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Bigwhy? Finest?

Enthousiaste & Curieux

Pin Up: Marissa Mell

Publié le 23 Mars 2016 par bigwhy in pin up, vintage girl, 50's, 60's, 70's, italie, autriche, trash

Pin Up: Marissa Mell

Mama Mia! The body & the Eyes (faut il regarder les yeux? ou le reste?)

La fabuleusement belle Marisa Mell naît à Graz en Autriche, le 24 février 1939. Marisa est alors Marlies Moitzi pour l’état civil. Elle ne s’est jamais répandue en confidences sur sa famille et les années de guerre. Dès 1954, elle apparaît dans quelques productions. Dix ans plus tard, elle tourne en Angleterre, puis, nous retrouvons la belle de l’autre côté de la frontière italienne où elle fait partie du bataillon de beautés aspirantes à la gloire cinématographique dont Cinecittà a fait sa spécialité en cette fin des années cinquante.

En 1965, mise sur les rails du succès, Marisa Mell partage l’affiche de «Casanova 70» avec Virna Lisi et Michèle Mercier, victimes consentantes de Marcello Mastroianni, une excellente comédie orchestrée par Mario Monicelli et produite par Calo Ponti. Le destin ne sera malheureusement pas aussi clément pour Marisa que pour ses belles contemporaines. Ursula Andress s’est envolée pour la mer des Caraïbes du «Docteur No», alors que Marisa, défigurée, est hospitalisée après un accident de voiture qui la laisse plusieurs jours dans le coma. Il faudra de nombreuses opérations de chirurgie esthétique pour rendre sa beauté à ce visage fracassé, beauté qui restera étrangement figée.

Avec la libération des mœurs ambiante, Marisa Mell, boudée par le cinéma, semble passer sa vie à poser pour les photographes de plus en plus déshabillée. Qualifiée d’actrice, elle connaît quelques sursauts de carrière dans des films de série B tels que: «New York appelle Superdragon» (1965) de Giorgio Ferroni avec Ray Danton, «Danger Diabolik» (1967) réalisé par Maria Bava où elle a entre autres Michel Piccoli et John Phillip Law l’ange de «Barbarella» comme partenaires, «Perversion story» (1969) de Lucio Fulci et «Sept orchidées tachées de sang» (1971) de Umberto Lenzi. Parfois la chance semble vouloir tourner, elle est en 1970 la tête d’affiche de «La machination» de Piero Sciumè où son nom devance celui de Lea Massari. Le temps passant, l’intérêt du public pour la nudité des actrices s’émousse, on préfère maintenant les malheurs des Princesses aux fesses des championnes du déshabillage photographique telles Marisa, Ursula ou Laura Antonelli.

La sincère amitié de Helmut Berger lui permet de sortir de l’ombre, imposée par l’acteur sur le tournage de «Ultime violence» (1977) que réalise Sergio Grieco, mais ce n’est pas suffisant pour sauver Marisa Mell de l’ornière où elle s’enfonce inexorablement. L’actrice qui avait rejeté un fabuleux contrat avec la «MGM» sombre dans l’érotisme à petit budget.

© Céline COLASSIN

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