de troisième classe, Buckland Wright y est monté en passant, avant de descendre assez rapidement. En effet, il expérimente avec les styles abstraits ou surréalistes, mais n'adopte jamais complètement la doctrine d'André Breton. Il produit cependant de nombreuses gravures entre 1934 et 1935, dans un style qu'il décrit comme étant un mélange du « sang du réalisme et du cerveau du rythme abstrait», parfois sur cuivre mais plus souvent sur bois, et qui étaient caractérisées par des lignes fortes, avec des contours clairs et précis.

À sa mort en 1954, il a produit 1000 estampes, dont 600 illustrations pour des livres, 400 sur bois et environ 200 sur cuivre.

Focus sur un artiste: John Buckland Wright
Focus sur un artiste: John Buckland Wright
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