Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Bigwhy? Finest?

Fanzine Enthousiaste & Curieux

Les Vampires dans l'Art: Edvard Munch

Publié le 5 Août 2016 par bigwhy in vampire, art, norvege

Les Vampires dans l'Art: Edvard Munch

Pour nous apporter le frisson, en cette période caniculaire, on va parler de...........vampires. au menu des films, des livres, des oeuvre d'arts & des pin ups.

On commence les représentations artistiques parle créateur du célèbre "le cri" ( certainement en voyant un vampire!): Edvard Munch

L’œuvre de Munch aborde souvent le thème de la femme dans son aspect conflictuel d’objet d’amour et de désir mais également de répulsion.

Cette oeuvre intitulée « Le Vampire » qui fut réalisée en 1893, représente selon toute probabilité, la femme de l’écrivain polonais Stanislaw Przybyszewski. Cette femme aux cheveux roux qui aimait la vie, rire, était une grande buveuse d’absinthe et qui selon les témoins de l’époque, était très belle, avait de nombreux prétendants –dont Munch. On a dit d’elle qu’elle rendait les hommes fous par sa beauté, son rire et sa cruauté. Elle fut une grande inspiration pour Munch. L’oeuvre «Le Vampire » faisait partie d’une série de dessins, pastels et peintures sur le thème de l’émotion. Munch développa ce thème et donna aux œuvres issus de ce cycle, le titre de « La Frise de la Vie ».

Le cycle « La Frise de la Vie » finira par incorporer la plupart de ces œuvres majeures, dont « Le Cri ». Il exposa la première séquence d’images de ce cycle à Berlin en 1893 sous le titre « Amour ». On pouvait voir dans cette exposition, six pièces (des peintures et des pastels-études pour des peintures) qui proposait la vision de Munch du chemin sur la voie de l’Amour : l’innocence, la passion, la douleur émotionnelle, la jalousie et le désespoir. La 3e œuvre de cette séquence était intitulé « Amour et Douleur » et était une étude en pastel. Cette étude se voulait étude de l’intimité entre la douleur et l’amour. On sent le désespoir de l’homme qui aime, la femme offrant un peu de compassion à cet amour et semble consoler son amant. Elle le domine cependant et on sent de l’ambiguïté dans ce tableau. Est-ce qu’elle le garde sous sa domination ou tente-t-elle de le consoler?

On sent de la tendresse mais également une froideur de sentiment soulignée entre autre par les couleurs sombres et oppressantes du décor. Les deux personnages s’enlacent dans la scène et donc sont attachés l’un à l’autre, peu importe l’aspect conflictuel de l’amour et de la douleur, du désespoir et du réconfort. L’un n’allant pas sans l’autre dans la thématique de Munch. Malgré la douleur, l’homme s’agrippe désespérément à la femme à qui il offre sa douleur, sa dévotion, alors que la femme le tient aussi fermement comme si elle voulait le réconforter mais également le garder dans cette position de supplication. Elle est celle qui garde cet amour-douleur dans cet état.Nous sommes ici très proches des sujets et l’intimité de leur enlacement, nous rend voyeurs de leurs passions et leurs douleurs.

Lorsqu'il vit la peinture pour la première fois, son ami Stanislaw Przybyszewski donna spontanément le titre « Vampire » à l'oeuvre en y voyant cet aspect de douleur que la femme semble soulager mais aussi amplifier. Il y vit une domination de la femme qui vampirise l'amour de l'homme. Munch décida de conserver ce titre. Il reprendra ce théme dans plusieurs autres oeuvres, en soulignant de plus en plus, cette idée qu'aimer une femme est dangereux pour l'homme qui risque d'y perdre sa volonté, son identité et le rapproche de la mort. Petit à petit, il ira jusqu'à enelever de ses oeuvre, l'élément de réconfort qui semble présent dans le « Le Vampire » comme par exemple, dans « Cendres » où la femme et l'homme sont complètement séparés. On y retrouve le désespoir, mais aussi l'isolation et le sentiment de perte.

Et « Amour et Douleur » devient donc « Le Vampire ». Le regard que l’on porte alors se transforme avec ce titre, et on y voit en plus d’un sentiment de soumission, de douleur, de domination, mais également de réconfort, une sensation plus sombre, de vie et de mort. La passion devient maintenant synonyme de l’aspiration du sang de l’homme, de son essence, de son amour, de sa sexualité, de sa vie par la femme.

On voit tout de même l’homme s’accrocher à son vampire et donc une relation ambiguë avec la douleur et l’amour procurés en même temps par la femme. L’homme a désespérément besoin de l’amour et de la douleur que lui donne le vampire et ce même si cela lui donnera probablement la mort également. Alors que certains vont parfois y voir, une domination parasite de la femme sur l’homme, on doit surtout y voir une symbiose presque sacrificielle entre les deux. Malgré tout, les deux personnages semblent consentants et trouver du réconfort dans leur situation. Ils assument leur rapport douloureux envers l’amour. Ils acceptent de se faire mal par leur attitude.

(http://lailaseshat2.canalblog.com/)

Edvard Munch

Né à Adalsbruk (Norvège) le 12/12/1863 ; Mort à Oslo (Norvège) le 23/01/1944

Figure de proue de l'expressionnisme au cœur de la peinture moderne, Edvard Munch est un peintre norvégien du XIXe siècle. Ses œuvres les plus connues, "Le Cri" et "La Madone", marquent l'apogée de son talent, dans les années 1890. Ses peintures reconnues font de lui un artiste célèbre en Europe et dans le monde entier. Les thématiques de la mort, de la tristesse et de la maladie qui ont ponctué sa vie et celle de sa famille imprègnent ses tableaux.

Edvard Munch poursuit des études techniques avant d'intégrer l'école royale de dessin, où il étudie les anciens maîtres. Aux côtés du naturaliste Christian Krohg, il développe son talent pour le réalisme français. Grâce à des bourses d'études, le visionnaire peut voyager. L'artiste s'installe à Paris, où il désire peindre les affres de son existence, puis à Berlin. Il côtoie de nombreux artistes et se fait réellement connaître grâce à une exposition en 1892. L'artiste développe les sujets et multiplie les techniques. Il entretient par ailleurs une relation amoureuse difficile avec Tulla Larsen.

Les nazis qualifient son art de "dégénéré" et brûlent près de 80 de ses œuvres. Dépressif, il sombre dans l'alcoolisme et séjourne six mois en clinique à Copenhague. Il continue à peindre jusqu'à la fin de sa vie, qu'il termine de façon solitaire. Décédé à 80 ans, l'artiste laisse derrière lui plus d'un millier de tableaux, dessins et sculptures. Son visage apparaît sur les billets de 1000 krones, dans la monnaie norvégienne.

Les Vampires dans l'Art: Edvard Munch
Commenter cet article