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Bigwhy? Finest?

Fanzine Enthousiaste & Curieux

Film à voir: STARBUCK de Ken Scott (2011)

Publié le 9 Janvier 2017 par bigwhy in film, comédie, canada, Bande annonce

Film à voir: STARBUCK de Ken Scott (2011)

David Wozniak, éternel adolescent de 42 ans, apprend qu'il est le géniteur anonyme de 533 enfants, dont 142 souhaitent le retrouver. En effet, entre 1988 et 1990, David a, à de nombreuses reprises, donné son sperme sous le pseudonyme de Starbuck. Il a ainsi récolté, à l'époque, plus de 24 000 dollars. Il ne sent pas prêt à être leur père, mais leur ange-gardien. Les enfants, déterminés à connaître l'identité de Starbuck, médiatisent l'affaire et posent pour une photo qui fait la une de la presse. L'ensemble de ses amis ne parle plus que de cette histoire sans savoir que David est le géniteur. Sa compagne ne vit pas bien la situation...

Des rêveurs, des aquoibonistes, des gaffeurs professionnels, les comédies en sont pleines. Mais David a vraiment un truc en plus : cinq cent trente-trois enfants. Etonnant, non ? Pour lui aussi. Livreur-boucher québécois d'origine polonaise, c'est un garçon qui ne pense pas aux conséquences. Lorsque, il y a vingt ans, il arrondissait ses fins de mois en vendant son sperme (à l'époque, la chose était autorisée au Canada), il n'imaginait sûrement pas être un beau jour traqué par une armée de rejetons affamés d'amour...

En soi, l'idée est déjà irrésistible. Le vrai cadeau, c'est qu'elle tient sa promesse de fantaisie tout au long de ce conte familial comique et tendre. Derrière l'aimable — et énorme — loufoquerie, il y a, d'abord, le portait attachant d'un vieil ado immature au charme flottant. Le Québécois Patrick Huard l'interprète avec une douceur pelucheuse, façon nounours paumé. Le film ne le quitte quasiment pas d'une semelle : avec ses frangins et son papa bougon, avec sa compagne... enceinte, avec son pote, père de famille approximatif et avocat miteux. On accompagne, aussi, le lent apprivoisement du papa biologique par la vaste horde de fils et de filles. Quelques-uns — toxico, sportif, gothique, militant — se distinguent, mais la drôlerie, la force du film, est, surtout, de les montrer en tant que groupe, de les envisager comme une entité pataude et bienveillante, un seul et même interlocuteur... qui fait bien moins peur au héros de près que de loin. 

Attention! la version française: Fonzy (avec José Garcia) est a éviter absolument!!

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