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Bigwhy? Finest?

(Fanzine Enthousiaste & Curieux)

Cover: BABY PLEASE DON'T GO by Webb Wilder

Publié le 9 Décembre 2016 par bigwhy in musique, video, rockabilly, rock, blues, cover, USA, internet, facebook

Cover: BABY PLEASE DON'T GO by Webb Wilder

Baby, Please Don't Go est une chanson de blues de Big Joe Williams enregistrée le  pour le label Bluebird. Elle est sortie en 45 tours avec Wild Cow Blues en face B. Cette chanson est devenue un standard du blues et a été reprise par un très grand nombre d'artistes. Il serait impossible d'en faire une liste exhaustive tant il existe de versions différentes.

Il serait à peine excessif d’affirmer que Webb Wilder a (ré)inventé le rock‘n’roll. Mais dire qu’il en conserve une formule unique, comme une alchimie secrète avec les ingrédients originaux reste très près de la réalité.

Sa musique est une célébration païenne de cette essence magique apparue voilà un bon demi-siècle dans le sud des Etats-Unis. Car Webb naquit au cœur du Mississippi, dans une famille où la musique était l’air que l’on respirait. Effluves de rythm‘n’blues montées de New Orleans, bribes de blues de la campagne, relents de country à la radio, surf music par vagues venues de l’Ouest, le jeune Webb goûte aux nourritures essentielles.

Il s’intéresse ensuite, et de près, aux prouesses des Faces et de Mott The Hoople, et avec R.S. Field, son alter ego devenu le producteur et compositeur de la plus grande partie de son répertoire, il gagne Austin en 1976 pour y constituer quelques gangs séminaux.

Ce n’est pourtant qu’en s’installant finalement à Nashville près de 10 ans plus tard que le projet Webb Wilder arrive à terme. Là, notre homme lève un bataillon de gaillards partageant avec lui le goût de la guitare sévère et de la mélodie plaquée or : les Beatnecks. Le premier album de la bande est une bourrasque nommée « It came from Nashville ».

L’album est accueilli avec enthousiasme en France. Et Antoine de Caunes lui-même en devient totalement gaga. L’homme de Canal Plus ne jure plus que par Webb et l’invite sur tous les plateaux. On le voit à « Rapido », à « Nulle part ailleurs »... tandis que « It came from Nashville » aligne des reprises de Johnny Cash, de Hank Williams ou de Steve Earle, aux côtés des compositions de R.S. Field. Le tout avec une précision maniaque dans le jeu des deux guitares, qui renvoie aux grands duels Ronnie Lane/Ron Wood, mais aussi à AC/DC.

On reconnaîtra d’ailleurs le goût prononcé pour les riffs virils dans les deux albums suivants (« Hybrid Vigor », 1989, et « Doo Dad », 1991). Les deux tournées européennes qui accompagnent la sortie des albums rassemblent des hordes de fans foudroyés par cette présence surnaturelle. Webb Wilder est le croisement d’un prédicateur illuminé et d’un détective privé mi-Jack Palmer, mi-Buster Keaton. L’effet scénique est radical. L’équipe livre une matière incandescente, tendue, guitares tressées et pulsation vitale.

Cover: BABY PLEASE DON'T GO by Webb Wilder
Cover: BABY PLEASE DON'T GO by Webb Wilder
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